‹ Des pensées de PascalChapitre 60 sur 125 · AVANT-PROPOS. XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XI

dont une seule j usqu'ici était connue, plusieurs lettres nouvelles de Pascal et diverses pièces inédites ou de Pascal ou sur Pascal que m'ont fournies des manuscrits de la bibliothèque du Roi.

Mais, dira-t-on^ tout cela n'est en réalité qu'un recueil de variantes. J'en conviens très-volontiers ; je ne me crois pas assez grand seigneur pour dédaigner la tâche modeste de restituer le vrai texte de Pascal. Dans ma jeunesse j'ai passé bien des nuits sur des variantes de Platon, et maintenant j'irais encore chercher bien loin des leçons authentiques du Misanthrope^ de Poljeucte ou A^AtJialie. Quand la bonne langue s'en va, est-il donc sans utiUté de recueillir pieusement les vestiges effacés de l'un des plus beaux monuments du grand langage du XVII* siècle ? Je ne m'en défends pas : j'ai de la passion pour cette admirable langue que jadis l'Académie a contribué à fonder et qu'aujourd'hui plus que jamais peut-être elle a le droit et le devoir de défendre, soit contre des innovations opposées au génie national , soit contre des retours artificiels et maniérés à la langue naïve et informe du

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