‹ Des pansements simples dans quelques maladies communes de la peauChapitre 22 sur 23 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Ossenvarion 1. — La petite H. K.., âgée de 9 ans 1/2, entre à l'hôpital Trousseau, service de M. le Dr Variot le 13 octobre 1897. Antécédents héréditaires. — Grand-père, 71 ans, bien portant. Père,

CnicoToT s.

bonne santé. Mère, bonne santé, 2 frères bien portants ; un a été soigné à Trousseau pour la gourme.

Pas de tare dans la famille, ni syphilis, ni tuberculose, mais une saleté extrême chez l’enfant et les parents qui la conduisent à l’hôpital.

Antécédents personnels. — Née à terme, marche à 12 mois, nourrie au sein, sevrée à 9 mois. Pas de troubles gastriques. Vaccinée à À an sans accidents. Tous les organes sont sains ; pas de diarrhée, ni de constipation. Urines normales. Polyadinite, vulvite.

Etat actuel. — L'enfant est grasse et joufflue ; très sage, point ner-

veuse, d’une saleté repoussante, lentes et pediculi à profusion dans les cheveux.

La dermite couvre la face, le cou, le tronc et les membres supérieurs et inférieurs.

Début. — 5 jours avant son entrée à l'hôpital disent les parents. Démangaisons et rougeur sur le cou, l’enfant se gratte, s’écorche ; surviennent des croûtes qui se propagent au reste du corps.

Elle présente à l’examen : sur la face, autour du nez, des yeux, de la bouche, sur les lèvres, des croûtes méllicériques produites par le suintement, de fines vésicules que la malade écorche en se grattant. On trouve encore de grands placards rouges, mal limités, lichénifiés, des papules rouges disparaissant à la pression. Prurit intense.

Le cou est moins envahi que la face. Les membres supérieurs sont couverts des mêmes lésions en avant et en arrière ; les mains sont crevassées au niveau des plis ; on voit, dans la commissure des doigts, de grosses bulles, de la dimension d’une lentille, remplies d’un liquide clair. Même état pour les membres inférieurs.

Le tronc présente à peine quelques éléments disséminés de long des gouttières sternale et rachidienne.

On trouve en outre de la polyadénite et un écoulement de la vulve. Température 39° 2.

Régime lacté.

La peau saine et malade est grattée en longues traînées avec une spatule flambée, comme l'enfant le fait avec ses ongles, le produit est

ensemencé sur sérum, agar et bouillon : la culture donne du staphylocoque pur.

LAS A bé — à 22

Octobre 1897. — La température baisse à 38°, bien qu’il n'y ait pas eu de pansement de fait. Le liquide des bulles devient louche et verdâtre.

Tout le côté droit et la face sont pansés avec des compresses humides boriquées et stérilisées, recouvertes de taffelas gommé et d’ouate.

Le côté gauche est pansé de la même manière, l'eau boriquée est remplacée par du sublimé à 0,25 centigr. pour deux mille.

La température le soir est de 37°8.

Du côté droit, sous le pansement boriqué, la rougeur a presque disparu, les vésicules sont vides et affaissées, sauf à la main où suinte encore de ce côté, un liquide citrin fétide et poisseux. Le prurit a complètement disparu. On voit de grands espaces de peau saine.

Du côté gauche (sublimé), la rougeur est intense, le membre est comme cuit. La peau estépaissie, chagrinée par de nombreuses vésicules, remplies d’un liquide opalescent, à peine y a-t-il quelques espaces de peau saine. Le prurit est intense le pansement retiré, l'enfant se gratte avec frénésie : elle ne touche pas au côté droit. Température 37° 6, le soir 37° 4. Elle demande à manger, 4° degré.

Le 16. — L'état reste sensiblement le même. L'odeur est toujours fétide. Cependant le côté gauche pansé au sublimé semble être en moins bon état que le côté droit: la rougeur est plus vive, les vésicules plus nombreuses, le prurit très accentué comme le prouve l’insistance que met la petite malade à se gratter quand on découvre ce côté.

La face, le cou pansés à l'acide borique sont très améliorés, les croûtes sont tombées, les rhagades autour de la bouche sont fermées.

