OBSERVATION K
10 octobre 1892. Chien cachectique, porteur de deux loupes, dont une, volumineuse, siégeant sur le côté droit de la région frontale, est: relevée superficiellement. Présente au niveau de l'extrémité de la verge, une masse champignonneuse; tout à fait semblable à celle du chien de l’observation H.
Le 12 octobre 1899, le fourreau étant incisé, on trouve sa surface interne tapissée d'un semis de granulations végétantes et une masse bourgeonnante, du volume d’une amande, engainant la verge à sa base. Amputation de l'extrémité de la verge.
Mort le 15 octobre. On trouve, à l’autopsie, des traces d'endocardite récente sur la valvule mitrale ; petites granulations dures, à la coupe, atteignant le volume d'une lentille, disséminées dans les poumons: reins seléreux, avec infarctus anciens cicatrisés. Rien dans les autres organes.
L'examen histolologique des pièces se rapportant à cette observation n’a pas été fait.
ExPÉRIENCE LXIII. — Vieux chien de petite taille.
Le 12 octobre 1892, introduction, dans le fourreau de la verge, après grattage à la curette, de fragments prélevés sur les masses bourgeonnantes de la verge du chien de l'observation K. ÿ
rer février 1893. On ne trouve rien d'anormal dans le fourreau de la verge et sur la verge. Résultat négatif.
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OBSERVATION M. -— Vieille chienne de petite taille.
Présente à l'entrée du vagin deux tumeurs pédiculées faisant saillie à la vulve, insérées sur la partie antérieure du vagin par un pédicule étroit. La plus grosse, légèrement ulcérée superficiellement, a le volume d'une noix, la plus petite atteint à peine le volume d'une noisette. On constate, en outre, l'existence d'une troisième tumeur, plus profondément située, siègeant également sur la paroi antérieure du vagin, mais nettement pédiculée.
Le 28 juin 1892, ablation de trois tumeurs, guérison radicale,
L'animal meurt de bronchopneumonie le 17 décembre 1892. IL n'existe aucune trace de récidive dans le vagin, dont les paroïs sont absolument lisses. RE
L'examen histologique nous a montré qu'il s'agissait simplement de production végélantes de nature inflammatoire.
Expérience LXIV. — Vieille chienne de grande taille.
Le 27 juin on fait un grattage du vagin à la curette tranchante, et le lendemain, après un nouveau grattage, on injecte dans le vagin des produits de la trituration des tumeurs enlevées sur la chienne de l'observation M. On inclut en outre un petit fragment d’une de ces tumeurs au fond d'une petite plaie pratiquée au niveau d’une des grandes lèvres, et suturée ensuite avec un crin de Florence.
On assiste à l’évolution d'une tuméfaction inflammatoire de la grande lèvre qui a été le siège de l'inoculation, et qui, le 31 octobre, est ulcérée et donne lieu à un écoulenrent sanguinolent ; puis la guérison se fait spontanément, et le 2 décembre, il n’y a plus trace d’induration ! À
Morte le 20 décembre 1892. On trouve sur la paroi antérieure du vagin, à 6 ou 7 centimètres de la vulve, une petite production végétante, de nature inflammatoire, comme nous avons pu nous en assurer sur des coupes microscopiques.
SSD
Exrérrexce LXV. — Chienne de grande taille.
Le 27 juin 189%, grattage du vagin à la curette tranchante.
Le 98 juin 1892, inclusion d'un fragment de la même tumeur au fond d’une incision faite sur le bord muqueux de la grande lèvre droite, puis suture au crin de Florence. De plus, on injecte dans le vagin, après un nouveau grattage à la curette, quelques centimètres cubes de bouillon obtenu par broiement de fragments de la tumeur.
Le 9 septembre 189%, le vagin est rempli de végétations molles, à large base d'implantation, s’enlevant facilement avec le doigt (une de ces végétations, examinée au microscope, se montre exclusivement constituée par du tissu inflammatoire). Il existe, en outre, de petites végétations et une ulcération au niveau de l'inclusion faite à la grande lèvre. Ces végétations et cette ulcération de la vulve ont disparu complètement le 31 octobre : quant aux végétations du vagin,elles ont considérablement diminué, et, le 31 décembre 1892, l’animal ayant été sacrifié, on ne trouve plus guère que deux ou trois végétations peu saillantes sur les parois du vagin; le microscope nous montre qu'il ne s’agit que de lésions inflammatoires.
ExpéRIENcE LXVI. — Vieux chien de moyenne taille.
Le 27 juin 1892, grattage de la verge et de la face interne du fourreau à l’aide de la curette tranchante, et, le lendemain, ensemencement dans le fourreau, après un nouveau grattage, de fragments des tumeurs qui viennent de servir aux expériences précédentes. ;
Le 30 septembre, l'extrémité de la verge est tout à fait déformée, champignonneuse, ulcérée, et la face interne du fourreau est tapissée d’un grand nombre de végétations molles; sept mois après l'inoculation, les lésions sont stationnaires. Une des végétations, énumérée au microscope, montre une structure purement inflam-
matoire.