‹ Des publicains et des sociétés vectigaliumChapitre 24 sur 88 · Boulanger, de Vect. P. R. cap. 10 ; 1G · texte numérisé non relu

Boulanger, de Vect. P. R. cap. 10 ; 1G

chantée passage de plusieurs autres, conclut qu'ils'agit de l'administration des revenus produits par les pâturages publics. Burmann ^ rectilie celte opinion erronée, et explique le sens du passage précité. Une loi de Gaïus Gracchus, afin d'éviter que la désignation des provinces ne fût faite en vue des personnes, voulait qu'elle eût lieu avant l'élection des consuls (futuris consulibus)Ma\s quandCésar brigua le consulat, le Sénat, prévoyant et ne pouvant empêcher son élection, ne voulut pas désigner une province, où il pourrait être appelé à faire la guerre, et à s'entourer d'une armée. On craignait son ambition ; il fallait lui ôter tous les moyens de troubler l'ordre pubhc. Au lieu d'une province à gouverner, on lui donna la surveillance des forêts et des chemins publics, c'est-à-dire la mission de maintenir dans les bois et sur les routes la sécurité publique 2. Ces fonctions, qui étaient le plus souvent confiées à un questeur 3, ne comportaient en aucune façon le droit d'affermer les revenus des pâturages. Le passage de Suétone n'ébranle donc point l'opinion qui attribue aux censeurs le droit d'affermer la scriptura comme les autres vectigalia. Ce droit est affirmé d'ailleurs en diverses occasions par les auteurs anciens. Cicéron dit '*, Silvam Scantiam a censoribus locatam; et Varron, grèges otium ad puhlicanum profiteri ; ne, si quis inscriptum pecus pavisset, lege censoria commitiai ^. Toutefois il est certain que les consuls durent présider à l'affermage des vedigalia, sous les empereurs, quand on cessa de nommer des censeurs *■•; il semble même résulter

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