‹ Des Nouveaux Procédés De Traitement Du VaricocèleChapitre 11 sur 32 · PERS" EE · texte numérisé non relu

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Se EE voit nettement les veines variqueuses qu’on dissèque aussi haut que possible; on les sectionne alors entre deux ligatures, très près de l'orifice interne du canal inguinal. Le moignon central se rétracte et disparaît dans l’abdomen, à la façon du moignon d’un sac herniaire après sa résection.

d) A leur tour, les veines périphériques sont disséquées et réséquées entre deux ligatures au niveau de l’orifice externe du canal inguinal.

e) On termine enfin l'opération de la même façon que dans le temps préconisé par Bassini pour les hernies inguinales. Les résultats de l'intervention ont semblé bons à l’auteur

du procédé et il dit que, sur dix-neuf sujets ainsi traités et chez lesquels l'opération remonte à plus d’une année, sept

ont été agréés pour le service militaire, tandis qu’ils avaient été évincés auparavant pour cause de varicocèle. Les douze

autres sont dans un état satisfaisant.

Ce procédé présente des avantages à signaler, tels que la facilité d'éviter la prise de l’artère spermatique dans la ligature, accident qui, d’après certains auteurs, pourrait entrainer l’atrophie ou la nécrose du testicule. La circulation collatérale scrotale est aussi ménagée.

Nous remarquerons cependant que son exécution présente une certaine délicatesse, et, adoptant la manière de voir de maîtres tels que Poirier, Reclus, Berger, Lucas-Championnière, Routier et Delorme, nous pensons que les veines du cordon, présentant au-dessous du canal inguinal des anastomoses décrites par Périer, la récidive est quelquefois possible. L’incision du canal inguinal, de plus, n’est pas sans inconvénients : « Un canal inguinal réparé ne vaut jamais un canal inguinat intact.» (Poirier). Et si en désire réséquer les veines sans toucher au scrotum, ce qui pourtant est l'opération de choix, suivant les chirurgiens que nous venons de

508: — citer, autant pratiquer cette résection au-dessous de l'orifice externe du canal inguinal en attirant en haut le testicule.

PROCEDE DE BAÏSSAS

M. Baïssas a modifié légèrement l'opération de Reclus, en substituant à l'emploi de la pince clamp un instrument spécial assez ingénieux qu'il présenta à la Société de médecine de l’Isère.

Cet instrument, composé de deux lames plates et pouvant s’articuler par leurs extrémités, présente de champ une courbure de soixante-quinze millimètres de rayon; c’est dans la cavité de cette courbure que se trouve le testicule, quand l’instrument est placé.

Le bord convexe de ces lames porte de quatre en quatre millimètres des encoches étroites, maïs profondes de quatre millimètres, qui se correspondent sur chacune des lames.

Les crins de Florence, après résection du scrotum, sont passés avec l'aiguille de Reverdin, au fond de chacune des encoches ; ils sont ensuite liés, et au moment où on enlève les lames clamp, la suture est terminée et l’hémostase assurée par la suture à points rapprochés.

PKHOCÉDÉ DE LATOUCHE

M. le docteur Latouche (d’ Autun) emploie un procédé spécial pour la résection du scrotum, et sa façon d'opérer a sur-

tout pour but d'éviter les hématomes ou les infiltrations

sanguines qui se produisent souvent à la suite de.la cure radicale du varicocèle.

Les premiers temps de l'opération sont les mêmes que

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