Un pansement en casque (sublimé à 4 p. 4000) est appliqué sur la tête, une fois les cheveux coupés ras, pour détruire les pediculi.

Les deux côtés du corps sont ensemencés comme précédemment sur agar et sur sérum, avec les précautions habituelles ; résultat rien sur agar, staphylocoques sur sérum.

Température le matin 37°4, le soir 37°6.

L'état général et l’appétit sont bons.

Le 17. — £a différence entre les deux côtés est typique.

Le côté droit (acide borique), est presque complètement guéri, le bras lavant-bras et la main ne présentent plus qu'une teinte légèrement violacée ; là où étaient les lésions, la peau est lisse, non infiltrée ; ou

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voit quelques points jaunâtres formant de minces croûtelles à la place des vésicules. La main ne présente plus que quelques lambeaux d'épiderme séché, les rhagades sont cicatrisées.

Même état pour le membre inférieur droit, sauf à la face interne de la cuisse, où l’on remarque de petites vésicules remplies d'un liquide opalescent.

Le côté gauche (sublimé) suinte dans toute son étendue, l'odeur est repoussante, la peau est rouge, épaissie uniformément, les vésico-pustules sont devenues confluentes, forment des nappes de pus sous-épidermiques ; il n’y a pas le moindre espace de peau saine et les vésicules s'arrêtent juste au bord du panusement. L'enfant se plaint de douleurs cuisantes et de démangeaisons atroces de ce côté ; elle pleure quand on lui enlève son pansement.

La face, le cou sont guéris ; les pediculi détruits.

La température, le matin 3802 ; le soir 3808.

La démonstration étant suffisante et étant donné les souffrances de l'enfant, les deux côtés sont pansés à l’acide borique.

Le 18. — Le côté droit est complètement guéri. Un pansement sec avec du coton hydrophile est placé simplement par précaution.

Le côté gauche depuis 24 heures sous l'acide borique, est sanglant ; les vésico-pustules sont détergées ; à leur place, on trouve de petites plaies d'où s’échappent de grosses gouttes de sang, sortant comme d’une pomme d’arrosoir.

L'enfant se plaint et paraît souffrir beaucoup.

Un pansement humide, boriqué, est remis en place : l’enfant paraît soulagée. Température, le matin 38°, le soir 3706.

Le 19. — Le pansement sec (côté droit) est complètement retiré et remplacé par une pommade à l'oxyde de zinc à 25 0/0.

Le côté gauche est moins rouge, les érosions moins nombreuses, le sang ne vient sourdre qu’en quelques points. On commence à voir de petits espaces de peau revenue presque à l’état normal.

Bien que les membres soient douloureux encore, l’enfant souffre moins que le jour précédent.

La température le matin est de 37°6, le soir 37°7.

Le 20. -- Le côté droit est entièrement guéri, il n'a ni douleurs, ni

PTT

rougeurs, ni démangeaisons, mais le nouvel épiderme peu résistant se crevasse par place ; la pommade à l'oxyde de zinc est continuée.

Le côté gauche est très amélioré. On voit de grands espaces de peau saine, la rougeur a disparu, les érosions sont cicatrisées ; seules 3 ou 6 sur la face postérieure de la jambe et 3 ou 4 au haut de la cuisse subsistent. Le pied en bon état ainsi que la main sont laissés à découvert.

Pansement boriqué est replacé. Température, le matin 37°, le soir 37°.

Le 24. — Il ne reste plus que deux ou trois érosions au mollet saignant encore ; plus de douleurs.

Pansement boriqué. Température, le matin 3709, le soir 37°6.

Le 22. — Même état que le jour précédent ; les dernières érosions sont cicatrisées. On suspend le pansement humide qui est remplacé par un pansement sec. Température, le matin 37°, le soir 37°4.

Le 23. — Il ne reste plus que la trace des lésions, la peau est violacée et un peu pigmentée.

Pansement enlevé complètement, remplacé par pommade à l’oxyde de zinc.

Température, le matin 3766, le soir 37°.

L'enfant est complètement guérie, la peau des mains, du corps et des membres est redevenue souple, le vieil épiderme est complètement tombé.

L'enfant reste encore 4 jours à l'hôpital avec une température variant entre 3608 et 3702 et sort le 29 complètement guérie.

