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24 juillet. — Léger nuage d’albumine dans les urines. La malade reste au régime lacté jusqu’au 27 juillet, jour où elle accouche.
Quelques jours avant son accouchement elle ressent des petites douleurs ; le 27 juillet, elles deviennent plus fortes ; elle est reconnue en travail. À ce moment le sommet est mobile en gauche antérieure. Les bruits du cœur sont bons. Le col ramolli, commence à s’effacer.
À 10 heures 20 du soir, la parturiente a subitement un accès d’éclampsie, sans prodrome. Les contractions sont fréquentes et énergiques.
A 11 heures 20, la poche des eaux se rompt spontanément ; une petite quantité de liquide s'écoule. La dilatation est à ce moment de 7 centimètres.
À 14 h. 25 du soir, deuxième accès d’éclampsie.
À 41 h. 50, la dilatation est de 8 centimètres ; la tête est dans l’excavation ; les bruits du cœur sont bons.
28. — Minuit 30, troisième accès. La dilatation est complète. Après une légère expression utérine, la tête apparaît à la vulve, se dégage ; il existe deux circulaires autour du cou. L'enfant naît en état de mort apparente. Il est du sexe féminin et pèse 2250 grammes.
À minuit 40, délivrance spontanée, complète pesant 400 grammes.
A minuit 45, quatrième accès.
4 h. 50, cinquième accès. La malade reste ensuite très agitée, l'utérus est rétracté. La malade perd cependant environ 400 grammes de sang. Injection de sérum de 1000 grammes.
4 h. 10 du matin, sixième accès, très court. Température 37°. Pouls 102. La malade reprend ensuite un peu connaissance.
9h. 45, septième accès durant une minute, cécité complète. Température 38°. Pouls 120. Injection de sérum de 1000 grammes.
À 11 heures du matin, M. le D' Potocki fait faire une saignée : on retire 325 grammes à la malade. Son pouls est petit, 76 respira tions à la minute ; sueurs profuses.
Midi 30, lavage rectal de 26 litres.
La malade est calme,très pâle, les lèvres sont décolorées, le pouls petit.
Vers 4 h. 20, le pouls se ralentit, la respiration devient stertoreuse ; la malade à quelques petits mouvements convulsifs et elle meurt vers 4 h. 30.
AuropsiE, — L’autopsie est faite le 30 juillet au matin. Le cadavre à cause de la chaleur est très mal conservé.
Les diamètres de la tête sont les suivants :
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Occipito-frontal .:. :. :0..:,- HOUR ES ETAT
La circonférence occipito-frontale est de 54 centimètres.
La longueur du membre supérieur de l’acromion à l'extrémité du médius est de 54 centimètres. Les doigts sont courts. Le médius n’a qu’un demi-centimètre de plus que l’index et l’annulaire qui ont la même longueur. Le petit doigt a 18 millimètres de moins.
Longueur du bras de l’acromion au coude . . . . . . 25,5 Longueur du bras de l’acromion à l’épicondyle. . . . . 23,6 Longueur de l’avant-bras de l'extrémité supérieure de l'olécrâne à l’apophyse styloïde du radius . . . . . . . 19,1 Longueur du membre inférieur de l’épine Loue antérieure et supérieure au talon . +. . à 2.166,56 Longueur du fémur. Epine Médue antéro- -supérieure à la pointérdeila rotiless AL lotus sent AUDE AE
De la pointe de la rotule à l’extrémité de la aléoe interne. 26c. Après ouverture de l’abdomen, on constate une hématose souspéritonéale qui recouvre la moitié gauche de la face antérieure du segment inférieur de l’utérus, descendant jusqu’à la partie inférieure du bassin.
Poids de l’utérus entier avec les annexes petites et nor- DC NP MN Te ER TON EN Ar ER C pes te EQ:700 er. Poidstdes reinss ets. int UATSHUE 1041 4 7410-4920 gr. Le rein présente une coloration tite pas d’adhérence de la capsule.
Sur une coupe de foie,hémorrhagie donnant à l'organe un aspect marbré. Nombreux foyers hémorrhagiques sous-capsulaires. Ouverture du crâne. — Les os du crâne sont très épais. On déta-
che la calotte crânienne : à coups de marteau. | LANCELIN 4
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Après son enlèvement, on remarque immédiatement que la duremère qui répond à la voûte crânienne présente trois vastes plaques osseuses : Les deux antérieures sont placées symétriquement de chaque côté du sinus longitudinal. La troisième est en arrière de la plaque antérieure et droite. On croirait voir un crâne de fœtus.
Plaque gauche. — Elle répond à peu près au quart antérieur de la calotte dure-mérienne. Les contours sont très irrégulièrement déchiquetés : sa face externe convexe est lisse et est recouverte dans toute son étendue par la dure-mère ; sa face interne concave est sillonnée et mamelonnée.
Elle présente 6 centimètres de longueur sur 4 centimètres de largeur.
Elle répond au lobe frontal gauche.
