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d’abouchement de la veine spermatique gauche qui aborde la
veine rénale à angle droit,perpendiculairement à son courant, tandis que la spermatique droite absorbe la veine cave inférieure dans le sens de son courant ; d'où plus grande -pression et stase dans la première (Morgagni, A. Cooper).
La plus grande longueur du plexus gauche et le volume plus grand du testicule qu’il soutient ont aussi été incriminés.
Toutes ces particularités peuvent favoriser la production du varicocèle, mais il faut une certaine prédisposition pour qu’il s’établisse, tous les hommes, en effet, devraient être varicocéleux, si les causes que nous venons d’énumérer étaient les seules à invoquer.
Charpy (de Toulouse) fait remarquer dans ses leçons sur l'anatomie des organes génilo-urinaires que, «avant d'expliquer le varicocèle, il faudrait avant tout expliquer la raison d’être de ce plexus considérable, sans rapport avec le volume et l’activité de la glande qu’il dessert. Peut-être, pour expliquer la disproportion énorme des vaisseaux veineux et artériels, faut-il invoquer un état pathologique, un développement aberrant des veines du corps de Wolff dans une région où nous avons vu persister tant de parties fœtales: plusieurs détails anatomiques semblent indiquer dans les veines spermatiques une évolution anormale. »
Roser avait cherché une explication du varicocèle dans la migration des testicules ; il pensait que, lorsqu'une anomalie
congénitale la rendait laborieuse, les veines du cordon tiraillées devenaient variqueuses, et il invoquait à l’appui de son
idée la fréquence des varicocèles chez les jeunes garçons. Cette hypothèse, bien que discutable, fait encore intervenir l'influence de la période embryonnaire.
Lescat (de Marseille), s'inspirant de ces idées, veut voir dans le varicocèle « une aplasie veineuse nettement congénitale qui se manifeste surtout à partir dela puberté, époque à
£ Jopre laquelle le testicule sort de la vie végétative pour entrer dans la vie fonctionnelle. » C'est un manque d'étoile veineuse, comme le dit Périer, une faiblesse congénitale des parois vasculaires qui constitue donc, selon Lescat, l’affection qui nous occupe. Les dilatations, l'hypertrophie consécutive, se produisent à l’époque où commencent à agir les causes locales ou générales, si bien étudiées par les classiques, pour expliquer sa production.
L’aplasie primitive dutissu veineux entraîne comme résultat immédiat l'allongement et l'ectasie des veines, ensuite surviennent l’état général arthritique, la surcharge fonctionnelle et les autres causes couramment admises.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — De nombreux chirurgiens admettent que dans le varicocèle le groupe antérieur des veines du cordon est le premier atteint, ou que, lorsque les deux autres le sont en même temps que lui, il est le plus
gravement ectasié. D’autres, avec Horteloup, admettent que
le plus souvent ce sont les veines funiculaires qui s RU les premières et le plus gravement.
Quoi qu’il en soit, nous remarquerons que les. tuniques veineuses sont rarement altérées à un degré aussi marqué que dans les varices des membres, et que les dilatations ampullai-
res anévrysmales, ainsi que les concrétions, y sont plus rares.
Si la dilatation est portée à un degré élevé, le testicule peut s'atrophier ou être le siège de vives douleurs par suite de la névrite causée par l’ectasie des vasa nervorum.
Pendant les premiers temps de son développement, le varicocèle est si peu douloureux qu'il reste souvent ignoré, et le
durent ie dit de
Sp hasd. vise
A porteur ne sen apperçoit qu’à l'occasion d’unelongue marche ou d’une exercice violent. Plus tard, le malade accuse une sensation de lourdeur, de plénitude dans les bourses, lescrotum est plus volumineux, flasque, et tout se borne là. Dans d’autres cas, le malade éprouve des douleurs intolérables aussitôt qu’il 8e livre à un exercice violent (un malade se plaignait de souffrir « comme le poisson sur le sable », in Forgue et Reclus), et ces douleurs difficiles à calmer, même par le port du suspensoir, ne sont pas le moins du monde en rapport constant avec le volume du varicocèle : certains varicocèles très petits sont très douloureux ; d’autres, énormes, ne causent aucune gêne à leur porteur. Si nous insistons sur J’élément douleur,t'est que nous voulons faire ressortir qu’un varicocèle très minime peut motiver dans certains cas une intervention radicale.
ESPÈCES CLINIQUES. — Tuffier insiste sur la diversité de
formes que peut affecter le varicocèle : il en existe en effet
plusieurs variétés cliniques, et chaque variété est justiciable d’une thérapeutique différente qui doit être basée sur l’anatomie pathologique de la lésion. Avec l’auteur que nous venons de citer nous distinguerons: 1° L’ectasie veineuse pure el simple, ® l’orchidoptose sans dilatation des veines du cordon, 3° la variété mixte qui réunit les deux précédentes.
Dans le premier cas, les bourses sont d’une longueur normale et ont leur aspect habituel, mais on sent au palper les veines variqueuses, volumineuses, tendues, quelquefois douloureuses ; les enveloppes du testicule sont normales.
Dans le secondcas, le scrotum flasque, d’une longueur démesurée, peut quelquefois descendre jusqu'à mi-cuisses presque. Ses parois sont minces, transparentes, sans tonicité, et les testicules, normaux, occupent la partie toute inférieure du
IS sac scrotal, Les veines du cordon sont quelquefois peu dilatées et peu flexueuses : c'est le scrotum qui soutient le testicule d’une manière tout à fait insuffisante.
Le troisième cas est la résultante de l’union des deux processus précédents: dilatation veineuse et allongement du scrotum.