I. Période d’augment
Cette période, la plus curieuse et en même temps la plus importante, se subdivise naturellement en plusieurs époques qui seront étudiées tour à tour.
A. Époque intra-utérine. — Vers la huitième semaine de la vie embryonnaire, époque où l’on peut les dénommer moins parleur forme que par la manière d’être des Cordons de Muller, les ovaires ont en longueur de 2mra 1/2 à 5mm '. Ils sont alors proportionnellement plus volumineux qu’ils ne le seront chez l’adulte, puisque la longueur totale du corps est alors de 27 à 30mm ; partant, ils en représentent à peu près un dixième.
Du quatrième an cinquième mois, l’ovaire droit, qui prédomine déjà, a une longueur moyenne de 0m,0087 (4-llram — Gn,m), et l’ovaire gauche une longueur moyenne de 0m,0075 (-(-mm9— 5m,D).
De sept mois et demi à huit mois, la longueur a encore augmenté: l’ovaire droit a une longueur moyenne de 0ra,0167 (-t-25mm — llmm); quant
1 A la dixième semaine, écrit Ch. Périer (Anat. et phys. de l’ovaire, pag. 66. Paris, 1866), l'ovaire a 3inm de longueur sur 8/10 de mill. d’épaisseur. A trois mois, écrit Négrier ( Recueil défaits pour servir à l’histoire des ovaires , pag. 1. Angers, 1858), les ovaires ont 3 ou 4ram de longueur.
à l’ovaire gauche, il a une longueur moyenne de 0m,0 1 55 (+22mm-“
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B. Epoque de la naissance1 2. — Malgré le peu d’intervalle qui sépare cette époquef de la précédente, la longueur moyenne s’élève encore, et la marche ascendante continue; mais, cela va de soi, les progrès ne sont point aussi accusés que pendant la période intra-utérine3. A s’en rapporter aux mensurations consignées dans le premier tableau, les ovaires ont l’un et l’autre 35mm au maximum, 10ra,n au minimum ; mais la longueur moyenne diffère suivant le côté, elle est de 19mm pour l’ovaire droit, et de 18ram pour l’ovaire gauche. Le ligament ovarien a à cette époque 6“m en longueur (H-10mm— 4mm) ; pourtant Freund a vu cette limite dépassée: dans un cas, le ligament gauche avait 12"'m, dans un autre cas 14n,m 1/2. D’autre part, comme à la même époque le diamètre longitudinal de l’utérus est au minimum de 20mra, au maximum de 5Smm, et la moyenne de 25™m, on est autorisé à dire que l’ovaire additionné avec son ligament a une longueur identique à la longueur de l’utérus. Enfin, comme à cette époque la longueur totale du fœtus varie entre 45 et 55 centimètres, l’ovaire n’a pas subi, tout en grandissant, un développement proportionnel à son volume primitif : au lieu de représenter un dixième de la longueur du corps, comme à deux mois, il en présente seulement 1/26.
Vu l’importance de cette époque, on ne se bornera pas à l’énonciation des résultats obtenus, comme on l’a fait jusqu’à présent, mais on relèvera dans un tableau spécial les mensurations recueillies.
1 On croit superfia de donner le tableau des mensurations effectuées ; on doit cependant noter que, sauf la première moyenne basée seulement sur 8 mensurations, les autres reposent chacune sur 30 mensurations en y comprenant celles relevées dans le remarquable travail de Max-Bernard Freund. Die Lageentwickelung der Beckcnorgane, in 8°. Breslau, 1864.
2 Sous cette dénomination on a également compris les faits relatifs aux trois premiers mois de la vie, avec d’autant plus de raison qu’il n’y a aucun changement appréciable.
3 Rœderer {Icônes uteriliumani. Gottingæ, 1779)donne aux ovaires, de la naissance à l'âge de 4 ans, de 8 à 11 lignes. Kussmaul ( Von dem Mangel, etc., pag. 1 17. Wurtzburg, 1859) a trouvé dans un cas 30mm en longueur, 10 en hauteur, 4 en épaisseur. Enfin, Négrier (loc. cit. , pag. 2) écrit ceci : « A la naissance, l'ovaire, chez les enfants bien développés, a souvent 25mm de longueur sur 4 à 5ram de hauteur et 2 d’épaisseur. Les deux extrémités sont arrondies; c'est là la forme la plus ordinaire».