‹ Des Pensées de Pascal (volume 3)Chapitre 27 sur 37 · MADAME PÉRIER · texte numérisé non relu

MADAME PÉRIER

(Ce billet Doas vient -des papiers de la famille de M. Heoquetd*Orval, d*AbbevilIe, descendant de M. Hecquet, célèbre médecin janséniste du xyii* siècle. Il n^est ni signé ni daté. Mais comme il y est question des assemblées qui se tinrent pour la signature do formulaire, on peut le placer vers Tannée 1660 ou 1661.)

Au dos de la lelire r A mademoiselle ', mademotoelle P6rier, à Clermont ( en Aufergne. )

Ma CHiRE SEUR (sic) y

tf Je ne crois pas que ce soit tout de bon que tu sois faschée; car sy tu ne l'es que de ce que nous t'avons oubliée, tu ne dois point l'estre du tout. Je ne te dis point de nouvelles, parce que les générales le sont trop et les particulières le doivent tousiours estre. J'en aurois beaucoup à te dire qui se passent dans un entier secret ', mais je tiens inutile de te les mander; tout ce que je te prie est de mesler les actions de grâce aux prières que

' On ne donnait alors le nom de Madame aux femmes mariées que lorsqu'elles étaient d'une condition élevée.

* « M. Pascal entend icy cequi setraitoit à Paris dans les assemblées qui s'y tenoient sur la signature du formulaire. Voir le supplément au nécrologe de Port-Royal^ p. 460. » — (Note ancienne écrite en marge de la lettre par un membre de la fomille de M. Heoquetd Orval.)

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tu fais pour moy, et que je te prie de multiplier en ce temps. J'ay moy-mesme avec Vaide de Dieu porté ta lettre , affin qlie l'on la fît tenir à madame de Maubuisson. Ils m'ont donné un petit livre où j'ay trouvé cette sentance escritte à la main^ Je ne sçais sy elle est dans le petit livre des sentances, mais elle est belle. On me presse tellement que je ne puis plus rien dire. Ne manque pas à tes. jeudis. Adieu, ma chère. »

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