OsservarioN 2. — Le petit H. B., àgé de 4 ans 1/2, entre à Phôpital Trousseau le 31 septembre 1898, dans le service de M. le D' Vario.

Pas d’antécédents héréditaires, père et mère bien portants.

Fils unique élevé au sein par la mère jusqu'à l’âge de 15 mois.

Le début de la maladie semble remonter à la fin du mois d’août. L’éruption qui avait débuté par le cou s’étend aux membres supérieurs gagne ensuite le tronc et les membres inférieurs. A on entrée à l’hôpital, le petit malade présente sur tout le tronc, les mains, les avantbras, les bras, les cuisses, les jambes et les pieds, une éruption géné-

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ralisée qui semble occasionnée par la négligence et la malpropreté. La face est indemne.

Los lésions se présentent sous la forme de vésico-pustules, de vésieules entourées d'un cercle rouge, diffus, enflammé ; ces vésicules sont confluentes par places, à d’autres isolées.

On trouve des placards rouges, érythémateux sur lPabdomen, sur les fesses, de gros abcès.

Le prurit est si intense que partout où ses mains peuvent atteindre la peau nue, l'enfant se gratte jusqu’à se faire saigner abondamment. La température est de 37°6.

Le 4er novembre 1898, la peau est grattée avec une spatule mousse flambée, un peu partout comme le feraient les ongles, le produit du grattage est ensemencé sur bouillon, agar, sérum. Le lendemain ces examens montrent du staphylocoque pur.

La température est de 35°5 le matin.

Un premier pansement comparatif est appliqué. Du côté droit des compresses stérilisées trempées dans l’eau bouillie.

Du côté gauche des compresses stérilisées trempées dans de l’eau phéniquée à D pour mille. Les deux côtés sont recouverts de taffetas gommé et d’une épaisse couche d’ouate.

La température le soir est de 38°6.

Le 2. — Le pansement est retizé, l’état de la peau est sensiblement le même, les abcès sont devenus fluctuants, le pus est recueilli avec une pipette flambée après avoir stérilisé la peau au thermo-cautère ; le pus est ensemencé sur agar, sérum et bouillon donnent du staphy-. locoque pur. Les abcès sont ouverts, vidés et lavés; le pus qui s’en écoule est épais et verdâtre. Le soir, la température est de 3704.

Le 3. — Le pansement est retiré, le côté droit (eau bouillie) est très amélioré comparativement au côté gauche (eau phéniquée). La rougeur est moindre, les vésico-pustules sont affaissées, et se détergent. Le prurit est toujours intense et dès qu'il estlibre, le petit malade se gratte avec acharnement. La température reste à 37°4.

Le 4. — La température remonte à 38°4. Sous le pansement on trouve du côté gauche (eau phéniquée) de nouveaux abcès sur l’abdomen etsur la cuisse gauche ; sur le dos du pied, on constate de petites nappes de pus verdâtre sous l'épiderme,

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Tous ces foyers sont ouverts au bistouri, vidés lavés et pansés à l’eau phéniquée. Le sang de l’enfant est recueilli avec une pipette au moyen d'une piqüre faite au lobe de l'oreille qui a été: préalablement lavé au savon, à l’éther et au sublimé. Ce sang ensemencé sur sérum, agar et bouillon ne cultive pas. |

Le 5. — La température redescend à 378, l’état de la peau est très amélioré surtout du côté de l’eau bouillie. Même pansement.

Le 6. — £a température remonte sans cause appréciable, l’état de la peau est meilleur encore que la veille. Même pansement.

Le 7. — Température #1°5.Mort par broncho-pneumonie sans signes apparents.

Auropsie.— Tous les organes sont sains, sauf le poumon gauche qui est congestionné à la base.

Poumon, ensemencé sur sérum, agar, bouillon, donne des cultures de staphylocoques et streptocoques.

Rate, ensemencée sur sérum, agar, bouillon, culture stérile.

Sang du cœur ensemencé sur sérum, agar, bouillon culture stérile.

