DEL CHR
Ce tableau montre d’abord qu’en confondant 100 gr. et 100 cent. cubes de sang, on commet une erreur qui nest pas négligeable; et M. Quinquaud, qui ne connaissait pas la densité des sangs analysés par Pelouze, n’a pu la corriger.
En second lieu, on voit que les chiffres des deux dernières colonnes, qui indiquent les volumes d'oxygène fixés par 1 gr. d’hémoglobine, présentent des oscillations assez notables. Ce résultat n’a rien d’étonnant, si l’on se rappelle les considérations générales qui ont été présentées à propos du dosage de l’oxygène en présence des matières organiques.
La moyenne de 1,44 fournie par les analyses à la pompe à mercure, est inférieure aux chiffres qui ont été obtenus par les différents auteurs.
J’ai exposé et discuté ces résultats plus haut (page 26). Je me contente de les reproduire ici afin de faciliter la comparaison. On a trouvé, pour 1 gr. d’hémoglobine, par voie absorptiométrique:
PENOD A Let. 180,41, 7210 08 osYSene:
HUINELS CALE 1°,58 —
Par épuisement à l’aide du vide, ou déplacement par l’oxyde de carbone:
HODDe SCI ee 1%,68 d'oxygène.
DyYDROMNSKILE RTE ARE RES 1856 — EÉUIDET. Lan PRE ve 1 ,74 — Quantité théorique. .........: PeO7 —
Plusieurs de ces auteurs se sont donc servis, comme moi, de la pompe à mercure. Mais ils opéraient sur des solutions d’hémoglobine pure, en présence desquelles les pertes d’oxygène sont certainement bien moindres.
D'autre part, le chiffre 1,89, moyenne des analyses à l’hydrosulfite, est au contraire plus fort que les résultats les plus élevés trouvés jusqu’à présent. Cette circonstance peut tenir à la rapidité du dosage dans le procédé de Schützenberger, mais aussi à une erreur constante et toujours de même sens, commise dans les déterminations de l’hémoglobine. Les erreurs de
En ve
dosage du fer ont dû se produire aussi souvent dans un sens que dans l’autre. Un écart constant et par excès ne s’expliquerait donc qu’en admettant que le diviseur 0,42 est trop fort pour le sang de bœuf et qu’il en est résulté des chiffres trop faibles pour l’hémoglobine, et par suite des valeurs trop élevées de la constante cherchée. Cette hypothèse paraît peu probable ; car on ne connaît pas, jusqu'ici, d’hémoglobine contenant moins de 0,42 de fer pour cent. |
Enfin les résultats que je viens de reproduire ont été obtenus en opérant sur du sang de chien, tandis que les miens se rapportent à du sang de bœuf; rien ne prouve que le pouvoir absorbant soit le même pour toutes les hémoglobines, bien que la chose semble de plus en plus probable.
La constante d'absorption calculée à l’aide des chiffres de M. Quinquaud est: 1®,92. L'accord se trouve être satisfaisant malgré l'incertitude des données qui ont servi de point de départ.
Néanmoins je n’accorde qu’une confiance limitée au chiffre 1°,89, moyenne de mes huit expériences. Les dosages de l’oxygène par l’hydrosulfite, et surtout de l’hémoglobine par le fer, comportent des causes d’erreur trop grandes, les résultats que j’ai obtenus présentent des oscillations trop considérables, enfin le nombre des déterminations est trop faible pour qu’il soit permis de considérer ce chiffre comme une valeur suffisamment exacte de la constante cherchée.
Je crois que, pour résoudre cette question, il faut opérer par voie absorptiométrique, en partant de l’équation de Hüfner (1), et en employant des solutions d’hémoglobine pure, chaque fois que la nature du sang permettra d’en obtenir en quantité suffisante.
D'une manière générale, il faut s'abstenir de transformer en poids d’hémoglobine, les résultats fournis par les dosages d’oxygène. La capacité respiratoire renseigne suffisamment sur la valeur physiologique du sang analysé, et je crois qu’il vaudrait mieux conserver les résultats sous cette forme que de les traduire d’une manière inexacte en poids d’hémoglobine, que l’on est ensuite tenté de comparer aux chiffres fournis par d’autres méthodes.
(1) Voir page 27.
RSC
$ IV. — Dosage de l’hémoglobine par le chlore.
M. Quinquaud (1) a proposé récemment une méthode de dosage de lhémoglobine par décoloration du sang, à l’aide du chlore. Voici la note qu’il a communiquée à ce sujet à la Société de Biologie :
« En ajoutant de l’eau de chlore ou des hypochlorites au liquide sanguin, celui-ci passe par les teintes noir foncé, jaune noir, jaune sale, jaune verdâtre et teinte limite gris verdâtre, qui est fort nette, lorsqu’on regarde à la lumière réfléchie.
» Pour doser l’hémoglobine totale, il suffit de connaître, une fois pour toutes, quel volume d’eau de chlore titrée décolore une quantité connue d’hémoglobine cristallisée. On pourra ensuite se servir de cette même eau de chlore pour décolorer un volume donné de sang.
» Il faut commencer par titrer l’eau de chlore à l’aide d’une solution alca- ine d’acide arsénieux, dont on prend 4 centimètres cubes :
Batidisuléésss su Mae 250 gr.
Acidé ArSémMeux vint ne en 6,187 Côrbonate dé souder 3,312
» Le point-limite est indiqué par la décoloration du sulfate d’indigo. A Paide d’un dispositif particulier, on aspire, dans une burette graduée, de Peau de chlore qui doit décolorer 1 à 2 cent. cubes de sang, on note la quantité d’eau de chlore employée, et l’on ramène, à l’aide d’une simple proportion, cette quantité à ce qu’elle aurait été, s’il avait fallu 10 centimètres pour 4 cent. cubes de la solution arsénicale.
» D’autre part, on décolore de la même manière une solution titrée d’hémoglobine cristallisée; on a ainsi la quantité d’eau de chlore qui correspond à une quantité déterminée d’hémoglobine desséchée à 100°. D’un autre côté, bien que l’analyse soit longue et pénible, nous avons dosé directement l’hémoglobine cristallisée, dans un volume donné de sang; au total des
(1) Société de Biologie, mai 1882.
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cristaux, on ajoute la quantité d’hémoglobine restée en solution dans les eaux mères, ce qui s'obtient par la méthode optique.
» Préalablement, on décolore 1 à 2 cent. cubes de ce même sang, à Paide de Peau de chlore titrée ; on peut alors déterminer l’équivalence de Veau chlorée en hémoglobine. En opérant de cette manière, on arrive à conclure que 5*,5 d’une eau chlorée titrant 10 centimètres cubes pour 4 centimètres cubes de notre solution arsénicale, décolorent 0,085 d’hémoglobine cristallisée, purifiée et desséchée à 100°. Certes, le chlore agit sur d’autres substances ; mais pour 1 cent. cube de sang décoloré par 16 ou 18 cent. cubes d’eau de chlore, l’erreur n’est guère de plus de 0%,3 à 0,5; d’ailleurs, cette différence peut être fort atténuée.
.» Munière d'opérer. — En titrant la solution arsénicale, on trouve que 4 cent. cubes exigent 11,3 d’eau chlorée pour la transformation en arséniate. D’autre part, 1 cent. cube de sang nécessite 11®,1 d’eau de chlore pour se décolorer.
» Pour savoir quelle est la quantité d’eau de chlore qu’il faudrait, si le titre était 10 au lieu de 11,3, on aura :