HISTORIQUE
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Si l’adénome prostatique ou, pour être plus précis, l’hypertrophie des petites glandes périuréthrales intrasphinctériennes est une affection courante de la soixantaine et certaines complications mécaniques, infectieuses, dégénératives relativement fréquentes, la péricystitite est fort heureusement rare. Néanmoins son étude présente un certain intérêt du fait que plusieurs cas de mort lui sont imputables, et que l’on peut remédier dans certaines limites à ces accidents fatals par les progrès de la technique opératoire et les moyens prophylactiques employés. ,
C'est à l’école française que revient la paternité et le mérite d’avoir publié de nombreux travaux sur les suppurations -juxtavésicales. Les faits les plus anciennement connus appartiennent à Fabrice de Hilden-Chanel-Littré, de la Motte, Douce, Bricheteau. Mais c’est Bernutz qui, le premier, fit une description détaillée de la maladie qui porte son nom, et qui n’est autre qu’une forme de péricystite; celui-ci distingue entre les inflammations abdominales et celles du fascia propria de la partie antérieure de l’abdomen. En 1856, Retzius poursuit son étude anatomique et donne son nom à l’espace prévésical désormais appelé espace de Retzius. Puis Hyrel en Allemagne, Constantin en France font une série d’études très intéressantes continuées par Weuzel, Grüber, Heurtaux, Pauzat, Leusser, qui distinguent l’espace prévésical de l’espace en arrière des droits. Puis surviennent les trayaux de Guyon et de son école (Albarran). Costaneda y Campos, Gérardin en font le sujet de leur thèse. Jean décrit les péricystites chroniques. Guyon et Hallé établissent la
grande division : origine urinaire et non urinaire, puis viennent Boreilly, Tillaux, Charpy, Waldeyer, Neumann, English, Pasteau, Debanis, Bazy, Imbert, Rochet et Picqué, la monographie d’Houtell et l’étude de Hoch. Pousson, Desnos, Minet, Legueu, Watson et Cunningham reprennent les idées de Guyon. D’après Legueu il y a trois sortes de phlegmons : phlegmon des espaces rétro-musculaires, phlegmon de l’espace prévésical et phlegmon de l’espace prépéritonéal. | Les thèses de Mawig, 1881, de Villiers, 1885, Cristol, 1887, les travaux de Pucale, Para, Tuffier, Balph, Martin sont très documentés sur la question, de même que les travaux de Pierre Delbet, Paul Delbet, Waldeyer, Cuneo et Aversenq.
L'étude de la propagation par voie lymphatique est faite par Watson, Mercier, Hoggan, Albarran, Lendorf, Cuneo et Marcille Robbes, d’Arguello, Cervantes et le Trailé des lymphaliques de Rouvière, 1935.
Puis Legueu et Lieutaud étudient les phlegmons diffus périvésicaux. English décrit les péricystites idiopathiques. Marion insiste sur l’origine post-opératoire fréquente des péricystites. En Allemagne Rudolf-Lesbold, Lohnsam, Laumers, Housell, Ibork, Watel et Balies. En Angleterre, Stephen Pajet, Prescot, Herwett, Arey, Power, : Michels, Newmann. En Amérique : Puller, Harris, Young, Caulls, Chute, Wasson, Herman, Morrisson, Greenberg, Culner et Baher, Goldstein et Abeshouse. En Italie, Nicolieh, Gasbarriori, Criscenzi. Enfin, les traités de Desnos et Minet et le Trailé d’urologie du professeur Marion très récents forment une synthèse de nos connaissances sur la question à ce jour. *