‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 7 sur 174 · Migraines · texte numérisé non relu

Migraines

(Tissot. Traité des nerfs, 1785, chap. XXII, art. 1.)

Une Anglaise de 25 ans, sujette chaque mois, dès l'âge de 15 ans, à une forte migraine, n'en avait été exempte que pendant six mois, à la suite d'une couche.

Une dame de Lyon, âgée d'environ 50 ans, ayant eu pendant plusieurs années des migraines régulières, les avait perdues et était sujette, depuis ce moment, à un véritable asthme convulsif dont les accès étaient très-forts.

Je viens de recevoir une autre femme qui était venue, il y a neuf ans, me consulter pour différents maux qui l'avaient attaquée, après une fièvre violente, à la suite de laquelle des migraines, auxquelles elle était fort sujette auparavant, n'étaient point revenues non plus que ses règles. Après trois mois de traitement, les règles reparurent, les migraines revinrent quelques semaines ensuite, et ce fut alors, seulement, que sa santé se rétablit, du moins relativement.

On voit que la douleur hémicrânienne était en rapporl constant avec l'état de l'utérus. Chez la première malade la couche établit une révulsion puissante que nous voyons opérée dans une foule de maladies, — dans le cours de ce recueil signalée à propos d'une femme hystérique (observât. 60, supplémentaire), d'une dame hypochondriaque (observai. 127), d'une épileptique (observât. 85, remarque) et dont on retrouve une preuve dans H. Musset (Traité des maladies nerveuses, 1844, p. 255). La gestation, cependant, n'agit pas toujours comme dérivatif, mais aussi comme élément négatif ; ainsi qu'on le vit chez une femme qui cessa d'être asthmatique en devenant enceinte, parce que les règles élaient chez elle une cause d'affaiblissement, motif immédiat de l'étal asthmatique (Barry. A Treatise onthe

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