‹ Des Récidives de l'Érythème NoueuxChapitre 18 sur 24 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

communiquée ‘par le Docteur Péhu (personnelle)

Sa.... Nicole, née le 18 février 1927.

Appartient à une famille de 6 enfants, tous bien portants. Parents en bonne santé.

Elle-même m'a jamais eu de maladies sérieuses, Seulement maladies habituelles de l’enfance.

A présenté, en Avril 1937, un érythème noueux typique, accompagné d'une fièvre forte mais passagère. Aucune complication, Exament corporel négatif. Cœur : rien à sionaler, Rien dans les urines.

Examinée l’année suivanite : 15 avril 1938, présente un étai général satisfaisant. Poids: 38.300 gr. Normale à cet

âge : 29 kgs. Taille : 147 1/2. Normale à cet âge : 133 cms. Rien idans les urines. Cœur normal. On signale cependant que les amygdales sont encore enflammées, hyperémiées. Opérée en février 1938 des amygdales qui étaient le siège

d'un écoulement purulent,

— hr —

Examen radiologique du thorax rigoureusement négatif. Aucune ombre anormale, Transparence complète des poumons.

23 Décembre 1938.— Depuis l'amygdalectoïmie, bonne sanité.

Poids 42.500 gr. Taille 151 1/2. Depuis hier, arthralgies simples, sans gonflement ni rougeur dans les genoux, des deux côtés. Amygdales encore hyperémiées. Angine lacunaire (peu accentuée) des deux côtés.

Examen corporel négatif. Rien au cœur, Urines : ni sucre, ni albumine, Examen radioscopique du thorax complètement négatif, comme précédemment. à

1% Mai 1939. — Depuis quelques jours, avec fièvre d’une moyenne intensité, apparition nette d’un érythème moueux très étendu, siégeant avec prédominance sur les membres inférieurs, d'aspect typique, plus accusé qu’en avril 1937. Cœur : rien à signaler. Quelques douleurs articulaires, sous la forme d’arthralgies. Maïs sans hydarthrose ni rougeur de la peau. Amygdales enflammées des deux côtés.

19 Mai 1939. — La poussée d’érythème noueux s’est terminée le 2 ou 3 mai. Pas de fièvre depuis 15 jours.

Aucune arthralgie, Gorge irritée. Cœur : rien à signaler. Examen radioscopique du thorax rigoureusement négatif.

En résumé, chez une fillette d'une santé bonne, sans aucun antécédent, se montre, à deux années d'iniervalle, en avril 1937 et en avril 1939, la fillette âgée de 10 ans 1/2, un érythème noueux fébrile, typique. Elle à présenté à plusieurs reprises des amygdalites ayant eonduit à faire pratiquer l’amygdalectomie ((février 1938).

Cette enfant accuse des douleurs articulaires : ce sont

plutôt des arthralgies que du rhumatisme. articulaire

franc, Rien au cœur.

L'examen corporel, l’auscultation, les examens radioscopiques dw thorax n'ont montré aucune particularité. La santé générale de cette enfant est très satisfaisante.

Cliniquement du moins, elle ne peut être soupçonnée de tubercullose. À deux-ans d'intervalle elle à été atteinte d'un érythème noueux, fébrile, caractérisé, authentique. Il est vraisemblable qu'il s’est agi d’une récidive d’un état septicémique, d'origine amygdalienne, qui s’est

traduit par un érythème noueux récidivant.

Essais d'interprétation

Pouvons-nous tirer une conclusion de tous ces cas de récidives produits dans des circonstances si di-

verses À

Si l’on en croit Keller et Moro, des facteurs prédisposamts où raciaux jouent un rôle important. Comparativement aux pays de langue latine, les pays scandinaves et l'Angleterre présentent un chiffre extraordinairement élevé qui, en. aucune manière ne peut s’expliquer par les conditions diverses de la contamination.

D’après Wallgren, une particularité constitutionnelle est remarquable par ceei : que les mêmes malades qui ont été atteints ultérieurement dans un délai moyen

de 8 à ro mois, ont présenté une pleurésie séreuse.

Sur 285 enfants observés par Wallgren atteints d'E.N., 72 d’entre eux, ultérieurement eurent une pleurite ; et pas moïns de 27 * de tous ces enfants atteints

de pleurite avaïent eu auparavant un E. N,

En ce qui concerne le rôle de la tuberculose dans la production de l'E. N., l'accord n'est pas unanime. Certains auteurs soutiennent que la tuberculose intervient dans 95 à 98 % des cas ; d’autres avancent que le rôle de la tuberculose est beaucoup moins important et que, à côté d'elle, il faut faire une place aux infections microbiennes ou parasitaires diverses, au rhumatisme,

à la syphilis. :

Ce n’est pas le lieu d'aborder cette discussion, et nous nous contenterons de rappeler brièvement ces deux opinions, évidemment différentes, sans insister

davantage.

Lorsque la tuberculose est incriminée, l'opinion gé-

nérale est que l'E. N. est considéré comme représentant.

la traduction clinique extérieure de la contamination.

C’est une manifestalion appartenant presque toujours à la période initiale de la maladie ; c’est un phé-

nomène allergique.

Si donc l'E. N. constitue une manifestation de début, il serait, du moins théoriquement, insolite que l’infection bacillaire étant réalisée, il réapparut dans l'évolution ultérieure de la maladie, que celle-ci ait une tendance évolutive ou qu'elle n'ait qu'une durée limitée, courte.

Si donc il s'agit de tuberculose, il paraît bien difficile d'admettre que le phénomène d’hypersensibilité que traduit l’érythème, se reproduise lors d’une nou-

velle apparition de cette dermatose. Il semble plus ra-

| ionnel d'admetre que c'est la traduction d’une noux | veles sensibilisation vis-à-vis de certains facteurs mi- #7 DE ou | aulres. . er

Dans Moavstion personnelle communiquée par le nn Péhu, le pharynx et le cavum ont été le siège à re, sous n | inflammation et même d'une suppuration qui

rat ESS état microbien accentué. I n'y avait pas ee de rhumatisme, F

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