Hystérie
(Girard. Considérations sur les affections hystériques, 1841, observ. 10.)
Marguerite, douée d'une bonne constitution, est réglée .à 18 ans ; mais la menstruation se supprime pendant deux ans, et ne paraît que deux fois à intervalles variés. Elle éprouve une scène désagréable, et tombe malade le 29 mai 1858 : épigastre douloureux, boule hystérique, inspirations entre-coupées, gène de la déglutition. Saignée le 1er juin; mieux. Apparition des règles le 4, amendement notable le 5 ; suppression par imprudence, les accidents reparaissent. Application de sinapismes, retour des règles et du mieux. Elles cessent naturellement le 8, et tout rentre peu à peu dans l'ordre.
Je ne crois pas qu'on puisse avoir des doutes, ici, sur les rapports réciproques des menstrues et de la névrose. Chaque amélioration de la fonction menstruelle a été suivie d'une amélioration dans la santé, et la guérison a suivi la régularisation entière du flux périodique. Forestus [Observ. et curât, medic, liber XXVIII) a publié l'histoire d'une
04 DIS NÉVROSES MENSTRUELLES.
jeune fille ayant une suffocation utérine par rétention séminale, el qui offre plusieurs points de contact avec celle de M. Girard.
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(J. B. Barthez. C.onsult. mcd., 2e edit. p. 80 et suiv.)
Un clame, ayant été sujette, dans son enfance, à des hémorrhagies nasales, a été réglée à onze ans. Elle approche du temps où l'on a lieu de croire que les règles finiront. Chaque période cataméniale est précédé d'environ trois semaines, et dure huit jours. Trois ou quatre jours — avant, pendant, après — la malade est plus tourmentée encore. Toute contention d'esprit lui est pénible. Elle est sujette au mal de tète, et à des bouffées de chaleur lui montant au visage, à des fourmillements aux extrémités qui sont froides, à des angoisses qui la mettent dans une demi-défaillance.
Il paraît que cette maladie nerveuse, dit l'illustre Chancelier, a été déterminée et entretenue par deux causes principales : l'épuisement consécutif à l'évacuation excessive, l'orgasme hystérique qui la précède.
Rivière [Centuria, observ. xcxiv) cite une malade dont le flux immodéré occasionnait une affection de celte espèce, tellement grave qu'il s'ensuivit une aphonie et une faiblesse voisine de la mort.
Je regrette de n'avoir pu connaître le traitement adopté, et son résultat. Toutes les fois que j'ai rencontré des cas semblables, et (pie j'ai su atténuer l'abondance du flux, j'ai apaisé les désordres.