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SIÈGE DES FASSIONS

Action que le Corps et l'Ame ont l'un sur l'autre.

Quel est le siège des passions? Notre tâche devient ici fort délicate , nous nous trouvons au milieu d'opinions diamétralement opposées les unes aux autres. Les animistes veulent que l'ame soit le siège unique de nos passions , les matérialistes veulent que ce soient les organes. Gall et ses sectateurs, disent que chacune d'elles habite une partie déterminée du cerveau; d'autres, parmi lesquels Virey, prétendent qu'elles existent toutes dans le grand sympathique. Chacun de ces systèmes a le tort d'être exclusif et de poser ainsi à la vérité d'infranchissables limites. Pour être dans le vrai , il faut considérer la nature de l'homme et l'étudier tel qu'il est. Il n'est pas seulement un être organique, pas plus qu'il n'est un être intelligent pur. Il est composé d'une ame et d'un corps qui ont l'un sur l'autre une influence très grande , et qui, dans l'état de dépendance où Dieu les a placés, ne peuvent produire aucun acte qui n'émane plus ou moins de leur double concours. Le moindre changement des organes re-

lentit dans lame et la modifie, et la pensée à son tour ne peut exister, sans que le corps n'en reçoive l'influence. 11 n<' Faut pas essayer de séparer systématiquement ce que Dieu a si intimement uni. La nature n'obéirait point ainsi à nos divi sions , et les faits ne se soumettraient point à nos hypothèses 11 nous semble que tous ceux qui ont prétendu localiser les liassions humaines ont commis une grave erreur. Les passionne peuvent pas exister dans la partie matérielle , parce que la matière ne pense pas et ne sent pas. L'ame toute seule est le siège de ces phénomènes moraux qui s'accomplissent en nous , bien qu'elle ne les éprouve la plupart du temps, nous en convenons , qu'à l'occasion de certaines actions physiques qui les déterminent. C'est dans le corps qu'existe donc le stimulus des passions, et c'est lui qui dispose l'ame à les sentir. La chair est le foyer ardent d'où s'élèvent sans cesse les flammes qui viennent embraser l'esprit. Les sens sont les séducteurs de l'intelligence; continuellement occupés à solliciter d'elle les satisfactions qui les llattent, ils la poussent à leur accorder ce • qu'ils désirent, et bientôt ils réagissent sur elle en lui transmettant d'enivrantes émotions. Cette source de nos passions les contient presque toutes, on pourrait les y suivre jusqu'à leur plus intime origine. Ainsi les organes de la génération stimulent sans cesse l'économie tout entière , et sont le point de départ de la passion de l'amour. L'estomac a des excitations fréquentes qui agissent aussi sur l'esprit. Maintenant, que ce soit tantôt au cerveau, tantôt au grand sympathique, que retentissent les actions et les excitations matérielles, pour de là être transmises à l'être pensant, c'est ce que nous ne pouvons pas nier, mais ces centres nerveux ne sont que les conducteurs de l'action physique, qui n'est point la passion, mais seulement sa cause et son excitant. Tous les organes de l'économie, tous les points de sa surface, tous les iilets nerveux qui s'épandent en elle, si nombreux et si prodigieusement déliés, ont le pouvoir d'agir sur le corps et sur l'ame. Partout où la sensation trouve une porte pour entrer

en nous, partout il y a une puissance qui peut produire les passions. C'est dans l'ame qu'elles résident ; et c'est dans l'organisme que réside seulement le stimulus qui les éveille ou les fait naître.

Les passions existent dans la faculté de l'esprit qu'on nomme l'imagination; c'est elle qui reçoit l'impression des objets extérieurs; c'est en elle que vient retentir tout ce qui agite les organes. C'est pour ainsi dire la région inférieure de l'ame, l'écho de tous les bruits matériels. C'est d'elle que s'élèvent tous ces troubles qni viennent comme des nuages obscurcir les clartés de la raison et la lucidité de ses jugements. C'est entre ces deux facultés de l'ame humaine, qu'a lieu la lutte incessante de la chair et de l'esprit.

De tout temps, les philosophes , les physiologistes surtout , ont cherché à comprendre , pour expliquer les passions , comment l'action organique pouvait impressionner l'intelligence ; comment il se pouvait qu'une modification matérielle vint susciter la pensée. Jusqu'à présent, tous leurs efforts ont été vains , et nous ne pensons pas que l'avenir déchire le voile qui couvre ce mystère. Tant d'antipathies existent entre l'esprit et le corps; leurs propriétés et leur essence sont si opposées , que l'on ne peut concevoir entre eux que haine et profond éloignement. Pas un point de ressemblance ne les unit, et pourtant ils agissent l'un sur l'autre ; c'est dans ce contact qu'est le mystère, c'est là que vient se briser notre orgueil , et qu'en dépit de nos prétentions , nous sommes forcés de mettre à nu notre ignorance. Ceux qui demandent qu'on leur explique les rapports de l'ame et du corps , qui comptent qu'un jour le scalpel de quelque anatomiste leur apprendra cette union, sont dans une profonde erreur. Ce n'est point la convenance des éléments constitutifs de ces deux parties de nous-mêmes, mais bien la volonté divine, qui opère incessamment cette réciprocité d'action du physique sur le moral et du moral sur le physique. L'anatomiste ne franchit pas la matière, sa science s'arrête aux limites de l'organisme ou bien

