‹ Des Paralysies PneumoniquesChapitre 27 sur 28 · Convalescence · texte numérisé non relu

Convalescence

Les ulcérations du vésicatoire se guérissent vite et G. quitte l'hôpital le 20 février, pour reprendre son travail.

Le 9 mars il rentre à l’hôpital pour de l'affaiblissement des m2mbres inférieurs. Jusqu'au 10 avril l'affaiblissement des jambes augmente ; il

“s’y joint un peu de faiblesse des mains.

Le 15avril. Augmentation de la paralysie aux membres supérieurs ; quelques mouvements incomplets de pronation et de supination sont seuls possibles aux deux bras; impossibilité d'élever les avant-bras ou les épaules. Paralysie absolue des membres inférieurs. Analgésie de la face externe des membres supérieurs et inférieurs sans anesthésie ; fourmillements dans les quatre membres, dont les muscles semblent amaigris ; contractilité de la vessie normale.

État stationnaire pendant tout le mois d'avril. On est obligé de faire manger G. La déglutition se fait toujours normalement; aucune altération de la voix.

Au commencement de mai, les mouvements reparaissent dans lesmembres supérieurs. G. peut porter les deux mains à sa têle en les enlevant brusquement ; douleurs dans les bras ; une pression même médiocre y

semble douloureuse.

Fourmillements plus intenses dans les deux jambes. Les mouvements reparaissent ensuite dans les membres inférieurs, et le 29 mai, G. quitte l'hôpital définitivement guéri.

OBSERVATION XLIIT. — Pneumonie à gauche — Convalescence. — Paratysie du moteur oculair2 commun du même côlé, puis de la langue eldu pharynæ. enfin paralysie des membres supérieurs elinferieurs. Obs. Prpoux. Hôpital Lariboisière, 1857, salle St. Henri, n° 15, in. Gu- BLER. obs. (xxxIv) Des paraly$ies, etc. etc. A. G. méd. 59 S: T: xv1, p. 718 (Résumée).

Homme de 52 ans, pris d'une pneumonie à gauche s'étendant de bas en haut. Il vivait dans de mauvaises conditions hygiéniques, misère, etc. Véntouses sacrifiées, vésicatoires ; un peu de kermès et de kina ensemble.

Convalescence vers le 11e jour. À dater de cette époque, mydriase à gauche, chute de la paupière supérieure ; quelques jours après, paralysie de la langue et du pharynx.

Affaiblissement marqué de l’innervation glosso-pharyngée (rien qui puisse faire supposer l'existence de quelque exostose intra-cranienne ou de quelque produit fibro plastique de nature vénérienne vesr la base du cerveau).

Bientôt engourdissement des doigts, difficulté d'exécuter les mouvem'nts et de serrer les objets. Huit jours après l'invasion de ce symptône, pàleur et refroidissement des pieds, insensibilité de la plante, marche difficile, titubation ; conservation de la contractilité des sphincters. Diminulion des paralysies dans l'ordre de leur apparition des frrces. Petour complet à la santé et récupération. 5 à 6 semaines après le dé ut ces accidents spéciaux de la convalescence. -

O' SERVATION XLIV. — Pneumonie double. — Vésicatoire. — Paralysie. ReviLLourT in th. Paris 1859. Considerations sur les paralysies et leurs causes (Cette observation est rapportée comme appartenant à la

d'nhtérie).

Service G. de Mussy.

Salle Ste. Jeanne, no 14. B... Antoine, 24 ans, entré le 10 juin.

Dans le courant de mars dernier, il fut soigné dans le même service d'une pneumonie double compliqiée d'un état adynamique, et pour laquelle on appliqua des sinapismes et de larges vésicatoires, deux sur les côtés de la poitrine et un dans la région dorsale.

La pneumonie guérit assez vite; mais les vésicatoires pr'sentérent au bout de quelques jours des ulcérations recouvertes d’une couche pultacce, grisâtre et comme gangrenée; leurs bords gonflés, mollasses, étaient enourés d’un liseré foncé, à partir duquel s’étendait assez loin une routgeur érysipélateuse.

On ne crût pas avoir affaire d’abord à l’affection diphtérique, chose qui semblait d'autant plus improbable qu'il n'existait dans la salle aucun cas de diphtérie. L'ulcère fut traité par des applications de quinquina et de dissolution de chlorate de soude ; il se modifia rapidement et B. sortit le 15 avril, de l'hôpital, pour reprendre son travail de maçon.

