‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 29 sur 158 · Bouq., m · texte numérisé non relu

Bouq., m

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Embrun, — 677, Thierry 111 lait acle du souveraiiielù à Embrun ^

Vaison. — Clovis III, vers 692, confirme à l'abbaye de Grosseau les privilèges à elle concédés par l'éveque de Vaison ^.

Arles. — 668. Cette antique cité, à cette date, appartient aux rois de Neustrie ^.

Marseille. — 695. L'abbé de Longuerue a établi, avec force preuves 4, que Marseille, jusqu'en 695 (date de la mort de Clovis III), ne cessa d'appartenir aux rois francs. — 716, un diplôme cité par D. Bouquet '' prouve qu'il en était encore ainsi à cette date, du moins officiellement.

Nous chercherons plus loin si , en comparant ces dates entre elles, nous ne parvenons pas déjà à reconnaître dans quel ordre ces territoires se sont détachés de la domination franque, et à distinguer ainsi deux régions, — l'une, correspondant à peu près au bassin de la Garonne, qui se sépara la première ; — l'autre, bordant la rive gauche de la Loire, qui conserva fort tard des rapports nominaux avec le gouvernement mérovingien. Mais, pour le moment, nous avons à tirer de ces dates une conclusion plus générale : elles prouvent que, vers la fin du vu'' siècle et même au commencement du vm% la souveraineté des rois francs était encore reconnue officiellement dans le midi. Alors môme qu'on n'attendait plus leurs ordres, qu'on se gouvernait sans eux (nous établirons cela plus tard, mais

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