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robies purs, un coccus assez gros, irrégulier, ressemblant au pneumocoque, et un petit coccus se décolotant par le Gram.
Enfin, dans son troisième cas, Rist retrouva quelques-uns des microbes qu'il avait déjà isolés dans les cas précédents, le bacillus ramosus et un streptocoque non pathogène analogue au streptocoque de la salive entre autres, il mit aussi en évidence plusieurs anaérobies qui n'avaient pas encore été vus dans le liquide putride : un petit bacille formant des éléments isolés et gardant le Gram ; un coccus perdant le Gram, probablement le staphylococcus parvulus de Veillon et Zuber. Enfin le bacillus perfringens, décrit aussi par ces derniers auteurs dans des cas d’appendicite. Ce bacille développe dans les bouillons de culture une grande quantité. devpaz/1l a/été “retrouvé, par Guillemot (1), dans une gangrène gazeuse.
Il ressort de ce long exposé de faits l'importance des microbes anaérobies comparée aux aérobies. Ces derniers existent dans tous les cas, mais ils sont en petit nombre et ils semblent être gênés dans leur évolution par les anaérobies. Les nombreuses espèces qui ont été découvertes montrent la richesse de la flore de ces liquides putrides.
Comment ces micro-organismes arrivent-ils dans la cavité pleurale? C’est encore une question à laquelle il est impossible de répondre à l'heure actuelle. On a bien retrouvé, dans la bouche, parmi les nombreux
(1) Guisreuor. — Soc. Biol., 5 novembre 1898.
OUT De
saprophytes que l’on y rencontre habituellement, quelques-unes des espèces qui ont été vues dans les épanchements putrides, mais on ne sait comment expliquer leur migration de la cavité buccale jusqu’à la plèvre. Suivent-ils la voie bronchique, puis traversent-ils le parenchyme pulmonaire sans s’y arrèter et sans le léser? Prennent-ilsla voie sanguine ou la voie lymphatique, on ne saurait conclure ?
Enfin, arrivés dans la plèvre, leur virulence s’accroit et sous l’influencede leurs actions propres et combinées (Courmont), se développe l’épancherent putride.
Comme on le voit, on ne peut distinguer quels sont les microbes qui appartiennent à la gangrène ou à la putréfaction simple. Il semble que ces deux états ne sont que deux étapes d'un même processus s'arrêtant, là au simple degré de putréfaction, ici allant jusqu'à la gangrène, suivant l'intégrité de la plèvre ou du poumon, soit encore selon l'état général du sujet. L'observation de Rendu et Rist semble prouver cette conception; en effet, la pleurésie paraissait pure au début, mais, plusieurs jours après la thoracotomie, on vit survenir une recrudescence de fièvre et un large lambeau de gangrène se détacha ; le poumon, sans doute, avait été lésé, soit pendant l'opération, soit lors des pansements.