Bientôt après il s’aperçut que ses forces diminuaient rapidement, il chancelail en marchant, et ne pouvait plus saisir les objets; sa vue était bien affaiblie ; il éprouvait un sentiment de constriction à la gorge, avec gène de la déglutition.

A sa rentrée, il ne peut plus marcher, la jambe gauche et la main droite sont très affaiblies ; les doigts habituellement contracturés restent dans la demi-flexion et sont difficiles à étendre.

. Il existe des fourmillements, des engourdissements, un sentiment de froid dans les membres ; mais au liou d'hypéresthésie, il y a un certain degré d’anesthésie et d'analgésie.

A plusieurs reprises, B. ressentit des douleurs assez vives au voisinage des articulations ; ces douleurs duraient seulement quelques heures ou tout au plus un ou deux jours ; elles paraissaient siéger aux attaches musculaires, et étaient surtout provoquées par les mouvements.

Celle qui dura le plus longtemps se faisait sentir dans la partie inférieure du tendon d'Achille ; la peau soulevée sur ce point n’offrait aucune hypéresthesie, au contraire ; tandis qu’en saisissant à pleine main 1e tendon, tout enfa isant contracter les mustles du mollet, on provoquait une sensation très pénible.

Le malade était très affaibli, mais il n'existait ni strabisme ni diplopie; l’anaphrodisie était complète.

Sous l’influence de bains sulfureux, de douches froides et d’un r'gime tonique et reconstituant, tous ces symptômes diminuèrent rapidement.

Aujourd'hui, l’anesthésie a disparu ainsi que l’anaphrodisie ; depuis plusieurs jours déjà le malade peut marcher, mais il est obligé d'étendre fortement les jambes et de s'appuyer sur les talons ; il lui semble qu’il tomberait s’il voulait fléchir les genoux. Les doigts sont encore un peu contracturés ; le pouce ne jouit pas de toute l’étendue de ses mouvements normaux ; la main serre sans énergie.

Mais le mieux est toujours croissant et promet une prompte guérison.

OBSERVATION XLV. — Paralysic ascendante aiguë consécutive à une pneumonie, par le D' A GOMESDE VALLE, Lscholiaste-Médico, nos 122 et 438, cité par ScaNeiper. Paral. cons. aux malad. aigues. Th.

Paris 1875.

M. de Miranda, capitaine d'infanterie, 40 ans. Pneumonie double en décembre 4859. Entré en convalescence en Mars 1860. En avril, affaiblissement des 4 membres ; crampes et fourmillements dans les extrémités

inférieures. La paralysie augmente peu à peu pendant quelque temps encore, puis tout à coup diminue et disparait complétement en août 1860,

OBSERVATION XLVI. — Atrophie musculaire consécutive à une pneumonie, Aphasie. (RoNDoT. Gaz. Heb. Sc. méd. Bordeaux 1882, p. 493.

P. M..., 30 ans, contracte à la fin de juillet une pneumonie gauche classique.

Pendant les premiers jours symptômes nerveux, marqués par du délire, de la somnolence et une légère dilatation de la pupille gauche.

Au 9e jour, convalescence.

16 août. -- On constate un amaigrissement considérable des mollets et une diminution très légère de la circonférence des bras. La marche est possible, mais elle s'accompagne d’un pen d'incertitude et d’une légère titubation; la station debout est mal assurée et amène quelques oscillations que n’exagère pas l'occlusion des yeux. Pas d’incoordination.

L’éléctrisation faradique détermine la contraction de tuos Îles muscles des parties atrophiées. 6

Sensibilité intacte sur tout le corps. Exagération du réflexe rotulien à .dro'te et à gauche. Pas de troubles de la vue.

25 août. — Il se déclare dans les deux geñoux des douleurs, siégeant aux deux côtés de l'axe transversal des deux articulations.

2 septembre — Le malade sous l'influence d’une alimentation copieuse, ce oi.iques, de l’électrisation et de frictions récupérait graduellement la fo e e ces membres inférieurs quand survient subitement une attaque d’aphasie. Au matin, il perçoit à son réveil quelques sifflements dans ‘es oreilles’; il ressent une violente douleur et perd l’usage de la parole ne pouvant répondre que par oui ou non aux questions qu’on lui pose. Céphalalgie nettement limitée au côté droit de {a tête et s'étendant sur le pariétal et le front et jusqu’au sourcil. L'aphasie se manifeste par l’impossibilité de traduire la pensée par des mots, l'intelligence paraissant intacte. Pas de déviation de la bouche ni de la langue.

