TRAITEMENT, CONSIDÉRATIONS MÉDICO-LÉGALES, CONCLUSIONS
Qu'est la femme, physiquement parlant? La puberté, ou époque de sa manifestation première : révolution qui en résulte dans son organisme entier, et même dans son esprit. Conséquences des entraves apportées à celte révolution : troubles nerveux, température interne, modifications du caractère, spasmes et névroses. Ces conséquences sont logiques ; il en est de Téconomie humaine comme de l'économie sociale : le contre-coup et le danger des actions sont en rapport avec Fimportance réciproque du sujet et de l'objet 235 à 240
Que nous donne la statistique, à l'égard des névroses consécutives aux dérangements menstruels «t des causes qui les produisent ? La suppression est incontestablement la cause la plus fréquente , l'âge adulte est celui qui expose le plus aux névroses menstruelles ? La puberté et la ménopause ne paraissent pas être, en l'espèce, des époques si dangereuses qu'on a bien voulu le croire. Les névroses menstruelles les plus communes sont les vésanies, puis les névroses convulsives, ensuite les névroses simples, enfin les névroses congestives 240 à 245
Les états nerveux que la menstruation entraîne peuvent être voilés ou travestis, se présenter sous la forme de déviations humorales ou sanguines, compliquer partant la situation morbide au point de donner le change et rendre le diagnostic obscur, le traitement difficile.
La complication des états morbides, qui constituent alors ces névroses, exigent du praticien des plans thérapeutiques préalables. Ces plans ne peuvent se tracer qu'à l'aide de l'analyse clinique, assignant sa place à chaque élément, et donnant la possibilité de le combattre à son tour. Car, s'attaquer toujours à l'appareil qui est le foyer morbide primitif, c'est faire une
médecine inintelligente et irrationnelle. Trois conditions pathologiques se présentent : la rétention, Texcès, et la difficulté des règles. . . 245 à 247
Dans ces trois cas différents, les causes peuvent être les mêmes, les moyens curateurs les mêmes.
Moyens utiles à connaître indépendamment de ceux indiqués par les États généraux, diathésiques, ou constitutionnels, capables de dominer Tensemble morbide dans la rétention : emménagogues , hydrothérapie , électricité , eaux minérales, gymnastique 247 à 250
Moyens utiles à connaître, dans les cas de ménorrbagie : hémostatiques, hydrothérapie, toniques, analeptiques 250 à 252
Moyens utiles à connaître, dans les cas de dysménorrhée : antispasmodiques, exercices, topiques, laxatifs 252 à 254
Moyens thérapeutiques et préceptes à connaître pour les cas de déviation.
Rappel du sang vers sa source, agents dérivatifs 254 à 256
Des désordres de la menstruation, chez les aliénées. — Pouls des règles. 256
Efficacité du traitement moral, tiré de la nature même du sujet. Ses sources 257
§in
De l'état mental des femmes pendant la meastruation, et analogie avec celui de la grossesse.
Influence de cet état sur leur libre arbitre et leur responsabilité, tiré des principes de la pathologie en ce qui concerne les rapports du physique et du moral.
Le médecin ne doit négliger aucune occasion de faire connaître au public et au magistrat les causes capables d'influencer la liberté humaine, afin de procurer à Topinion et k la justice le plus de moyens possible pour juger impartialement; puisque la justice absolue ne serait possible que si Ton pouvait lire au fond de Tâme et de l'organisme tous les motifs ou mobiles qui
exercent une pression sur nos déterminations 257 à 265
Conclusions sommaires 265 à 266