Gastralgie
(Ghambon. Opère citatOy part. IV, p. 336.)
Une fille de 25 ans, d'une frêle constitution, d'un tempérament sanguin, avait des menstrues excessives qui Tépuisaient et qu'augmentait la plus petite émotion. Elle était d'une faiblesse extrême, avait des tiraillements d'estomac, des faims continuelles, des pesanteurs épigastriques après ses repas, etc. et surtout une extrême disposition à l'agacement. Je prescrivis un mélange de castoréum, de rhubarbe, de quinquina, de sirop d'absinthe, les frictions sur le corps, un régime tonique, les eaux.
Cette malade est retournée dans son département en bon état de santé, ne conservant qu'une débilité native.
Il est prouvé par là; d'abord que l'innervation cérébrale agit directement sur l'utérus, puisque la plus petite émotion augmentait les pertes ; ensuite, qu'une faiblesse organique naturelle prédispose aux pertes menstruelles, puisque le traitement analeptique l'a fait cesser.
Rien ne facilite plus les métrorrhagies que la faiblesse. Elle relâche les fibres musculaires qui, ne pouvant se rétracter suffisament, laissent fluer une trop grande quantité de sang ; elle développe l'état nerveux qui réagit sur l'utérus en détruisant sa tonicité. Nous verrons, dans le courant de ces études, que la médication tonique est quelquefois le seul remède à opposer à ces pertes ou à leurs résultats.