Le lendemain, le malade est complètement rétabli : il parle sans effort ni difficulté. Aucun trouble de la sensibilité.

Quitte l'hôpital presque complètement guéri le 11 septembre.

ES

OBSERVATION XLVII."— Une observalion de paraplégie pneumonique. — BourGurt. Th. Montpellier 1884, p.49. (due à Carre).

Jean P.., âgé de &3 ans, entre le 21 janvier 1884 dans le service du Dr Carre à Avignon atteint d’une pneumonie double. Râles crépi-

tants fins dans toute la hauteur du poumon gauche; il n’y a pas de souffle, mais le murmure vésiculaire a disparu ; à droite, râles humides accusés surtout à la base.

Vésicatoire : Oxyde blanc d’antimoine 1 gr.

Sous l'influence de ce traitement, les phénomènes s’amendent, l’expectoration devient plus facile et de gros râles humides remplacent les râles crépitants ; la pneumonie entre en résolution.

4 février. Diarrhée. Incontinence d'urine.

11 }évrier. Le malade qui est en pleine convalescence, se plaint de ne pouvoir remuer les jambes et, en effet, il les fléchit à peine et a aussi beaucoup de difficulté à les étendre; il accuse une sensation de fourmillements partant de la plante des pieds et remontant jusqu’au dessous des genoux ; cependant, c’est plutôt de la parésie qu’une paralysie véritable.

Examen de la sensibilité : Disparition de la sensibilié à la douleur et alatempérature jusqu'aux genoux — le lendemain jusqu’à la hanche, puis jusqu’à l'ombilic.

Incontinence des matières fécales.

Dans la nuit du 16 au 17, le malade éprouve une vive douleur disséminée le long de la colonne vertébrale, plus marquée au niveau de la région lombaire. z

Diminution légère de la vue — Eschare au sacrum. Du côté des poumons, la résolution continue à se faire.

18 fevrier. Douleurs en ceinture qui embrassent complètement le tronc du malade au niveau de l’ombilic. L’anesthésie est redevenue complète à la jambe gauche, tandis que la jambe droite conserve encore une vague sensation de contact quand on pince fortement la peau.

19 février. Paraplégie complète. La sensibilité paraît revenir dans la jambe gauche.

95 février. Malade commence à se plaindre de faiblesse dans les membres supérieurs, mais la sensibilité y est intacte. Diarrhée, Jamais de fièvre.

Aggravation de l'état général. Mort le 2? mars.

Autopsie. Canal rachidien : En sectionnant les muscles des goütltières vertébrales on tombe à gauche au niveau de la première vertèbre dorsale sur un petit foyer purulent isolé ; à l’ouverture du canal on trouve deux foyers purulents, l’un, plus petit à la partie supérieure de la région dorsale ;l’autre plus étendu, à la partie inférieure de cette région et au niveau des premières vertèbres lombaires. Le pus est concret et siège principalement à la partie antérieure du canal rachidien entre celui-ci et la duremère. Il existe en certains points des lacis veineux et par places, une coloration brune, lie-de-vin, siégeant surtout à la région antérieure et indiquant une congestion intence.— En deux endroits et entre ces points de congestion, existent deux saillies, comme cartilagineuses, formées pro”

bablement par le périoste des corps vertébraux. La pie-mère est injectée,

la moëlle paraît plus petite.

Rien dans les autres viscères. Examen microscopique (pratiqué par M. le Dr Charrin).

Les coupes de la moëlle durcie dans l'alcool ont été colorées les unes ‘par le picro-carmin, et montées dans la glycérine, les autres colorées par le violet de méthyle en solution aqueuse et montées au baume.

On a noté les détails suivants : la myéline a disparu en certains points, ailleurs elle paraît former des amas. Les cellules des-cornes antérieures sont conservées; nulle part il n’y a d’ancien foyer de sclérose, toutefois, autour et dans la gaine d’un vaisseau on trouve une certaine quantité de noyaux paraissant indiquer un début d'inflammation périvasculaire. Sur toutes les coupes, on note la présence d’un grand nombre de corps 0voïdes, très probablement des corps amyloïdes.

Sur des coupes colorées par le violet de méthyle, on rte dans les

cordons blancs postérieurs, en dehors des vaisseaux, assez près de la périphérie de la coupe, des batonnets, soit rectilignes soit légèrement recourbés, mesurant des longueurs variables de ? à 4 ou 5 millimètres, sur une largeur de 1 millimètre, à peu près fixes.Ils sont peu nombreux.

