ALAN
II. En 1921, Ernberg publie les recherches suivantes: dans 11 cas il injecte à des enfants ayant fait un E.N. el à une date suffisamment éloignée de l'éruption pour que l'on puisse exclure une rechute spontanée, 1/100°
de milligramme de tuberculine sous la peau.
Dans cinq cas il oblient un E.N. typique.
IL. Heim (1928), cité par Gôttohe (1933), a pu réveiller à volonté un E, N. par des injections intra-dermiques de tuberculine à 1/10.000°.
IV. Di Cio et Capdehourat (1930) cités par Golberg, observent une récidive d'E.N, après cuti-réaction, chez une femme tuberculeuse.
Que faut-il conclure de tout l’ensemble de ces faits ? Une réaction à la tuberculine peut-elle, dans certains cas, déclencher un E. N. ou une récidive d’E. N. ?
Tout d'abord, répondons à une objection qui peut être faite : La réaction à la tuberculine a été pratiquée si près de L'E.N. que la nouvelle éruption pourrait être une rechute qui se serait produite spontanément. Cela pourrait être vrai pour certains cas, pas pour la plupart d’entre eux.
On peut donc admettre que les réactions à la tuberculine peuvent faire apparaître un E. N. dans certaines conditions qui tiennent peut-être, d’une part à l’individu et, d'autre part, à l’état allergique dans lequel il se trouve (stade d'augmentation brusque de l'allergie au cours de la primo-infection).