Hallucinations de Fouïe et du tact
Baillarger. De l'influence de V état intermédiaire à la veille et au sommeil ^ etc. mémoire lu à l'Académie de médecine, le 8 mai 4842, observ. X.)
Une femme de 22 ans a été témoin, au moment de ses règles,
d'une dispute très-vive, suivie de coups de couteau Elle est
rentrée effrayée, et poursuivie par l'image de ces hommes. Pendant la nuit, elle s'éveillait à demi, et entendait une rumeur confuse, un bruit vague de voix ; puis il lui semblait entendre un bruit de trappes et de poulies : des chauffeurs s'approchaient d'elle pour lui brûler les pieds. Elle se levait alors, s'agitait dans sa chambre, et troublait ainsi les voisins. Cette malade est sortie guérie de la Salpê trière, après un très-court séjour dans cet hospice.
Je m'étonne que M. Baillarger n'ait pas trouvé, dans les notes relatives à cette observation, l'état de la menstruation qu'il nous eût été si utile de connaître. D'après l'énoncé, on peut présumer qu'elle a été arrêtée ou qu'il le laisse supposer. Nous verrons un cas analogue, au numéro 47, avec cette différence que nous pourrons préjuger la cause par le traitement. Celui du numéro 58, extrait de Sauvages, rentre dans cette catégorie : sous l'influence de la même action, ils se rapportent tous trois à des effets différents ; le premier nous offre des hallucinations, le second une chorée hallucinatoire, le troisième une catalepsie.
XO. — Hallucinations avec délire Innomé.
(Baillarger. Opère citato, observ. IV.)
A la vue d'un assassinat, Alexandrine, âgée de 30 ans, est saisie d'effroi ; ses règles se suppriment. Plusieurs accès du même genre la conduisent à la Salpêtrière. A sa première entrée, elle raconte au médecin que, depuis trois mois, ses règles se sont supprimées sans cause connue, etque, depuis, elle a des frayeurs