Rien à signaler dans les méninges.

OBSERVATION XLVIII. — Un cas de paralysie spinale aiguë consécutif à la pneumonie. In. Diss. FRIED. FEDOR SCHOËNGARTH. Berl., 1886. Ueber einen Fall von temporaler Spinallahmung eines Erwachsenen nach Pneumonie. 3

H. K...,soldat,23 ans, amené à l’hôpital le 30 août 1886 pour une pneu- : monie droite. — Il a passé sa jeunesse à la campagne. Père et mère bien portants — pas d’antécédents nerveux dans la famille ; à l'âge de 7 ans sa mère rapporte qu'il aurait eu une pneumonie après laquelle se serait développée une paralysie des extrémités inférieures ne lui permettant de marcher qu'au bout de 6 mois. De 15 à 21 ans employé comme valet de ferme, pas de fatigue exceptionnelle; excès vénériens et alcooliques.

La veille de son entrée,frisson, céphalée, point de côté à droite. Homme robuste, bien musclé, visage un peu cyanosé respiration difficile. P.1161 irrégulier T. 38-8.

Dans le poumon droit matité au dessous de la pointe de l’'omoplate, respiration difficile, râles crépitants, souffle dans l’aisselle en dehors de la ligne mamelonnaire; à gauche, rien; crachats rouillés abondants.

En somme pneumonie droite manifeste.

Le 7 septembre, chute de la température — sueur abondante crise.

On décide de l'envoyer en convalescence, mais, douze jours après la crise, apparition de symptômes nouveaux.

Avec des frissons et de la-faiblesse, se montrent une Céphalalgie fron-

tale intense et de la douleur à la nuque plus marquée en avalant. Visage un peu rouge.

Langue belle, muqueuse pharyngée gonflée avec de légères érosions. Pas de fièvre sauf un soir, température atteignant 38. Puls. 410-120.

En même temps, douleurs en ceinture assez vives, ainsi que dans les jambes. La marche est encore possible, mais le #alade soulève à peine les jambes au-dessus du sol, il traine un peu les pieds.

Rapidement, augmentation des douleurs qui se calment par le repos, mais exagération des phénomènes paralytiques, impossibilité de quitter le lit. |

Examen le 27 septembre.

Malade guéri de sa pneumonie— Pas de fièvre. Décubitus dorsal rendu possible.

Douleurs en ceinture très vives.

Fonctions cérébrales normales.

Pas de parésie des muscles du visage. -

Aucun trouble de la sensibilité : le malade sent qu'on le pique et indique le point avec précision — réflexes normaux, pas de trouble des réservoirs.

Les jambes ne peuvent être soulevées au dessus du plan du lit; c’est à peine si le malade peut les remuer légèrement; quand on les soulève, elles retombent absolument inertes. PRET AL)

Les mouvements des mains et des bras sont normaux. On remarque un léger tremblement quand le malade saisit un objet — La pression ‘du côté droit est un peu moins forte qu’à gauche.

Le 4er octobre. — On constate de l’atrophie des extenseurs des membres ‘inférieurs, prédominance d'action des fléchisseurs ; mouvements des jambes impossibles ; muscles excessivement mous ; pas de contracture.

- Les mouvements volontaires des bras sont très difficiles, l'avant-bras, les mains et les doigts ne peuvent être étendus et fléchis qu'avec la plus grande peine. Atrophie des extenseurs plus marquée à gauche qu'à droite.

Examen de la contractilité électrique : contractilité faradique abolie dans presque tous les groupes musculaires des extrémités inférieures ; de très forts courants peuvent seuls déterminer des traces de contraction dans les muscles dé la cuisse droite ; il en est de même pour les extrémités supérieures.

L’excitation du radial et du median ne détermine pas de contraction ; seule l'excitation du cubital par des courants très forts entre le condyle interne et l’olécrane amène de faibles contractions et des mouvements de supination.

Malheureusement, pas d'examen de la contractilité galvanique. Sécrétion de la salive considérable. Muqueuse buccale enflée.-Le malade est très incommodé par la salive qui tombe dans'son gosier ; il se plaint:de ne pouvoir respirer.

Parole difficile, mais claire pas scandée.

Temp. 89 8 un soir — normale le lendemain.

Pouls fréquent, 156 le soir — En moyenne, 120 à 130 pulsations.

A partir du 4 octobre commence l'amélioration. Les douleurs en ceinture sont moins vives ; il n'y a plus d’hypersécrétion salivaire.

