‹ Des névroses menstruellesChapitre 55 sur 130 · Catalepsie · texte numérisé non relu

Catalepsie

[Brierre de Boishont. De la menstruation, p. 55.)

Une jeune personne présenta, pendant près d'un an, de véritables absences d^ esprit. Elle restait immobile, Pœil fixe ; on eût dit que toutes ses facultés étaient suspendues, enchaînées. Puis elle sortait tout à coup de cette espèce de catalepsie, reprenait la conversation au point où elle l'avait laissée, sans s'apercevoir de cette suspension momentanée de T intelligence. La famille consulta beaucoup de médecins, on fit des remèdes variés avec peu de succès. Mais les accidents ne tardèrent pas à se dissiper, lorsque les règles eurent définitivement pris leur cours.

Quelle est la nature de cette maladie? Est-ce bien une catalepsie, ne serait-ce point une épilepsie larvée? Peu importe, le résultat n'en est pas moins éloquent. La nature a fait tous les frais de la guérison. Elle nous montre que la puberté est une époque de perfectionnement à laquelle tout l'organisme concourt, et que, si celui-ci est distrait dans ses forces, la fluxion hémorrhagique, au lieu de se former dans les lieux appropriés, se porte sur la partie faible, trop souvent le système nerveux, principalement chez les filles.

es. — Catalepsie.

(Delasiauve. Journal de méd. mentale, juillet 1864, p. 248.)

Une dame, âgée d'environ 45 ans, était sujette à des métrorrhagies abondantes; ses accès cataleptiques, qui dataient de plus de vingt ans, revenaient par intervalles irréguliers tous les deux ou trois mois.

Chez elle la ménopause a éloigné, sans les supprimer, les pertes utérines, et les convulsions ont cessé. La malade a succombé, dans une vieillesse déjà avancée, aux progrès d'une affection chronique des viscères abdominaux.

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