‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 57 sur 174 · Hystérip épileptique · texte numérisé non relu

Hystérip épileptique

(Brillodet. Journal de mêd. de Vandermonde, t. VI, p. 592.)

Les règles, chez une jeune fille, étaient venues à 14 ans, et avaient été supprimées à 16, par suite d'une peur. Des accidents hystériques graves, avec vapeurs épileptiques, s'étaient déclarés. Le seul remède qui la soulageait était la saignée, et elle eu usa largement, mille vingt fois, — 80 fois au pied, 940 fois au bras. Dans la dix-neuvième année de sa maladie , elle n'était plus soutenue que par des lavements nutritifs.

Malgré son état déplorable, elle fut obligée de se transporter à Ecouen, sur une charrette. Ce qui devait lui causer la mort, devint l'instrument de sa guérison : les secousses de la voiture procurèrent une hémorrhagie par la matrice, pendant un an, au bout duquel cette malade fut parfaitement guérie.

On ne peut trouver un fait plus concluant, en faveur de la spécialité des fonctions menstruelles. Le sang esl répandu à flots, la maladie demeure invincible ; quelques gouttes de sang coulent naturellement à la suite de douces secousses, et la (onction se rétablit malgré l'anémie la plus profonde.

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