D'abord, le malade recouvre l'usage de ses doigts et de ses bras. Le 9 octobre retour à la normale de la contractilité faradique.

Plus lente fut l'amélioration des muscles des extrémités inférieures et du tronc. Le 10, il peut remuer un peu les genoux dans le lit. Le 20 octobre quelques mouvements dans les articulations de la hanche et du genou sont possibles ainsi que la fléxion et l’extension du pied ; mouvements limités d’abduction et d’adduction ; à la fin du mois, le malade fit les premières tentatives pour se tenir debout. Marche incertaine et mal assurée.

Au milieu de novembre, il peut marcher dans la chambre. Contractilité faradique revenue — Les réflexes rotuliens font encore défaut. M... envoyé en convalescence. |

OBSERVATION XLIX — Pneumonie avec paralysie spinale aiguë (BET- TELHEIM, in. Wien. Med. Bl. 1888, S. 65) (1).

Femme de 58 ans, amenée à l’hôpital le 16 août.

Prise subitement le 11 août à la suite d’uneañffection mal définie qui la retint au lit pendant dix jours,mais qui.était guérie depuis une semaine, d’une impossibilité complète de la marche et de troubles de la miction.

Etat Le 16 août. Malade immobile au lit. Se plaint de souffrir dans la colonne vertébrale. Visage pâle, muqueuses décolorées, langue chargée. Rien à la face ni aux membres supérieurs.

T. 37. 28 respirations à la minute.

A l’auscultation, on entend un murmure vésiculaire très affaibli aux bases. Douleurs spontanées etprovoquées par la pression de la quatrième à la sixième vertèbre dorsale.

Les membres inférieurs sont paralysés. Sensibilité conservée mais la malade a de la peine à localiserles attouchements. Disparition des réflexes.

T. 38. 5. Respiration soufflante aux deux bases. Crachats rouillés.

Mort le 21 août.

Aulopsie. — Dans le lobe inférieur gauche, exsudat purulent distendant les alvéoles. Dans le droit, foyerslobulaires de pneumonie purulente.

La consistance de la moëlle est diminuée de la quatrième à la sixième vertébre dorsale. Examen microscopique négatif.

(4) Cette observation nous parait se rapporter à une myélite compliquant une pneumonie. Ge n’est pas à proprement parler un cas de paralysie de la convalescence.

OBSBRVATION L. — Un cas de paraplégie pneumonique. Sroïceseu. Sulérosa in placien formà frustà. Spitalul 1888, p. 24.

Jeune homme de 95 ans atteint de pneumonie double très grave; hyperthermie, température oscillant entre 40° et 410. Pendant la convalescence, on Constata que le malade était atteint d’une paraplégie qui le força à garder le lit pendant plus de trois mois. Tous les muscles des membres inférieurs étaient très notablement atrophiés.

Après quelques mois, la marche redevint possible, tout en étant très difficile. 11 marchait comme un ataxique, levant les jambes et les laissantretomber en frappant le sol du bout du pied f1).

OBSERVATION LI— Pneumonie droite Paralysie incomplète des quatre extrémités. Guérison en un mois. (Kibar Ein Fall von mèningitis spinalis chronica ascendens nach crouposer pneumonie. Jn Dissert GRÆIF- SWALD 1889. (Résumée.)

E. G. 23 ans. Bonne santé antérieurement, entre à l'hopital dans le service de M. Mosler le 14 avril 1889. La veille, frisson, mal de tête, toux, point de côté à gauche. À son entrée, T. 40; à la base du poumon droit souffle et râles crépitants. l

Cœur sain. Albuminurie légère.

Diagnostic Pneumonie de la base droite.

17 avril. — Chute de la température qui tombe à 370. Le 20 crise définitive, sueurs abondantes, sensation de bien-être. Disparition progressive des signes physiques.

4er Mai. — Depuis trois jours environ le malade a remarqué qu'il avait un affaiblissement des jambes précédé pendant quelques jours d’engourdissement et de fourmillements. Pas de trouble de Ia parole qui est seulement un peu lente. La sensibilité à la douleur est un peu diminuée à droite et à gauche, dans le pied et dans la jambe. Sensibilité au contact normale. Légère hyperesthésie.

Les réflexes rotuliens et le réflexe du tendon d'Achille sont supprimés! Parésie des extrémités inférieures.

La motilité et la force musculaire des extrémilés supérieures sont

notablement amoïndries.

Légère sensibilité à la pression et à la percussion le long de la colonne vertébrale.

