‹ Des publicains et des sociétés vectigaliumChapitre 22 sur 88 · Pline, lib. XXX IV · texte numérisé non relu

Pline, lib. XXX IV

t. Pline, lib. XXX III, 7.

rari muUis modis undè prsedia societati, grand profit pour les publicains.

De nombreux passages des anciens auteurs nous montrent que le meilleur fer provenait d'Espagne; c'était de là que les Romains tiraient leurs armes i.

L'Afrique fournissait à Rome la pierre et le marbre, Les marbres de Lybie et de Numidie sont surtout cités par les écrivains de l'antiquité.

La Macédoine^ avant d'être réduite en province romaine, fournissait à ses rois, par l'exploitation dos mines, la plus grande part de leurs richesses. C'est de là que Persée lira toutes les ressources qui lui permirent de poursuivre la lutte contre les Romains 2. Après la conquête romaine, l'État romain s'appropria les mines d'or et d'argent, et exigea un tribut de ceux qui exploitaient les mines de fer et de cuivre '. L'Iliyrie fut traitée de même. Une province voisine, la Thrace, était également féconde en métaux; Philippe autrefois s'était emparé, au témoignage de Justin '', de mines d'or en Tliessalie, de mines d'argent en Thrace.

A ces provinces vint s'ajouter la Bretagne qui payait aux Romains un tribut d'or et d'argent &. Galgacus, excitant les Calédoniens au combat, leur dit : Neque enim arva nobis, aut Metalla, aut portus sunt, quibus exercendis reservcmur.

La Sardaigne fournissait aussi à Rome de l'argent. C'est ce que rappelle Sidoine Apollinaire 6 dans ce vers :

Sardinia argentum, naves Hispania defert.

i. Les plus célèbres étaient celles de Biibilin. On lit dans Martial, Lib. I, Ep. 50 : Videbis altam, Licmiane, Biibilin, Equis et armis nobilem.

2. Liv. XXXIX, G. 24 ; Vectigalia regni non fructibus tantum agrortim, portoriisque maritimis auxit, sed métallo etiam, et vêlera intermissa resolvit, et nova niultis locis instituit.

.S. T. Liv. XLV, c. 18 et 29.

i. Justin. Lib. VIII, 3.

;i. Tacit. Agric. XII. Fert Brilannia aurum et argentum et alia Metalla, pretium Victoriae.

b. !Sid. .Appoll. Carmen VIL

Il y avait de même de nombreuses salines à Rome et dans les provinces.

Les publicains exploitaient les mines et les salines appartenant à l'État, ou percevaient les droits payés par les particuliers, exploitant des propriétés privées.

III. — Il arrivait aussi que les publicains se rendaient adjudicataires des grands travaux publics. On lit dans Valère Maxime (v, vi,8) : Quum secundo punico bello exhaustum œrarium, ne Deorum quidem cultui sufficeret, Publicani uUro aditos censores hortati sunt, ut omnia sic locarent, tanquam respublica a pecunia abundaret^ seque prœstituros cuncta; nec ullum assem, nisi bello confecto petituros, polliciti su7it. — Certainement, il ne s'agit point dans ce passage des fermiers des impôts qui, loin de réclamer de l'argent à la République, devaient lui en fournir. Les publicani, dont il est ici question, ne sont autre cbose que les entrepreneurs des ouvrages publics i. C'est ce que confirme Tite-Live, qui, rapportant le même épisode 2, attribue ce sacrifice aux adjudicataires de ces travaux.

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