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elle va se perdre dans les minutieux détails qu'il présente. Le plus habile anatomistc n'en sait pas plus sur le sujet qui nous occupe que celui qui ignore la structure du corps humain ; et quand, par malheur, il n'est pas doué d'an sens droit, il s'égare dans de vains systèmes enfantés par l'orgueil de son savoir et par l'habitude qu'il a de tout rapporter à la matière.

Le psycologiste, cet anatomistc delà pensée, qui connaît toutes les facultés de l'ame, est de son côté tout aussi impuissant, quand il veut descendre de l'esprit à l'organisation, et saisir le lien qui les unit. Il rencontre, lui aussi, l'abîme effrayant du mystère, et s'il ne veut se perdre dans d'insignifiantes théories , il est obligé d'admettre l'incessante intervention de la divinité pour expliquer l'union de ces deux éléments de l'être humain.

Que l'anatomiste, qui suit l'action du rayon lumineux jusqu'à la rétine, au nerf optique ou au cerveau, nous dise donc ce qu'il peut y avoir de commun entre cette action matérielle, et l'impression que reçoit l'ame? Demandons au psycologiste, quel rapport il y a entre la volonté pure, le commandement que fait la pensée, et le mouvement qu'exécute le corps? L'un et l'autre auront peut-être l'orgueil de répondre, mais leur explication franchira d'un bond , sans l'effleurer, la difficulté qu'ils chercheront à vaincre.

Tout dans la nature, tout dans l'intimité de notre être, est rempli des secrets de Dieu. Dans toutes nos sciences, il est des mystères sans nombre , que nous cachons avec des hypothèses , misérable vêtement dont nous couvrons la faiblesse et les plaies de notre intelligence. Ce que nous savons sur le sujet qui nous occupe, c'est que l'esprit agit sur le corps, et le corps sur l'esprit; que certaines conditions dans l'un amènent certains effets dans l'autre. Presque toujours notre science se borne à constater des faits qu'elle n'expliquera jamais. Libre à nous, cependant, de chercher si parmi toutes les obscurités qui nous environnent , nous ne pourrons pas trouver quelques rayons de lumière. San> aventurer notre

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intelligence dans de vains et stériles systèmes étudions les laits que nous sentons exister en nous-mêmes et les vérités dont Dieu veut bien nous donner l'évidence.

La considération des facultés primordiales de l'esprit ha main, avait porté les philosophes de l'antiquité, notamment les Pythagoriciens, à admettre en lui deux parties bien dis tinctes. L'une, calme et tranquille, régnait en souveraine au cerveau, planant au dessus des tempêtes de l'organisme, et des choses matérielles. C'était la raison , l'entendement , cudian. Cette partie de l'ame noble et élevée, n'était point souillée par les passions basses, et les convoitises des sens. En elle, ne venaient point retentir les bruits inférieurs, et son empire pouvait, quand elle le voulait, refréner les écarts de l'autre partie brute et sauvage. Cette dernière que Platon compare au coursier farouche qui mord ses freins, et qui s'élance indompté dans la carrière , habitait les régions inférieures. C'était elle qui recevait le choc des passions brutales et basses, qui éprouvait l'amour grossier des sens, et se vautrait dans la fange de la terre. Ces philosophes nous représentent cette partie de l'ame tourmentée par les passions animales, tantôt énervée par les délices et les jouissances, tantôt abattue par la douleur et les souffrances physiques. Cette division trop absolue peut-être, repose sur de hautes vérités; saint Paul, saint Augustin, et la plupart des pères de l'Église, ont admis la nature raisonnable , et la nature irraisonnable. Mais l'esprit de système ne s'est pas contenté de cette division; et quelques uns des auciens philosophes ont admis trois âmes : la raison nable au cerveau; l'animale ou concupiscible dans le foie; la vitale ou irascible au cœur.

Kichat crut distinguer en nous deux vies, l'une organique , 1 autre animale. C'est ainsi qu'un génie supérieur, put s'éga-

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rcr sous l'influence dos préoccupations anatomiques, au point de matérialiser à peu près F homme tout entier.

