V. Photismes de jours et de mois
Abstraction faite des individus dont les photismes de jours ne sont que des photismes de mots, leur nuance n'étant que celle des lettres du nom, il s'est trouvé dans l'enquête Claparède 75 personnes dont les deux tiers ont des couleurspour certains jours et un tiers pour tous les jours de la semaine. Le tableau VIII donne la répartition de ces 339 photismes d'après la méthode suivie pour les voyelles. On y voit que la fréquence inductrice des jours ne varie guère (du mardi qui induit une couleur chez 44 sujets, au dimanche chez 51), et que Pordre de fréquence des nuances induites (rouge, incolore, blanc, jaune, gris, bleu, noir, vert, brun, violet,) est en gros le même que chez les voyelles, sauf pour le gris, qui est moins rare, et l'incolore qui saute de l'avantdernier rang au second : beaucoup de gens en effet trouvent que tel jour est sombre, clair, lumineux, etc., sans lui assigner de nuance proprement dite.
Quant aux différents jours, le dimanche se fait remarquer
^ Ces exemples rentreraient dans le « type concret » de M. Ribot. {Enquête sur les idées générales, Rev. phil. t. XXXII, p. 379.)
par sa clarté habituelle ; il est très rarement moyen, et jamais foncé, à une seule exception près. Il est assez souvent rouge, quelquefois bleu, et adopte de préférence le blanc (dans près de la moitié d.es cas). Cette abondance des dimanches blancs résulte peut-être en partie de Tassonance de ces deux termes ; je crois pourtant que cette association verbale, de même que les raisons possibles tirées de Tordre du vêtement, ne jouent qu'un rôle auxiliaire, et que la vraie cause de la blancheur et plus généralement de la clarté du dimanche se