OgservarTion 3. — Mme A. R..., 42 ans, femme de chambre, se présente à nous le 20 janvier 1897 pour une éruption tenace, siégeant à la face et pour laquelle elle se soigne depuis plusieurs mois sans succès : arsenic, sirops dépuratifs, pommades, elle a lout essayé.

L'état général de la malade est satisfaisant.

Les divers appareils sont sains.

A l'examen, nous constatons que Mme R..., se teint les cheveux avec des solutions à base de nitrate d'argent et de sulfure.

La face, c’est-à-dire le front, les paupières, les joues, est couverte de fines vésicules renfermant un liquide opalescent, qui suinte à certains endroits ; on voit en d’autres places, des croûtes mellicériques à contours diffus. Le derme est épaissi, infiltré et rouge par places, la peau est lichénifiée et desquamante ; la dermite à gagné les oreilles des deux côtés.

Nous faisons le diagnostic d’eczéma de teinture.

Après avoir fait cesser tout traitement interne nous prescrivons des

compresses de gaze, bouilhes, trempées dans une solution de boricine à 15 0/0.

Ces compresses sont appliquées sur la face et les oreilles pendant toute la nuit en ménageant des ouvertures pour les orifices naturels.

Comme le jour la malade ne peut, à cause de sa profession, suivre ce traitement, nous lui faisons poudrer la figure avec de la poudre d’amidon, tale et oxyde de zinc en parties égales.

Le 24 janvier, les croûtes sont tombées, la rougeur est diminuée, les vésicules sont moins nombreuses et moins confluentes. Le même traitement est continué. |

Le 30. — La peau est légèrement violacée ; aux endroits ou siégeaient les lésions, la peau et redevenue mince et souple, l’œdème des paupières a complètement disparu. On constate une desquamation légère de l’épiderme qui s'enlève par petites écailles variables de grandeur.

Les compresses humides sont remplacées par la pommade suivante :

Vase né QU NE SRE àäà Lanolner es fe C0 ROSE 20 grammes.

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Le 6 février, la guérison était complétés la équre était rendue à son état normal.

La malade a cessé depuis de se teindre les cheveux.

OsservaTioN 4. — M. C.., 50 ans, artiste dessinateur, nous consulte le 31 mai 1898 pour un eczéma couvrant la face dorsale des deux mains depuis les poignets jusqu'aux extrémités des dernières phalanges et qui dure depuis 18 mois.

M. GC... a essayé tous les traitements, même le traitement par correspondance, avec un pharmacien de Grenoble qui lui a envoyé en plusieurs fois pour 180 francs de médicaments qu'il a absorbés sans voir la moindre amélioration dans son état.

La face dorsale des mains, au moment où M. C... vient nous trouver, est converte de croûtes noirâtres, de crevasses siégeant aux plis d’extension ; le derme est épaissi, infiltré, rouge, suintant de tous côtés , le prurit est si intense que le malade dort malaisément.

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M. GC... souffre autant moralement que physiquement de l'état de ses mains qu'il n'ose montrer. À part un état d'éréthisme nerveux accentué, les autres organes sont en bon état.

Nons apprenons que le malade manipule toute la journée des pastels, des poudres de couleurs, sulfure de cadmium, d’antimoine, de chrome, etc.,etc.), et que ses mains sont du matin au soir couvertes par ces pous-

. sières colorantes.

Nous faisons le diagnostic de dermite artificielle par irritants chimiques.

Nous ordonnons alors de cesser tout traitement antérieur et nous prescrivons le suivant :

Laver soigneusement les mains, quand il est besoin, avec un savon à l'ichthyol. Envelopper les mains nuit et jour avec des compresses de gaze bouillie trempées dans du coaltar saponiné étendu de 10 fois son volume d’eau bouillie, recouvrir le tout de taffetas gommé. Changer les compresses toutes les deux heures.

Les extrémités inférieures des doigts sont laissées libres. M. C... continue son métier.

Le 5 juin. — L’état des mains est très amélioré ; les crevasses ne saignent plus, les croûtes sont tombhées, le prurit est très diminué. Cependant la main droite qui travaille, qui était la plus malade et dont le pansement ne reste pas toujours en place, esten moins bon état que la

gauche.

Le même traitement est continué.

