‹ Des névroses menstruellesChapitre 101 sur 130 · IVymphoinanie · texte numérisé non relu

IVymphoinanie

[LouYER-YiLLERMAT. Dictiominaire des sciences médicales, en CO volumes, art«

Nymphomanie, p. 563.)

Une jeune personne, âgée de 20 ans, grande et bien consti* tuée, soutenue par des principes religieux, n'ayant connu ni les lectures erotiques ni les conversations lubriques, resta jusqu'à Tâgc de 16 ans en parfait état de santé. A cette époque, elle reçut les confidences d'une amie, qui l'entretenait de ses rapports avec un amant. Peu à peu, un trouble léger se produit dans l'entendement. A 17 ans, les règles s'annoncent, mais ne coulent que peu. . . Depuis, à chaque période, aberration de l'intelligence, qui progresse avec le temps : elle s'abandonne aux mouvements les plus désordonnés, parlant sans cesse d'un beau jeune homme, prenant des attitudes lascives, le regard égaré, la bouche brûlante.

Le même auteur rapporte plus loin l'Observation d'une jeune fille qui, non réglée encore, fut atteinte de convulsions avec fureur utérine. Une saignée du pied modéra les symptômes ; mais l'usage des pilules emménagogues et de quelques autres médicaments, ayant provoqué les règles, ramenèrent la santé. On voit que notre pratique et nos recherches ne concordent pas avec l'opinion accréditée, que la nymphomanie, liée aux troubles de la menstruation, est des plus communes. Nous n'en n'avons jamais observé personnellement. L'excitation géncsique, — qu'il ne faut pas confondre avec la fureur utérine, — est, en effet, très-commune dans les états hystériques ; mais dans ceux qui ont leur point de départ dans les troubles de la menstruation ou dans certaines maladies des organes génitaux, — et ce ne sont pas les plus nombreux.

STOPIDITÉ. 171

En tout cas, peut-on voir une preuve plus frappante de rinfluence de l'exemple sur la conduite, de l'imagination sur l'économie, delà pensée sur les organes générateurs?

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