Léthargie
(Frédéric Hoffmann. Opéra omnia, 1748, t. ïll, scctio 1, caput. V.)
Une dame de 50 ans avait eu, à l'époque de ses couches, des accidents hystériques. Devenue veuve, elle commit mille imprudences, et suivit un mauvais régime. Peu à peu, le sang menstruel devint visqueux; puis il se supprima, et alors se forma une tumeur dans l'aine. En outre, elle eut de singuliers accès : elle tombait subitement et à Timproviste, privée de sensibilité, de mouvement, et de connaissance. La sueur teignait le linge en rouge.
Quoique ce cas soit rapporté au chapitre de malo hysterico^ j'ai peine à le ranger parmi ceux de l'hystérie. Dans l'hystérie il n'y a pas perte de mouvement, rare y est la perte de connaissance. Ce ne peut ôtre une épilepsie, à raison de la perte du mouvement.
Chez cette malade, l'insuffisance du régime, les accès antérieurs avaient produit une anémie qui se révéla par la consistance visqueuse du sang, lequel, contrarié dans son cours, opéra une déviation du côté de la peau. Nous avons vu, à propos de la thèse de M. Parrot, que ces sueurs de sang sont un phénomène lié aux affections nerveuses.