La secte Stoïque , d'après son maître Zenon, ne voulut voir dans tes passions qu'un résultat des préjugés et de l'opinion. Suivant elle, les biens et les maux n'ont rien de réel et si l'homme ne viciait pas sa nature, par les écarts de son imagination, il serait inaccessible au plaisir et à la douleur. C'est donc de l'opinion fausse qu'on se fait des biens et des maux, que naissent les quatre perturbations qui engendrent toutes nos passions. Le désir et la joie à l'égard des biens; la tristesse et la crainte à l'égard des maux, sont les sources d'où découlent nos penchants, nos vertus et nos vices. Cette division fut longtemps adoptée, les poètes même, lui donnèrent la sanction prestigieuse de leur talent :

Hinc metuunt, cupiuut que dolent que, gaudent que.

Virg.

Gaudeat, an doleat, cupiat, metuat ve, quid ad rem?

Hor.

Epicure enseigna qu'il n'y avait que trois passions principales -. la joie , la douleur, le désir.

Aristote d'abord, et d'après lui l'école Péripatéticienne du moyen-âge, admirent la génération suivante des passions •. 1" Amour et haine. 2° Désir et aversion. 5° Espérance et désespoir. 4° Crainte et audace. 5° Colère. 6° Joie et tristesse. En tout onze passions, que saint Thomas sépare ainsi dans sa somme théologique : six pour la faculté concupiscible : l'amour, la haine, le désir, l'aversion, la joie, la douleur; cinq pour la faculté irascible : l'espérance, le désespoir, la crainte, l'audace et la colère. Telles étaient dans ce système les passions mères, dont on faisait dériver toutes les autres. La Chambre, dan> ses caractères des passions, suit les mêmes divisions que saint Thomas.

Descartes, n'admet que six passions primitives : l'admira-

tion , l'amour, la haine, le désir, la joie et la tristesse : toutes les autres en sont composées.

Les Phrénologistes reconnaissent autant de passions qu'ils comptent de facultés cérébrales ; mais ils ne sont d'accord entre eux ni sur leur nombre, ni sur leur siège.

M. Alibcrt, l'ingénieux auteur de la physiologie des passions, reconnaît comme source de nos affections morales , quatre penchants innés, qui sont, dit-il , les lois pi imordiales de l'économie animale :

-1° L'instinct de conservation;

2" L'instinct d'imitation;

5° L'instinct de relation ;

4° L'instinct de reproduction.

Dans un ouvrage récent et remarquable, intitulé : La Médecine des Passion*, M. Descuret les rapporte toutes à trois classes de besoins; 4° à des besoins animaux; 2° à des besoins sociaux ; 5° à des besoins intellectuels. Ce sont trois souches principales desquelles elles s'élancent comme des tiges.

Il ne nous parait pas qu'on puisse faire une bonne division des passions en les classant sous les trois chefs que nous venons d'indiquer. L'homme n'a peut-être pas une seule passion qui ne corresponde qu'aux besoins de l'ordre moral, ou de l'ordre animal, par exemple. Presque toutes sont mixtes et ne peuvent, par conséquent, être considérées comme se rapportant à une seule classe de besoins, à une seule des trois divisions que nous énonçons. Appuyons ce que nous avançons par un exemple : l'amour qu'un sexe éprouve pour l'autre, est rangé par certains moralistes, dans la catégorie des passions animales ; cependant, il provient tout autant du moral que du physique. 11 est vrai que le stimulus particulier, qu'exercent les organes génitaux sur l'économie, est pour beaucoup dans ce sentiment, mais l'amour n'est pas seulement cette pente brutale qui nous porte à satisfaire un besoin matériel; c'est en même temps une disposition particulière de notre cœur, qui attache ses sympathies, ses affec

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tions, à une personne plutôt qu'à une autre, il est aussi impossible de le ranger dans les passions animales que dans les passions morales. C'est un produit du double concours du cœur et de l'organisme; il faut l'étudier dans l'ensemble de ses caractères, sous peine de ne le voir que d'un côté et d'une manière imparfaite.

Dans tous ces systèmes plus ou moins rationnels, plus ou moins ingénieux, appuyés d'autorités imposantes, ou étayés de l'opinion toute seule de leurs auteurs; nous ne croyons pas qu'on ait rencontré la vérité. Partout nous en voyons des lambeaux; nulle part nous ne la trouvons tout entière. D'où vient cela ? C'est que la plupart de ceux qui ont parlé de ces choses, ont considéré les passions en exercice, et n'ont point remonté jusqu'à leur source intime et cachée. Avec saint Augustin, notre grand Bossuet, le père Senaut, de l'Oratoire, nous pensons que l'amour est la source d'où elles découlent, et qu'il n'en est pas une qui ne provienne de cette faculté qu'on pourrait ajuste titre appeler l'essence de l'ame tout entière.