A la jambe, la contracilité galvanique des muscles et des nerfs est trés affaiblie; au bras, elle est seulement un peu diminuée.

(1) L'auteur attribue cette paralysie à une sclérose en plaques à forme fruste déterminée par la pneumonle.

Miction normale. Un peu de constipation:

. Il y a en plus une parésie du facial gauche. La contractilité galvanique di nerf facial est très diminuée, mais pas abolie. Diminution très notable aussi de la contractilité galvanique.

Parésie du front, des joues et de l’orbiculaire.

Il n’y a pas de paralysie de la langue.

Diminution de l’ouie à gauche. Pas de douleur dans l'oreille ce - côté.

La luette est déviée à gauche.

Impossibilité d’abaisser la paupière gauche.

9 mai. — Le malade peut à peine serrer la main. — Légère hypéres-

thésie. — Battements du cœur faibles, mais réguliers.

6 mai. — La parésie faciale a disparu, mais il y a de l’incontinence des: matières. É

On applique aux jambes un courant galvanique faible.

Pied bot équin.

17 mai — Les garde-robes sont devenues normales. Les mouvements des jambes sont plus libres, mais il y a toujours de l’hypéresthésie. La force musculaire est entièrement revenue dans les bras. «

Les réflexes sont toujours abolis au niveau des extrémités inférieures.

28 mai. — Le malade peut marcher mais il se fatigue très vite. Il ne reste plus de paralysie. À OBSERVATION LIL. — Ein. Fall,von akuter multipler Neuritis im Geleil

einer crouposen pneumonie. — Tod am 9 Krankheïtstag. OpPPEx-

HEIM. Char. Annalen, 1889. S. 405. =.

À. M... cocher, entre le 4er sepembre.

Pas d'antécéd. hérédit. Depuis 9 ans prend chaque jour environ 12 verres de bière et 5 verres de rhum. Depuis quelques années, pituites matinales assez fréquentes.

Il y à quatre jours, pris subitement de vomissements, de courbature, de point de côté. Douleurs très vives dans les jambes l'empêchant de marcher et de se tenir debout. Les douleurs s’exagèrent par une pression légère sur les masses musculaires. Pas d’incontinence d'urine ni des matières.

Examen.— Ho. Grande dyspnée. Le malade se plaint de souffrir dans les jambes et dans le côté droit de la poitrine.

40 R. par minute. À droite matité commençant à la 3me côte ; dans le 0e espace intercostal, on a le bruit de pot fêlé. La matité est à son maximum sur la ligne axillaire. En ce point, respiration soufflante et râles crépitants. À gauche, rien.

Pouls 132, petit, faible et discontinu. Toux fréquente ; pas d'expectoration.

Extrémités inférieures inertes, pas d’atrophie. Réflexes rotuliens (même en employant le procédé de Jendrassik) abolis. Pas d'œdème.

Douleur à la pression des muscles postérieurs, du nert péronier et du tibial postérieur très marquée. De même, la palpation du musele quadriceps et du nerf crural est douloureuse.

Mouvements actifs possibles dans la hanche; possibles aussi, mais affaiblis dans les articulations du genou. Paralysie des extenseurs presque complète. De même la flexion du pied est très difficile.

Pas de troubles de la sensibilité, sauf une hypéresthésie très marquée aux pieds.

Rien aux autres appareils ni aux membres supérieurs.

Facial et hypoglosse intacts. Rien aux yeux.

Eæpl. électrique : Diminution de la contractilité dans le domaine du péronier et du tibial postérieur. Pas de réaction de dégénérescence bien nette. 4

4 septembre. — Respiration haletante. Pouls 150. Mort.

Aulopsie.— Cerveau.— Consistance normale. Substance corticale parait un peu plus rouge. Pas de foyer de ramollissement.

Moelle.— Les cornes postérieures paraissent un peu moins blanches:

Muscles de la jambe droite et du bras, de la plante du pied intacts.

.Pouinons.—- À gauche: foyer de tuberculose caséeuse ancienne (bacilles). A droite : Hépatisation du lobe supérieur et de la moitié du lobe moyen. Hypérhémie et œdème dans le reste des poumons. Myocardite parenchymateuse. Hyperplasie de la rate. Néphrite parenchymateuse et interstitielle. ;

Examen microscopique. — La moëlle est normale. : w

Troncs nerveux (crural, péroniers) traités par la liqueur de muller et l'acide osmique, coupés ou dissociés, ne révèlent aucune anomalie ni du parenchyme, ni du tissu interstitiel. Pas d'hémorragies.

