‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 82 sur 174 · Hémiplégie hystérique · texte numérisé non relu

Hémiplégie hystérique

IIùtel-Dieu de Paris. Juin 1 847 . Bulletin général de thérapeutique.)

Accidents graves du côté du mouvement, — chorée, hystérie, paralysie, — existant depuis l'âge de 7 ans, chez une femme âgée maintenant de 25 ans. Cessation complète des accidents, immédiatement après la première apparition des règles ; persistance de la guérison, pendant neuf ans.

Tout à coup, à l'occasion d'une contrariété, suppression menstruelle, puis agitation nerveuse continuelle ; et à la suite d'une saignée, attaque hystérique, paralysie du côté gauche.

Trois mois après, retour des règles suivi de la guérison rapide de la paralysie et des autres accidents nerveux.

Que pourrais-je ajouter à cette histoire ? Les troubles menstruels ont constamment escorté et précédé les symptômes paralytiques. Cette paralysie ne tenait pas à une lésion de la substance cérébrale, mais il y a eu toujours lésion fonctionnelle de la moelle. On ne saurait être trop réservé, dans le pronostic des maladies nerveuses qui surviennent chez les jeunes tilles , quelle que soit la gravité de leur manifestation. Quant à l'état choréique : ou il contredit l'opinion de ceux qui regardent cette maladie, lorsqu'elle est indépendante, comme un des symptômes de la puberté que jamais l'apparition du flux menstruel ne fait disparaître, — ou il corrobore l'opinion de ceux qui, comme nous, croient à l'existence de la chorée menstruelle. (Voy. Bou-

teille. Traité de la ehorée, 1810, p. 100 et 124, et l'observation de la page 522, intitulée chorée par frayeur.)

i04. — Hémiplégie précédée d'une sciatique.

(P. Berthier. Notes de V Asile Saint-Lazare de Bourg, 1859.)

Une Prétendante de 27 ans, d'un tempérament très-sanguin, sans précédents héréditaires fâcheux, s'étant toujours bien portée, est restée plusieurs mois au noviciat sans éprouver d'autres incommodités qu'une diminution de l'écoulement menstruel. Elle entre à l'Asile, comme Sœur hospitalière. Deux mois se passent, les règles ne paraissent pas.

Tout à coup, après quelques malaises, elle est prise d'une douleur sciatique, qui suit tout le trajet du nerf. Médication appropriée, cessation de la douleur. Mais surviennent : de l'engourdissement, du froid, des fourmillements, puis une paralysie de la jambe, du pied, de la cuisse, du bras, ainsi qu'un affaiblissement de l'ouïe, de la vue du même côté. — Quatre sangsues à chacune des grandes lèvres... La paralysie disparaît le jour même. La santé s'est maintenue.

A l'exemple des anciens, Cotugno [de hchiade nervosâ commentarius, Viennre, 1770) et Pierre Franck (Delccius opusculorum) notent l'existence de ces sciatiques. Yalleix (de la Névralgie sciatique, thèse de Paris, 1841), Delbosc (Thèse de 1861, delà Sciati-nèrr algie), La Grelotte (Thèse sur la sciatique, 1869, page 11), l'ont également constatée. Je me rappelle avoir soigné un bouquiniste, — dont l'histoire a été consignée dans les Archives cliniques de médecine mentale — qui, quelque temps avant d'entrer à l'hospice pour une manie congestive dont il est mort, avait offert ce phénomène précurseur qu'il sérail très-utile de faire connaître. Tiendrait-il à un état athéromateux des artères?

P.Ui.UJSIE GENERALE. m

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