CONCLUSIONS GÉNÉRALES
. 4° La paralysie générale et la sénilité peuvent réaliser des prédominances symptomatiques communes :
a) Ictus épileptiformes, suivis souvent de résidus hémiparétiques avec réflexe de Babinski, transitoires, rarement d'hémiplégie avec contracture (sans lésion cérébrale circonscrite et avec dégénérescence du faisceau pyramidal).
&) Troubles du langage intérieur consistant en paraphasie, jargonaphasie, sans surdité verbale.
ce) Syndrome cérébelleux; troubles de la coordination et de l'équilibre etc.
d) Signes oculaires, troubles d’articulation phonétique, de la déglutilion, rire et pleurer spasmodiques, tremblement à caractère intentionnel, etc., relevant de lésions mésocéphaliques.
e) Signes labétilormes, abolition du réflexe rotulien; paraplégies ; amyotrophie.
> Certaines de ces prédominances symptomatiques aident le diagnostic différentiel: l'abolition du réflexe rotulien est en faveur de la paralysie générale.
D'autres sont indifférentes: Ictus épileptilormes, symptômes cérébelleux.
D'autres enfin contribuent à rendre le diagnostic difficile : troubles aphasiques, symplômes mésocéphaliques. Dans ce cas, la ponction lombaire est un aide précieux et sûr: lalbumo et le cyto-diagnostic sont toujours posilils dans la paralysie générale et négalifs dans la sénilité.
3° A l’autopsie des malades ayant présenté ces prédominances symplomatiques, on ne trouve pas, le plus souvent, de lésions
macroscopiques dans les zones présumées atteintes. En particulier chez les paralyliques générales, on n'observe pas toujours une prédominance de la symphyse méningo-corticale à ce niveau. La méningite ne joue pas dans la production de ces accidents le rôle que beaucoup d'auteurs lui attribuaient jusqu'à maintenant. C’est elle cependant qui lance le processus, le fait diffuser; puis elle semble passer au second plan. Il est à souhaiter que des études sur les variations de la formule leucocylaire et de la teneur en albumine du liquide céphalorachidien viennent contrôler notre hypothèse.
4 Les lésions histologiques de la paralysie générale, en particulier au niveau des zones de localisations, sont : la méningite, l’encéphalite corticale, diffuse, prédominant au niveau des circonvolutions motrices, au niveau de T; gauche dans sa partie postérieure, etc., l’encéphalite sous-corticale prédominant au niveau de ces mêmes zones. Les lésions de la sénilité sont: l'encéphalite corticale qui procède par coins avec des intervalles de tissu sain, les formations lacunaires, l’encéphalite sous-corticale avec les mêmes caractères de prédominance : pas de méningite.
Il est logique d'admettre qu’une seule lésion : l’encéphalite sous-Corticale étant absolument semblable dans les deux affections, c’est elle que l’on doit rendre responsable des prédominances symptomatiques.
5° Il y a donc entre la paralysie générale et la sénilité des différences cliniques et anatomo-pathologiques incontestables. Mais il y a aussi des ressemblances profondes qui autorisent presque à dire que la paralysie générale est une forme méningoencéphalitique habituellement précoce de la sénilité cérébrale.
Vu, bon à imprimer : Vu : Le Douen, Le Président de la Thèse, A. PITRES.