Dans les filets musculaires : rien, sauf peut-être un peu d’atrophie d’un rameau du tibial postérieur; là, dégénération &’un grand nombre de tubes nerveux.

En somme, autopsie négative au point de vue du système nerveux.

Les muscles (quadriceps, pectiné, tibiaux antérieurs) ne présentent qu'une légère prolifération des noyaux du sarcolemne.

Début le 20 par un fort malaise, vomissements, point de côté, insomnie complète,

OBSERVATION Lt. — Névrite périphérique conséculive à une pneu monie infectieuse The Medic. chronicle. 1890, xrrr, p. 265, Manchester par D. J. Leecx. M. D.F.RC.

Ed. Sh. reçu le 22 février 4890, pour une pneumonie de la basé droite.

A son entrée, les vomissements persistent, douleur dans le côté irradiant vers l’ombilic, s’exagérant par la toux. La température atteignait 890 2 et le soir 390 8. Signes très nets de pneumonie de labase droite. R. 80, pouls 104 ; rien au cœur ; pas d’albumine.

Le malade n’a jamais fait d’excès de boissons. Pas d’antécédents à signaler, mais on apprit que sa femme était morte récemment d'une pneumonie et que deux de ses cousins étaient atteints de la même ma ladie.

Pendant les cinq jours qui suivirent son admission, la température du soir oscilla de 890 8, à 3902, celle du matin de 860 4, à 390 4; pas de délire. Localement, matité jusqu’à l’épine de l’omoplate du côté droit; dans toute cette zône, et souffle tubaire ; à la base du poumom gauche quelques râles de bronchite.

Crise dans la nuit du 25 au 95 et le 28 février le malade était en convalescence d’une pneumonie d'intensité moyenne.

Le matin du 5 mars, j'appris que la veille au soir il avait glissé en voulant quitter son lit et n'avait pu se tenir sur ses jambes, et que de plus il s était plaint d’engourdissement des mains etdes pieds.

Le 8 mars l'état est le suivant. pas de contracture ni de tremblement ; les mouvements d'opposition du pouce sont conservés, mais la main serre faiblement. Diminution notable de la force dans les deux jambes, la gauche étant plus faible que la droite ; le malade ne peut se tenir debout et quand il est couché, il ne.peut fléchir la cuisse gauche sur le tronc, ni faire les mouvements d’adduction, de la jambe. Les muscles du mollet sont flasques mais non atrophiés. La flexion de la jambe sur la cuisse se faitfacilement, mais l'extension est lente et difficile.

A droite, l’'adduction et la flexion de la cuisse sont mieux conservées ; pour le reste l’état est le même que du côté gauche.

Le malade peut s'asseoir avec peine sur son lit ; les mouvements musculaires paraissent aflaiblis. Rien dans les muscles de l'œil nide la langue.

Réflexes rotuliens absents des deux côtés — Réflexe plantaire normal.

Il n'y a pas de trouble net de la sensibilité ; elle est plutôt un peu obtuse, mais elle n'est abolie nulle part ; crampes dans les doigts avec légers fourmillements.

Les pupilles réagissent bien ; le fond de l'œil est normal.

Une semaine plus tard, les symptômes sont peu modifiés, mais la force musculaire continue à décroitre.

Le 11 mars, léger nystagmus. On remarque que quand l'œil regarde en bas, la paupière supérieure ne suit pas le globe oculaire et laisse plus de sclérotique découverte qu'à l'état normal, mais au bout d'un instant elle descend brusquement et recouvre la sclérotique. On observe de la douleur à la pression des muscles du bras.

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Diminution de la force des muscles abdominaux. ‘

Le malade ne peut-plus fléchir la première phalange du pouce sur la seconde et ne peut se lever seul sur son lit.

Rien à signaler du côté de la vessie ni du rectum.

Pas d'incoordination motrice ni de perte du sens musculaire.

Examen de la contractilité électrique :

Courant raradique. Le tibial antérieur, le long extenseur des doigts les péroniers latéraux, le biceps, les jumeaux se contractent bien des deux côtés.

Courant galvanique Gauche droit.

