Paralysie générale
[Batlb. Traité des maladies du cerveau, 1826, p. 355.)
Sophie, ouvrière en linge, âgée de 34. ans, appartenait à une famille saine. Elle était d'un tempérament sanguin et d'un caractère vif, gai, très-sensible. Elle n'était pas réglée depuis un an, lorsqu'elle fut frappée, fin avril 1818, à quelques jours d'intervalle, de deux attaques apoplectiques, qui furent suivies d'une paralysie incomplète de tout le coté droit du corps. Diminution notable de la mémoire. Ces symptômes se dissipent, à part le dernier. En juillet, délire de richesses et de grandeur, sans cause
appréciable, prononciation difficile, marche incertaine. Traitement approprié : sangsues à l'anus etc. Le délire disparaît, mais la démence le suit. — Août, nouvelle attaque : sangsues ; plus tard, dans le même mois, attaque, mêmes symptômes. Le 20 octobre, la malade est transférée à la Salpêtrière.
L'auteur fait remarquer l'influence de l'aménorrhée, qu'il rappelle parmi les causes prédisposantes de la paralysie générale^ Notons que chaque attaque était caractérisée par le délire ambitieux et l'augmentation de la paralysie, qui cessait après chaque traitement, essentiellement dérivatif.
flOÇ. — Paralysie générale.
(Desfiuy. Duspinitis. Thèse de Paris. 1815, p. 21.)
Une dame, d'un tempérament sanguin nerveux, d'une constitution délicate, était affectée depuis plusieurs mois d'une douleur dorsale, accompagnée de la saillie des huitième, neuvième, et dixième vertèbres de cette région et d'un mouvement fébrile.
Le 16 octobre, madame, ayant ses règles, éprouve un violent accès de colère, à l'issue duquel l'écoulement se supprime. Aussitôt : renouvellement des douleurs, perte du mouvement des membres thoraciques et abdominaux. Le 17, contracture de ces parties avec tension des doigts. Le 19, paralysie de la vessie. Le 20, atonie de l'intestin. Le 22, dyspnée. Le 20, somnolence, convulsions musculaires, soubresauts des tendons. Puis, délire obscur. Le 51, mort.
L'autopsie démontre une carie vertébrale, une inflammation de la dure-mère rachidienne, la perte totale de la moelle dans une étendue de trois pouces.
D'après ces symptômes, la moelle épinière serait devenue — par la suppression menstruelle — le centre (Tune congestion qui aurait précipité la marche de l'affection et déterminé une fin funeste. Je conserve le litre de cette observation, quoique sujet à conteste; parce qu'elle confine