CHAPITRE II
Quant aux affections phlegmasiques, telles que pneumonie, pleurésie, péricardite, péritonite, pour être moins redoutables que les accidents urémiques et les hémorrhagies, elles n’en sont pas moins des complications sérieuses et dangereuses. Les inflammations des poumons, des membranes séreuses sont toujours mortelles, mais elles sont beaucoup plus rares que dans la néphrite parenchymateuse.
« L'élimination plus ou moins imparfaite des produits d’excrétion rénale chez les individus atteints de néphrite interslitielle, dit M. Charcot (Traité des maladies des Reins), a pour effet d’engendrer chez eux une altération de la crase du sang, qui les expose à contracter certaines maladies inflammaloires. La bronchite, la péricardite, et ensuite la pneumonie, etl’endocardite, sont, d’après les statitisques, les inflam- | mations qui surviennent le plus habituellement chez ces sujets. »
D’après Dickinson, l'inflammation la plus fréquente serait la bronchite; elle apparaîtrait dans le tiers des cas: viendrait ensuite la péricardite qu'il a rencontrée 16 fois sur 68 cas.
La plèvre et le poumon ne s’enflammeraient que plus rarement ; le péritoine ne serait qu’exceptionnellement touché.
Ces inflammations sont plus communes dans la néphrite parenchymateuse que dans la néphryte interstitielle ; il en est deux toutefois qui s’y montrent moins souvent, ce sont la péricardite et la bronchite, ce qui tient probablement à l'hypertrophie dont le cœur est atteint.
Ces complications n’ont rien de caractéristique, et nous ne faisons que les signaler. Un autre fait particulier à la néphrite interslitielle, c’est la fréquente coexistence d’inflammations interstitielles dans d’autres organes.
Aussi, la cirrhose du foie serait observée 15 fois sur 100 d'après Grainger-Stervart; une fois sur 7 d’après Dickinson.
Les causes de mort dans la néphrite interstitielle sont nombreuses, comme on le voit. Nous nous sommes efforcéde les réunir toutes dans notre thèse inaugurale, en recherchant dans les divers recueils les observations publiées sur ce point, et nous nous sommes surtout étendu sur les accidents urémiques et hémorrhagiques, laissant de côté les accidents inflammatoires qui sont plutôt des complications de la néphite parenchymateuse.
C'est en nous appuyant sur l’ensemble des faits que nous avons étudié dans ce travail que nous nous croyons autorisé à poser les conclusions suivantes :