‹ Des Opérations du Glaucome Chronique SimpleChapitre 11 sur 38 · LIRE: DER · texte numérisé non relu

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Mackenzie, Desmarres ‘, Middlemore ? en parlent. Dans un tra-

vail récent, Berthaud” a fait une étude complète de la question.

D'après Guérin, «la ponction de la sclérotique ou cornée opaque doit être simple et sans beaucoup d'appareil ; il n’est question pour l'exécuter que d’une aiguille à cataracte un peu large. L'effort que fait sans cesse la sclérotique, trop dilatée pour revenir à son état normal, suffit pour expulser peu à peu le superflu de l'humeur. »

Desmarres substitue à l'aiguille à cataracte de Guérin la lancette ou le couteau laucéolaire, « car il faut que la ponction soit d’une cerlaine largeur. On fera pénétrer l'aiguille en arrière, par rapport à la cornée, afin d'éviter l'appareil cristallinien, et on là dirigera tantôt entre le muscle droit externe et l'inférieur, tantôt entre ce dernier et l’interne ».

Middlemore, toujours pour favoriser la fillration, introduisail «une fine aiguille cannelée dans la sclérotique à trois ou quatre lignes en arrière de la marge de la cornée. De la sorte, une partie de l'humeur vitrée sort rapidement. »

Berthaud conseille de pratiquer nne ponction assez large « Sans aller jusqu’à une ophtalmotomie vérilable, afin d'obtenir un écoulement suffisant d'humeur vitrée et une cicatrice aussi filtrante que possible, »

Sc'érotomie équatoriale transverse de Nicati. — Nicati, partant de la ponction équatoriale, a proposé une série d'opérations.

En 1881 *, il conseilla la sclérotomie équatoriale transverse, « Un couteau linéaire à cataracte est plongé profondément entre le muscle droit inférieur et le droit externe, dans l'équateur de l'œil. La plaie est agrandie ensuite au sortir, jusqu'à une longueur

1 Desmarres ; Traité des maladies des yeux, 1847.

2 Middlemorre ; In Medical Times, 24 avril 1858.

Berthaud ; loc cit., 1899,

Nicati ; Bulletins et mémoires de la Soc. de chir. de Paris, 1881.

-de 3 où 4 millim. On peut faire exécuter à la lame un mouvement de rotation sur son axe JS ce que l’humeur vitrée fasse hernie. »

En 1891", il revient sur cette opération et avoue qu’elle lui a donné des mécomptes. « Elle expose, dit-il, à des récidives presque régulières et n’a qu'un effet momentané. »

Aussi, propose-t-il une opération nouvelle : le drainage de la chambre postérieure ou scléro-iritomie, que nous étudierons plus loin.

Ponction sous-scléroticale de Le Fort?. — Le Fort, pensant que le glaucome était dû à un épanchement entre la selérotique et la choroïde, ponctionnait avec une aiguille à cataracte obliquement dans l'épaisseur de la sclérotique entre celle-ci et la choroïde. |

Il ponctionnait au-dessus du bord supérieur du droit: externe et à 1 cent. environ de la cornée, cela afin d'éviter les artères

ciliaires longues, On introduit l'aiguille un peu obliquement d'avant en arrière, et, « lorsque la sensation de résistance vaincue montre qu'on à traversé toute l'épaisseur de la sclérotique, on tourne l’aiguille entre les doigts, de manière à diriger le tranchant verticalement. On fait de la sorte baïller les bords de la plaie de la sclérotique. »

Nous ne pensons pas que cette Opéralion ait été souvent pratiquée. Elle nous paraît présenter deux inconvénients : d’abord là cicatrisation rapide de la plaie ; en second lieu, l'issue du vitré et la possibilité d'hémorragie intra-oculaire.

Paracentèse scléroticale de Johnston.? — « On pénètre avec un couteau de Wenzel dans la sclérotique à 4% du bord cornéen, en

! Nicati; Associat. franc. pour l’avancem. des sciences, Marseille, septembre

2? Le Fort; Mém. de la Soc. de Chir. de Paris, 1876. * Johnston ; Lewis, Londres, 1884.

évitant les muscles. On tourne le couteau sur son axe et on le relire lentement. Sur 14 fois, 13 fois il ya eu diminution per: manente de la tension ».

Paracentèse scléroticale de Parinaud ‘. — Parinaud a conseillé

un procédé à peu pres semblable à l'opération de Le Fort. Il

pratique la paracentèse, non pas avec l'aiguille, qui fait une ouverture trop étroite,mais avec le couteau de De Graefe, de 2° de largeur.

« La ponction se fait de préférence entre le droit externe et le droit inférieur, à 8 ou 10" de la cornée. « L’œil étant fortément porté en haut et en dedans, on enfonce résolument le couteau dans la sclérotique, la pointe dirigée vers le centre du globe, à une profondeur de 4 à 6"*. Après un léger temps d'arrêt, on fait exécuter un quart de tour au couteau et on le retire lentement en débridant un peu la sclérotique perpendiculairement à la position première de la lame, de manière à oblenir une

plaie triangulaire qui favorise la persistance de la filtration ».

Parinaud résume ainsi les avantages de la paracentèse scléroticale : c’est là une opération simple, produisant dans le glaucome une détente rapide ; elle peut être répétée plusieurs fois «et peut, dans une mesure qu’il n'est pas encore possible de préciser, donner une guérison persistante» .

Sclérotomie postérieure de Masselon *. — Masselon a appelé l'attention sur la sclérotomie postérieure, acceptant que c’est dans Ja chambre poslérieure que s'accumule le liquide dans le glaucome.

Le débridement doit donc s’opérer dans le segment postérieur, « c’est-à-dire en deçà de l'obstacle qui arrête le cours des liquides intra-oculaires et non au delà. » Il conseille de faire une sclérotomie assez large. Pour né pas blesser le vitré, dont on

1 Parinaud : Soc, fr. d'opht., Paris, 1885.

? Masselon ; Société fr, d’ophl., 1886, .

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