‹ Des névroses menstruellesChapitre 11 sur 130 · CÉCITÉ · texte numérisé non relu

CÉCITÉ

après, même cpistaxis. Effrayées de cette perte, des amies lui jettent de Teau froide à la figure, et le sang s'arrête. Mais les deux mois suivants : faiblesse, tristesse, somnolence, douleur de tète, perte presque complète de la vue avec le coucher du soleil.

Un traitement très-long finit par triompher de ces accidents qui s'étaient portés sur le système glandulaire et sur les poumons.

L'auteur (p. 296 et 374) dit avoir rencontré plusieurs cas analogues, dont quelques-uns dépendaient d'une chlorose, et il cite, (page 115) une malade dont chaque période était accompagnée d'un trouble de la vue affectant toutes les erreurs de la vision. Quant à l'hémorrhagie nasale supplémentaire, elle est quelquefois mortelle ; comme le prouve l'observation LXVII du même auteur, montrant une lille de 22 ans, prise, immédiatement après un refroidissement aux jambes, d'une suppression suivie de délire et d'épistaxis auxquels elle succomba au bout de deux jours.

i». — Céeité.

[Bertrand. Journal de Vandermonde, 1758, p. 513.)

Une demoiselle de 18 ans, d'un tempérament assez fort, fut prise de ses règles le 25 février 1758, époque à laquelle elles avaient coutume de paraître. En même temps elle fut saisie d'un frisson, suivi de chaleur, puis de sueur. Le 24, elle se sentit un peu de mal de tôte. Le 25 l'accès revint, le pouls était dur.

Je fus mandé pour la voir, à la campagne, le 27 ; les règles coulaient encore tant soit peu, mais avaient été moins abondantes que d'habitude. Le frisson reprit alors. Je fis faire une saignée au pied, une seconde, puis une troisième, les jours suivants, en ordonnant un régime sévère.

Quelle ne fut pas la surprise de la malade, le l^mars^ quand^ siÉveillant, elle se trouva complètement aveugle ! J'ordonnai des lavements purgatifs, le quinquina, la rhubarbe, et de la limaille de feri Le 25, grâces à ces divers moyens, les règles parurent

comme autrefois, la fièvre diminua par degrés, la vue revint, et la santé se remit ensuite parfaitement.

On sera tenté d'accuser les saignées de cette cécité , car on sait que les saignées répétées altèrent la vision : bien que, comme nous verrons à l'observation 1 92 , une dysménorrhée, ayant produit la perte totale de la vue suivie d'un délire général, ait été guérie par ces mêmes saignées. Mais, à moins d'admettre que le quinquina aitcombattu les accès fébriles, il faudra bien attribuer le succès aux déplétions sanguines, puisque le fer n'a pas eu le temps de modifier l'économie.

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