‹ Des névroses menstruellesChapitre 28 sur 130 · NÉVRALGIE ERRATIQUE · texte numérisé non relu

NÉVRALGIE ERRATIQUE

porter, ni mouvement, ni attouchement. Des sangsues et des ventouses furent posées sur les côtés de la colonne vertébrale ; on employa les bains, les fomentations , et après un temps assez long de cette médication, tous les symptômes disparurent.

Si l'auteur ne nous dit pas que le traitement rappela les règles, nous devons le supposer, car Leroy d'Étiolés, qui cite le cas, le range parmi les paralysies produites par l'aménorrhée.

Le nervosisme, préparé par des chagrins, a éclaté en suite de la suppression, cause occasionnelle et sans laquelle les phénomènes subséquents ou ne se fussent point produits, ou se seraient produits sous une autre forme.

Le chagrin a supprimé les règles, et la suppression des règles a déterminé l'hyperesthésie, avec d'autant plus de facilité que les nerfs étaient disposés.

t^t» — Névralgie erratique.

(DxjsovRD» Opère citatot ohserv. C\LS .)

Sous l*influence de chagrins, une dame devint chlorotique et éprouva des douleurs qui passèrent d'un point du corps à Tautrc, puis se fixèrent à la base de la poitrine, plus tard à la tempe gauche et avec une extrême acuité. Le sirop ferreux, en combattant la chlorose, fit disparaître insensiblement toutes ces douleurs*

La chlorose, en dépouillant le sang de ses éléments plastiques, livre le système nerveux à tous les désordres , et un médicament qui, comme le sirop ferrugineux, rend au sang une partie de ses principes constituants, opère sûrement la guérison. Pourquoi, maintenant, cette chlorose produit-elle chez l'un une névralgie de la face, chez l'autre une algie gastrique, etc.? C'est ce qu'il nous est impossible de savoir. De trois individus, exposés à un froid subit, l'un contracte

un rhumatisme, l'autre une bronchite , le troisième une angine, sans qu'on puisse expliquer ces différences autrement que par la prédisposition, mot qui voile notre ignorance. Le même auteur (observât., XL VII) rapporte qu'une grande fille de vingt ans, dont la puberté avait été accompagnée d'accidents nerveux, eut une suppression après une chute dans l'eau au moment de ses règles : les ac€ès d'hystérie qui s'ensuivirent alternaient avec des douleurs erratiques vives, qu'on prit pour des rhumatismes, et que guérirent l'opium ou ses composés et le sirop de protoxyde de fer. Il cite encore (observât. CCXI) une grande fille brune de 23 ans, d'une bonne santé habituelle, et qui, après une vive frayeur qui supprima les menstrues, éprouva des douleurs continuelles sur les côtés de la poitrine, dans les flancs, les bras, les cuisses et les jambes. Grâce à un traitement méthodique, qui provoqua le retour des règles, la malade cessa de souffrir et se rétablit.

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