RUE JACOB
Digitiz^by^ïhe Internét7\rchive
in 2011 with funding from
Open Knowledge Gommons and Harvard Médical School
http://www.archive.org/details/desplaiesdelatOOchas
Les plaies de tête constituent l'une des grandes sections de la chirurgie. Elles comprennent les lésions traumatiques des téguments du crâne , celles du crâne lui-même et enfin celles des organes renfermés dans l'intérieur de cette cavité osseuse. C'est particulièrement de ces deux dernières classes de lésions que je m'occuperai dans ce travail. Je n'ai point eu pour objet de traiter d'une manière complète un sujet aussi vaste. Rapprocher un certain nombre défaits, les classer autant qu'il m'a été possible d'après leur caractère le plus saillant , déduire de ces faits des conséquences propres à faire ressortir quelques vérités depuis long -temps acquises, et quelques unes sur lesquelles l'attention ne s'est pas aussi généralement portée ; tel a été mon unique but.
A la lecture des observations consignées dans ce travail, on pourra se convaincre que l'un des plus grands écueils dans le diagnostic comme dans le traitement des lésions traumatiques du crâne et de l'encépbale, c'est la coexistence de lésions multiples dans les cas où une violence plus ou moins considérable a déterminé des accidents. Examinez avec soin les résultats fournis par l'anatoraie pathologique , vous serez frappé de la coïncidence fréquente de plusieurs lésions dont une seule aura été reconnue pendant la vie, tandis que d'autres qui étaient ou aussi graves ou plus graves ont complètement échappé ai) diagnostic et n'ont pu être l'objet d'un traitement par-
ticulicr. Soit pour exemple une lr;icluie du crâne avec épancliemenl sanguin au-dessous, et avec signes de compression ; le diagnostic sera , je le suppose, manifeste , la nature du traitement parfaitement indiquée ; mais clie/ le même sujet on trouvera . sans en avoir eu le moindre soupçon à l'avance, ici un épanchenient sanguin circonscrit dans riiémisphère du coté de la blessure, plus profondément une déchirure de la substance cérébrale et quelquefois dans le côté opposé du cerveau une contusion qui n'aurait manifesté ses symptômes qu'à une époque plus avancée.
Quelles que soient les différences que puissent offrir, dans leur action immédiate, les nombreux agents mécaniques des lésions du crâne et de l'encéphale , ils ont pour résultante définitive la production d'un certain nombre d'accidents qui en font toute l'importance et toute la gravité. Ces accidents , désignés sous les noms de commotion^, compression, inflammation du cerveau, doivent être l'objet d'une étude d'autant plus approfondie , que les opinions professées à leur sujet dominent les questions de détails et guident les déterminations du praticien. C'est ainsi que les indications relatives à l'emploi du trépan, au pansement des plaies de tête , à.l'incision des téguments sur les contusions et les fractures du crâne , ont constamment subi l'influence des doctrines actuellement régnantes sur la nature, les causes et la marche des accidents dont nous venons de parler.
On comprendra facilement, d'après cela, l'ctenduo que j'ni cru devoir leur consacrer dans ce travail.