Le 10. — En défaisant le pansement, nous trouvons sur la face dor-

sale des deux mains de nombreuses vésicules variant entre la grosseur d’un grain de chénevis à celle d’un petit pois. Chaque vésicule est percée avec une aiguille préalablement flambée et le pansement hu mide est réappliqué.

Le 45. — La peau est encore moins infiltrée que les jours précédents, le prurit a disparu, l’état de la main droite est cependant un peu moins satisfaisant que celui de la gauche qui est presque guérie. Cette main gauche est couverte de pommade à l’oxyde de zinc ; la droite conserve son pansement humide.

Le 24. — La main droite est guérie à son tour et couverte de pommade à l’oxyde de zinc et enveloppée d’une bande de toile.

Repas

Le 26. — La guérison est complète des deux côtés. Comme moyen préventif, nous faisons laver fréquemment les mains avec un savon à

lichthyol.

Depuis cette époque, il n’y a pas eu de récidive.

Osservarron 3. — M. H.., contremaître ébéniste, 34 ans, vient nous consulter le 6 mai 1898 pour un eczéma de la face siégeant sur la joue droite, sur le menton, la lèvre inférieure et supérieure qui sont

couverts de barbe.

Le malade se plaint d’une sensation de chaleur et de tension dans

la figure ; la peau est rouge, très épaisse et brûlante au toucher. On trouve dans les poils de la barbe, sous le nez et au menton, des croûtes nombreuses, jaunâtres et à la base d’un grand nombre de poils qui semblent s'arracher plus facilement que de coutume, ou fait sourdre un pus jaune-verdâtre ; la folliculite est intense.

Le malade nous raconte que du matin au soir dans l’atelier où il travaille, il est dans un nuage de poussière, soulevé par le raclage des

bois qu’on emploie, qu'il se sert d'essence de térébenthine, d’encausti-

que, d’huiles chaudes, etc., etc.

M. H..., malade depuis deux ans, découragé, a cessé tout traitement depuis 6 mois.

Les organes sont sains, les fonctions s’accomplissent normalement.

Nous faisons le diagnostic de sycosis de la barbe et folliculite et nous instituons le traitement suivant :

Appliquer toutes les nuits, après avoir fait couper la barbe aux ciseaux aussi ras que possible, des compresses bouillies et trempées dans une solution d'acide borique à 2 pour cent. Taffetas gommé pour empêcher l'évaporation. Le matin, lavage avec savon de goudron et une décoction de bois de panama,15 grammes pour un litre d’eau bouillie.

Pour sortir, M. H... étant obligé de continuer son métier, nous faisons appliquer une très mince couche de vaseline boriquée. Trois fois par jour, nous faisons laver la figure avec le savon de goudron pour enlever la vaseline et les poussières qui s’y sont collées, puis le malade remet de la vaseline fraîche.

Le 12 mai, — Les croûtes de la barbe sont tombées, mais la follicu-

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lite existe toujours, les anciennes pustules sont détergées, mais il s’en forme de nouvelles à côté. La joue est toujours rouge, les tissus épaissis et enflammés. Le même traitement est continué.

Le 19. — À peu près le même état que la semaine précédente ; cependant le malade n’accuse plus dans la joue cette sensation de chaleur et de tension qu'il éprouvait auparavant.

La peau en effet semble plus mince et moins rouge.Même traitement.

62 [a joue est très dégonflée, la folliculite devient de plus en plus rare, mais bien qu’en moins grand nombre, il renaît encore de nouvelles pustules.

Les compresses humides sont continuées.

Nous remplacons la vaseline boriquée par la pommade suivante :

Soufre précipité... . . . .%:,. {. Étgramimes. Daume du PÉEOULN2. 0 QUUM. 0 "40 — Vaseline. =.

: àà 20 Lanoline PRET EE ARE.

Le 7 juin. — Le mieux se continue, la joue droite est redevenue

semblable à l’autre qui n’a jamais été atteinte, on trouve encore quelques points de folliculite au menton, même traitement.

Le 14. — La guérison est complète. Nous faisons continuer les lavages et la pommade.

Le 22. — Rien n’a reparu, la peau de la figure ne présente aucune trace de la dermite antérieure. Comme moyen préventif, nous faisons continuer les lavages fréquents et la pommade.

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