L'ame humaine, en sa qualité d'être intelligent, aime le bonheur et tend vers lui de toute son énergie. Tous ses actes, quels qu'ils soient, ne sont que des manifestations de cet amour qui la préoccupe sans cesse , et qui tantôt la met à la poursuite d'un bien, tantôt lui fait fuir un mal. Primitivement, elle n'était faite que pour aimer, car elle ne connaissait pas la douleur qui est le mal dont parle l'Écriture. Depuis la chute, elle a ouvert son cœur à la haine, parce qu'elle a conçu , éprouvé la douleur : mais la haine qui parait être l'opposé de l'amour, n'est pourtant que l'amour fuyant ou repoussant un mal qu'il redoute. L'homme ne connaît le mal que par le bien; jamais il ne désire changer de position, de façon d'être, qu'en songeant à un état meilleur pour lui. A le bien prendre , tous les mouvements qui nous agitent , ne sont que des amours déguisés : nos désirs et nos espérances , nos craintes et nos joies, ne sont que des formes diverses de cette faculté essentielle et primordiale de nos âmes. « L'amour, dit le père

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» Sénaut, est comme la mer qui prend des noms différents » dans les diverses contrées qu'elle baigne de ses flots. » Les pa> ens , regardaient comme des divinités particulières chacune des perfections de Dieu ; les philosophes ont fait ainsi à l'égard de l'amour; ils ont jugé que chacune des formes qu'il affecte , était une passion indépendante, au lieu de le regarder comme la source de tous les mouvements de l'ame.

Quand l'amour aspire à la possession d„'un bien , il se nomme désir; quand il le possède, il se nomme joie ou plaisir; quand il fuit un mal , il se nomme haine, aversion ; quand il le redoute comme pouvant en être atteint, il se nomme crainte. Si malgré ses efforts, il est obligé de le souffrir, il se nomme tristesse ou douleur. Il en est de même de toutes les autres passions ; qu'elles soient simples ou mixtes, toujours on trouve qu'elles proviennent de l'amour, qu'elle n'ont pas d'origine ailleurs que dans cette faculté essentielle de l'être intelligent. Ainsi, que l'amour s'approche du bien, par le désir; qu'il se désespère dans sa perte; qu'il s'éloigne du mal par la crainte ; qu'il s'attriste en ressentant la douleur; il est toujours le môme, quant à son unité d'essence et d'existence.

Peut-être pourrait-on insister sur une objection que nous avons déjà indiquée. La haine, dira-ton, est le contraire de l'amour, car elle produit des effets qui sont diamétralement opposés aux siens. L'amour est" plein de générosité, il pardonne et fait du bien même à ceux qui l'offensent. La haine rancuneuse , cruelle, avide de vengeance, ne saurait exister en même temps que l'amour, tant elle lui est antipathique par sa nature, par ses tendances, et par ses actes. Cette objection spécieuse, peut-être, ne saurait tenir devant un examen sérieux. Comme nous l'avons déjà dit . la haine n'est que la répulsion qu'a l'amour pour le mal. Si dans certains cas. l'amour pardonne, c'est qu'il croit le pouvoir, et qu'il a un intérêt quelconque à le faire. Quand, au contraire, il garde su haine et se venge; c'est qu'il regarde un mal comme toujours présent et nuisible à son bien-être, et qu'il croit devoir le

repousser incessamment , ou munie l'anéantir. Il n'y a point là contradiction essentielle d'effets . mais seulement des eifets différents. Tout mouvement nous éloigne d'un objet et nous approche d'un autre. Il est des substances que la chaleur li quéfie , et d'autres qu'elle rend plus dures et plus compactes A un certain degré . elle réchauffe nos membres, donne à tout notre corps un bien-être indicible ; plus intense, elle nous (ail souffrir, nous brûle, et peut même nous occasionner la mort. Il n'est peut-être pas une cause dans la nature qui n'ait aiuii des effets apparemment opposés.

I/amour est donc, suivant nous, la source unique de nos passions. Cependant nous ne sommes pas de l'avis de ceux qui veulent que dans un traité des passions, on ne s'occupe que de lui , en faisant seulement ressortir quelles sont ses formes diverses. Il faut admettre des passions en grand nombre, et Ses examiner séparément. Il ne suffît pas d'avoir montré leur base originaire ; chacune d'elles a des caractères assez tranchés, assez distinctifs, pour mériter une description particulière.

Ce sera toujours la faculté d'aimer que nous étudierons , mais sous des noms différents, et appliquée successivement aux jouissances du goût, à la famille, à l'individu lui-même, aux autres hommes . aux lieux, aux institutions. Nous létudierons ensuite dans sa versatilité , dans ses tendances; en dernier lieu , dans ses répulsions.

FACULTÉ D'AIMER

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