‹ Des Ossifications de la dure-mère: Leurs rapports avec la grossesseChapitre 6 sur 23 · END · texte numérisé non relu

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Baillarger, dans sa thèse sur les pachyméningites, ne lit qu'une seule observation d’ossification.

Tel est l’état des connaissances sur les ossifications de la dure-mère au moment où paraît le travail de Jeannerat. Cet auteur, à l'exemple de Cruveilhier, décrit trois formes

d’ossification: les granulations, les aiguilles et les plaques.

La faux du cerveau est la plus souvent envahie : dans ses 64 observations Jeannerat note 88 points ossifiés dans la faux et 39 dans le reste de la dure-mère. Les plaques osseuses sont beaucoup plus fréquentes, que les aiguilles et les granulations. L'étude histologique de ces ossifications, faite par le professeur Morel de Nancy, montre que le « produit se développe dans l'épaisseur même de cette membrane ». La substance osseuse prend naissance dans la couche superficielle d’une des faces de la faux du cerveau. Tantôt l'ossification se faiten masse compacte, {antôt en forme réticulée épineuse. Cette seconde forme tient à la disposition des faisceaux fibreux de la dure-mère de chaque côté du sinus longitudinal supérieur.

La transformation de la dure-mère en os s’opère suivant le même mécanisme que l’ossification du périoste chez le fœtus.

Ce travail pathologique est Le résultat de l'irritation de certains points dé la dure-mère.

La structure de l'os est semblable à celle des ossifications de la voûte du crâne.

Morel admet comme très justifié le nom de pachyméningite proposé par Virchow.

Pour Jeannerat, cette lésion n’est pas due à une dégénérescence osseuse liée à l’âge avancé des sujets. Le

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