Tibial antérieur, éléments 25 29 30 35 Extenseur des doigts, — 35 < -30 25 . 3Ù Péroniers latéraux, — 30 3) 25 35 Droits antérieurs, — 30 30 30 40 :

Gastrocnémiens — 30 40 29 35 4

Le 44 mars. — Légère amélioration. Les mouvements d’adduction et d'abduction de la cuisse se font mieux. /

Moins d'engourdissement dans les doigts : le malade peut ramasser une èpingle. Depuis la crise, la température a toujours été un peu supérieure à la normale, le pouls oscillait entre 104 et 120, et les signes physiques de le pneumonie persistaient ; le poumon demeurait mat depuis l'épine de l’omoplate jusqu'à la base, on y entendait de la respiration soufflante et des râles crépitants. — Toux fréquente.

Peu à peu, la force augmente dans les deux jambes, l’engourdissement des doigts diminue, la douleur à la pression des mollets et des bras disparait.

2% mars. — La flexion du pied est possible.

Le ? avril, le malade peut se tenir debout. — Pendant tout ce temps, persistance des signes physiques de la pneumonie.

48 avril. — La marche est devenue possible. — Absence du réflexe rotulien ; diminution encore marquée de la force musculaire des jambes. Il ne persiste aucun trouble de la sensibilité.

Mais on constate toujours de la matité et du râle crépitant à la base gauche.

Aprés un court passage dans le service de chirurgie où il fût opéré d’une hernie étranglée, le malade quitte l'hôpital à la fin de juin entièrement guéri.

OBSERVATION LIV.— Paralysie des extrémités inférieures dans le cours d'une pneumonie. — Mort. — STrEPHAN. Des paralysies pneumontques. R. M. 1889 p. 61.)

Enfant de deux ans, pris le 21 mai 1888 de convulsions généralisées; —

quelques heures après, perte de connaissance. Râles crépitants à la partie postérieure du thorax surtout à droite, diminution du murmure vésiculaire. |

Toux fréquente. Quelques vomissements. La perte de connaissance | persiste. Dans la nuit du 23 au 24 mai, cri céphalique, grincement de dents. Contracture de la jambe à droite et du bras à gauche. Température oscille entre 39 et 400.

Même état jusqu’au 27 mai. Nouvelles convulsions. Ptosis et mydriase de l'œil droit. Paralysie flasque des extrémités, surtout des jambes. Mouvements convulsifs dans les muscles de la face à gauche. L’enfant ne prend plus d'aliments. Déglutition embarrassée. Mort dans le coma.

OBSERVATION LY. --- Paralisia membrelor inférioare consécutivà Pneumoniei de d. N. Barpescu. Spitalul 1890, p. 398.

X..., âgé de 40 ans, pris le 2janvier 1888 de pneumonie avec frisson intense, aspect typhoïde, température se maintenant plusieurs jours au dessus de 40. Agitation. Tendance aux convulsions. Application d'un vésicatoire.

Dans la même maison, un cas de pneumonie au même moment.

Du 12 au 16 janvierlatempérature redevient normale. Les symptômes locaux disparaissent presque avec le début de la convalescence.

Insomnie. Céphalaloie frontale intense. Bien que toutes les fonctions se assent bien, le malade est triste et abattu.

Dans la nuit du 45 janvier, miction involontaire durant le sommeil.

Le 16 janvier, légères douleurs dans les membres ;nférieurs ; fourmillements qui ne durent pas. En 12 heures, la paraplegie des membres inférieurs est constituée. Seul, le malade ne peut faire un pas. Soutenu il avance à peine; la jambe est lancée en dehors et décrit un arc de cercle

L'état des réflexes n’a pu être constaté.

Sensibilité (contact, douleur, température) normale, Emission d'urine involontaire. Constipation. Température normale. Encore de la céphalaloie frontale.

Trailement:toniques, amers, courants électriques et frictions excitantes le long des membres. 4

Après 10 séances d'électricité durant dix minutes (courants constants de 7 éléments), l’impotence musculaire disparait peu à peu ; le 28 janvier l'enfant peut marcher dans la chambre.

On continue encore le traitement pendant.dix jours au bout desquels l'enfant était absolument bien; il lui était seulement impossible de faire une longue course,

L'examen des antécédents pathologiques fit savoir que l'enfant avai eu à l’âge de 5 ans une angine diphtérique à la suite de laquelle il garda pendant 4 semaines une paralysie du voile du palais.

Depuis, plus jamais d'autre angine, soit seule, soit accompagnée de paralysie. ;

[L'auteur faitremarquer cette tendance de l'enfant à faire des maladies microbiennes compliquées de paralysies].

OBSERVATION LVI. — Paraplégie consécutive à une pneumonie. MAssA- LONGO. Théorie infectieuse de la neumonie. Arch. gén. de med. 1885. obs. x11.

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