Sur les bords de cette grande plaque, quelques plaques disséminées ayant des dimensions variant entre quelques millimètres et 4 centimètre. 2
La dure-mère qui correspond au quart postérieur et gauche de la calotte est complètement saine. 1
Plaque droite antérieure.— C'est la plus étendue. Elle correspond au lobe frontal droit. Elle mesure 7 centimètres dans le sens A. P. et 7 centimètres dans le sens vertical. Elle serait carrée si elle ne présentait pas une forte échancrure sur son bord postérieur.
Comme la précédente, sa surface interne sillonnée et mamelonnée est directement en rapport avec les méninges sous-jacentes ; sa. face externe convexe est recouverte par une couche fibreuse duremérienne.
Immédiatement en dehors de cette grande plaque, on remarque deux petites plaques osseuses d’un centimètre environ.
Enfin dans le quart postérieur droit de la calotte fournie par la dure-mère on remarque une plaque osseuse obliquement dirigée de haut en bas et d'avant en arrière longue de 6 centimètres, large de 3 centimètres, ses surfaces présentent les mêmes particularités que les précédentes.
En dehors de ces plaques osseuses, la dure-mère paraît en divers points épaissie ; mais cet épaississement léger ne se remarque que
Dr.
par une différence de transparence sur la méninge séchée ; les fibres qui la constituent semblent plus apparentes.
La dure-mère de la base du crâne ne présentait rien d’anormal,
Il nous est difficile de nous rendre un compte exact de l’état du cerveau et des autres méninges, à cause de l’état avancé de putréfaction de ces organes. Néanmoins il ne semblait pas qu'il y eut des adhérences entre la dure-mère et les autres méninges. Il n’y avait pas trace d'hémorrhagie intra-crânienne. .
La dure-mère, après avoir été détachée aussi loin queles adhérences avec les os de la base du crâne le permettent, est mise dans l’alcoo! à 90°.
On prélève un fragment pris en plein tissu osseux, un autre fragment qui contient un petit noyaux osseux et qui pourra montrer les rapports des deux feuillets de la dure-mère avec l’os. Ces diverses pièces sont décalcifiées après un séjour de deux mois et demi dans une solution saturée d’acide picrique qui est renouvelée 4 fois. On lave ensuite ces os à’ l’eau courante pendant 24 heures. Îls sont ensuite fixés par l’alcool:à 90° pendant 24 heures et l’alcoo! absolu pendant le même temps.
Les colorations sont faites au picrocarminate d'ammoniaque.
Macroscopiquement, on peut constater sur les coupes que les
lamelles osseuses sont constituées par deux portions : l’une profonde, spongieuse, l’autre superficielle,arachnoïdienne,compacte et presque éburnée.
L'examen histologique du gros fragment osseux, coloré par le picrocarminate d’ammoniaque montre qu’il s’agit véritablement d’une formation osseuse avec corpuscules osseux, petites lamelles osseuses épaisses, Canaux et systèmes de Havers. Les lacunes de la partie spongieuse très visibles à l’œil nu sur les préparations,
- ont jusqu’à 2 mm. de long. Leur grand axe est disposé parallèlement à la surface de l’os. Elles sont entourées par un système de: lamelles osseuses comme un canal de Havers.
L'examen histologique du petit fragment décalcifié nous montre nettement les rapports de l’os’avec la dure-mère: celle-ci est formée de deux feuillets :
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41° Un feuillet externe,cränien, formé par des fibres conjonctives enchevêtrées, délimitant des lacunes vasculaires. Ce feuillet est limité profondément par une couche beaucoup plus dense de fibres conjonctives, dirigées parallèlement à la surface de la dure-mère.
2° Un feuillet interne, en rapport avec l’arachnoïde.
Lorsqu'on examine ce feuillet dans un point où il n’y a pas de formation osseuse, on voit qu'il est formé par des fibres con; jonctives et élastiques parallèles à la surface de la dure-mère et prenant uniformément la coloration (picrocarminate d'ammoniaque).
Si l’on se rapproche d’une formation osseuse, on remarque que la portion moyenne de ce feuillet se différencie sous la forme d’une large bande se colorant en jaune-grisâtre par le picrocarminate. Cette bande accroît progressivement de largeur au fur et à mesure qu'on se rapproche du siège de l’os. Elle est limitée en haut et en bas, par une couche de fibres conjonctives se colorant normalement en rose. À ce niveau le feuillet interne représente à peu près le tiers de l’épaisseur totale de la dure-mère.
Cette partie jaune-grisâtre est très finement striée.
Au niveau de l'os, on constate que la lame osseuse se trouve apposée sur la face arachnoïdienne de la couche brunâtre du feuillet interne. Il semble y avoir une limite nette entre cette zone et l'os. Limitant l’os sur sa face libre ou cérébrale, se trouve une mince cuticule de fibres conjonctives disposées parallèlement à la surface. Elle recouvre le bord de la lame osseuse ; le plus souvent, elle n’existe pas au centre de l’os qui forme une saillie dans la cavité arachnoïdienne.
Le nodule osseux semble naître au sein même de cette couche interne dans une sorte de clivage. La face interne, en rapport avec l’arachnoïde, est recouverte par une mince cuticule fibreuse. Cette cuticule disparaît lorsque l’os prend une plus grande épaisseur comme si ce nodule osseux situé entre deux couches fibreuses, faisait éclater la plus faible.
L'examen d’un fragment d’os non décalcifié montre les mêmes caractères.