‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 159 sur 174 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Le corps humain est une confédération d'organes, présidée par des forces qui impliquent une puissance mère, indispensable pour en maintenir l'harmonie et l'unité. Cette harmonie rend plus ou moins solidaires les parties de l'organisme, et explique l'écho qu'elles trouvent dans leurs souffrances réciproques. On appelle cet écho de la sympathie, par analogie avec les douleurs auxquelles les hommes s'associent. Sa force est basée sur l'importance de la fonction atteinte, et son ascendant sur l'économie. Chez la femme, l'utérus est l'organe et l'ovulation la fonction qui exercent la plus grande influence sur l'être vivant ; parce qu'ils expriment le rôle principal que joue, dans la vie physique, une moitié de l'humanité. Et comme le système nerveux, dans les deux sexes, jouit de la prépondérance vitale, il rivalise d'influence avec l'appareil générateur féminin, — ce qui met les nerfs et le cerveau en relations , par conséquent en sympathies mutuelles toutes spéciales.

Les faits et l'expérimentation prouvent cette mutualité. En particulier, l'écoulement appelé époques ou règles, une des manifestations de cet appareil, varie donc selon l'influence exercée sur elle par les actes nerveux, directs ou indirects, quels qu'ils soient : émotivité, éducation, impressions, mœurs, climats, hérédité, etc., etc. De là : la diversité des heures de la puberté, de la nubilité, de la ménopause, — les troubles apportés aux flux mensuel, lors de son apparition périodique ou aux temps d'arrivée et de cessation là 10

L'anatomie ou la physiologie peut-elle donner la clef de l'action sympathique': Les opinions sont diverses à ce sujet : Brou«sais, Adelon, Magendie, Delille

Brown-Séquard, Rouget, Budgc, Robert Whytt, Prochaska, Galet, Lamarck.

La doctrine de la réflectibilité tranche- t-elle la question? Puisque le pouvoir réflexe s'accroît par la séparation du cerveau et de la moelle épinière, comment se fait-il que, malgré la présence du cerveau, l'influence de cet organe sur l'utérus et ses annexes soit si grande? et, d'un autre côté, s'il y a action réflexe entre deux organes qui n'ont reçu aucune excitation extérieure, que devient la définition des auteurs?

11 faut attendre du temps et de la science une démonstration rigoureuse 10 à 17

Qu'est-ce donc que la menstruation? Le résultat du molimen hémorrhagique de la femme, en tant que féconde, c'est-à-dire tant que de ses ovaires se détachent des ovules aptes à être fécondés; quoiqu'on ait vu des tilles perdre bien avant d'être pubères, dès le plus bas âge, même dès la naissance.

Ce molimen tient à une disposition générique, de double nature. La fluxion locale qui en dépend est si nécessaire, que lorsqu'un obstacle s'y oppose, elle se porte ailleurs, et se montre d'autant plus dangereuse que l'organe qui en devient le siège est plus important. Exemples de déviation par tous les points du corps. Exemples d'hommes atteints de perte périodique simulant celle des femmes, et prouvant que la disposition hémorrhagique générale de celle-ci n'est que secondaire. Ce qu'il advient aux personnes nerveuses, quand le flux menstruel est gêné ou détourné de son cours 17 à 23

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