OBSERVATION IV
Brûlure du 3e degré. (Hôpital de la Pitié, service de M. le professeur Verneuil, salle Lisfranc, n° 17.)
Jeune fille de 18 ans, entrée pour une brûlure très étendue comprenant la face, les parties latérales des épaules et des lombes jusqu’à la ceinture, la partie antérieure de la poitrine, plus l’épigastre jusqu’à ia ceinture, les deux bras et les avant-bras.
La brûlure est du troisième degré. Eschare dermique.
Les pulvérisations continues furent instituées. Deux pulvérisateurs projetaient plusieurs fois par jour sur elle, et pendant une heure chaque fois, la
de
solution phéniquée. Puis, dans les intervalles, on la couvrait d’une tarlatane humidesimplement posée sur elle.
Les douleurs cessèrent presque immédiatement.
La fièvre, vive avant la pulvérisation {39 à 40°), tomba trois jours «près à 37 et 38. Elle put manger un peu. |
Néanmoins, la suppuration l’'emporta après vingtcinq jours de traitement.
Les pulvérisations avaient néanmoins eu limmense avantage de faire cesser les douleurs et de prolonger la vie.