Chorée
(Bibliothèque du médecin praticien. Maladies des femmes, art. 2.)
Une jeune personne, âgée de 1 8 ans, d'un tempérament nervoso-sanguin, était affectée de chorée partielle, depuis trois semaines. Les moyens ordinaires avaient été mis en usage, presque sans succès. La face, la langue, les membres thoraciques étaient le siège du mal. La menstruation offrait beaucoup d'anomalies. On essaya en vain de la régulariser. La mère de la demoiselle fit observer que les médicaments avaient aggravé la situation.
Quelque incomplète que soit cette histoire, je la revendique pour l'appui de ma cause. Celui qui la rapporte est d'avis que le vice menstruel dépendait d'une affection de l'utérus, et je n'hésite pas à croire que celle-ci a été le point de départ de tous les autres accidents; d'autant plus qu'il est impossible d'en assigner d'autre. Il est fâcheux que l'observation n'ait pas été poursuivie. La diététique et la gymnastique, même l'hydrothérapie, n'auraient-ils pas pu faciliter le développement corporel, fortifier le système musculaire, calmer les nerfs, et rendre l'utérus à ses fonctions naturelles? Et n'est-ce pas le cas d'admettre, avec Baillarger, qu'il est des circonstances où il ne faut pas chercher à rappeler la menstruation ?