XI. Cinclioiia micrantha
( Wcddell , Hist. nat. Quinq., pàg. 52, pl. XIV et XV. )
Arbre de 6 à 10 mètres de haut, a feuilles largement ovales, obovales ou arrondies, oblusiuculcs , plus ou moins allénuëes à la base, glabres en dessus, pubescentes en dessous, ayant des touffes de poils à l'aisselle des nervures; fleurs relativement petites; capsules ï'âncëoléès.
Var. a Rotundifolia, feuilles ovales arrondies.
(C. micrantlia, Ruiz et Pavon, Flor. Per. — DC, Prod., IV, 354. — C. (ordifulia, Rhode, Monog. )
Habite le Pérou, dans les bois humides et sur les berges des torrents de la province de Carabaya.
Var. p Oblongifolia, feuilles oblongues, obovales. (C. affinis, Weddell , Ann. se. nat., X, 8. )
Habite le Pérou (Carabaya et le district de Huanuco) et les vallées boliviennes de Larecaja et Caupolican.
Le C. micrantha de Pavon présente deux formes distinguées par Pôppig sous les noms de Cinchona micrantha R. P. a /loribas roseis, et C. micrantha R. P. fi floribus albis, qui ne sont que la même variété avec prédominance d'un sexe sur l'autre.
QUINQUINAS MICRANTHA.
Nous distinguerons, comme pour les précédentes espèces, les écorces roulées des écorces plates.
A. Quinquina micrantha roulé.
(Quinquina micrantha, Wedd. , Hist. nat. Quinq., pag. 53, tab. XXX, fig. 31-34. — Quinquina Huanuco roulé avec épidémie, Del. et Bouch., pag. 28, pl. V.— Quinquina de Lima gris brun, Guib,, loc. cit., 108. — Vulgo Cascarilla provinciana de Huanuco. )
M. Guibourt a décrit de la manière suivante l'écorce du C. micrantha : ce Écorces sous forme de tubes longs, bien roulés, de la grosseur d'une plume à celle du petit doigt, offrant très-souvent des rides longitudinales formées par la dessiccation. La surface extérieure est en outre médiocrement rugueuse , souvent presque privée de fissures transversales, ayant une teinte générale grise foncée, mais avec des taches noires ou blanches, et portant çà et là les mêmes lichens que les quinquinas de Loxa. Le liber est d'un jaune brunâtre foncé, et comme formé de fibres agglutinées La saveur en est amère, astringente, acidulé et aromatique; l'odeur est celle des bons quinquinas gris1.»
MM. Delondre et Bouchardat ont trouvé dans cette espèce 2 gram. de sulfate de quinine et 8 à 10 gram. de sulfate de cinchonine par kilogramme.
Examen microscopique. — L'examen microscopique fait sur l'écorce de MM. Delondre et Bouchardat, s'accorde assez bien avec celui de M. Howard sur le C. micrantha pour qu'on puisse identifier les deux écorces. Voici ces caractères : traces de suber, couche herbacée épaisse avec quelques cellules à résine, vaisseaux lali-
i Guib., loc. cit., 108.
cifères assez nombreux, fibres corticales isolées, étroitement serrées entre de nombreux rayons médullaires.
B. Quinquina micrantha plat.
(Quinquina micrantha plat, Wedilell , loc. cit. — Quinquina jaune oraivjé C(Guib., loc. cit., 139). — Ecorce du C.iiticranlh a, Guib., pag. 138. — Vulgo Cascarilla molosulo de Carabaya; Queppo cascarilla et Caxcaritla verde des Boliviens.)
Cette écorce, qui arrive mêlée au Calisaya, est ainsi décrite par M. Weddell : « D'une densité peu considérable; constituée par le liber seul ou par le liber et la tunique celluleuse. celle-ci se présentant généralement sous une forme demi-fongueuse et imparfaitement exfoliée. Face externe inégale, anfractueuse, offrant souvent des concavités ou des sillons digitaux superficiels, analogues à ceux du Quinquina Calisaya et séparés par des éminences irrégulières de texture subéreuse, beaucoup plus rarement lisse par la persistance de toute l'épaisseur de la tunique celluleuse; d'un jaune orangé clair et grisâtre. Face interne à fibres assez marquées, de la même couleur que la face externe, mais d'une nuance plus vive. Fracture transversale fibro-filandreuse dans toute son épaisseur ou plus ou moins subéreuse au dehors. Fracture longitudinale peu esquilleuse, à surface presque mate. Saveur assez fortement amère et se développant promptement, un peu piquante, à peine styptique.
» Dans les écorces un peu âgées le périderme offre une particularité remarquable: il présente très-peu d'épaisseur et semble formé par la tunique subéreuse seule ; mais entre cette couche extérieure et le derme, on trouve très-souvent une matière pulvérulente rougeâtre
qui en forme également partie et (fini résulte de la destruction de la tunique celluleuse. Il n'y a pas ici, en un mot, desquamation ou exfoliation, comme dans les autres espèces, mais bien décomposition '.»