III. — MORPHOLOGIE DES MICROBES
La forme, les dimensions, le groupement des microbes pseudo-tuberculeux, sont des plus variables. Toussaint a vu un coccus de 0 p 1 à 0 u2?, disposé en amas irréguliers. Malassez et Vignal ont décrit la zooglée, sur laquelle nous ne reviendrons pas, et après eux d’autres auteurs ont revu le même groupement micrococcique.
Charrin et Roger décrivent un court bacille. Du Cazal et Vaillard en font de même. Legrain a vu des bâtonnets de 1m 3à1u5 prenant parfois la forme de navette. Le bacille de Preisz et Guinard a 34 de long. Celui de Dor se groupe volontiers en chaînettes, d’où son nom de « strepto-bacille. »
La morphologie de chaque microbe pris en particulier est également sujette à de nombreuses variations. Ces variations relèvent de causes diverses. Ainsi, Malassez et Vignal, et plus tard Grancher et Ledoux-Lebard, ont vu les zooglées diffuser et faire place à des microcoques disséminés par des passages successifs chez les animaux. Par des cultures à 40°, Grancher et Ledoux-Lebard ont obtenu la transformation inverse.
La nature des milieux de cultures n’est pas sans influence sur ces variations morphologiques. Manfredi et du Cazal et Vaillard ont vu leurs courts bacilles s’aligner en chaïnettes dans le bouillon. Le bacille de Charrin et Roger avait 1 p sur gélatine, et ? y sur pomme de terre. Nocard et Masselin
PROY E ont vu des coccus dans les milieux alcalins et concentrés, et des chapelets de bacilles dans les milieux pauvres et acides, Le bacille de Parietti est plus long sur pomme de terre; celui de Courmont s’allonge par les passages aux animaux. L'âge de la culture n’est pas sans importance, puisque les vieilles cultures de Grancher et Ledoux-Lebard contenaient des microcoques, et les jeunes, des zooglées de bâtonnets de 1mà2p.