‹ Des résultats dans les différents traitements des épithéliomas cutanés de la faceChapitre 39 sur 59 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

D... (Pierre), cantonnier, 55 ans; juillet 1933.

Petit épithélioma de la paupière inférieure droite au niveau de la commissure interne, de la taille d’un petit pois et présentant une pelile ulcération suintante.

Début remontant à 1 mois environ, au niveau d'une nodosité existant depuis longtemps, et qui devient prurigineuse et aug-

mente de volume.

Rœntgenthérapie (juillet 1933). — 2 séances de 45 minutes à 8 jours d'intervalle suivant le protocole : Tension constante, 180 KV.; filtration, 1 mm. Al: intensité, 3 mA.; distance, 28 cm. Après anesthésie de la conjonetive à la cocaïne el protection du globe oculaire par une lame de caoutchouc au plomb.

Octobre 1934 : Guérison clinique.

Mars 1935 : Guérison clinique.

Novembre 1936 : Petite cicatrice étoilée, souple; pas d’adénopathie satellite. Guérison clinique persistante.

Intérêt de l’obse’vation : Cancer cutané incipiens de la paupière inférieure. Guérison clinique persistante 3 ans après le traite-

ment rœntgenthérapique.

OBseRvarTION XXII.

Q... Marius), gendarme, 50 ans; avril 1932.

Epithélioma végétant de la région temporale gauche, de la taille d'un gros pois, présentant une ulcération superficielle depuis

quelques mois. à

Anis

Début remontant à plusieurs années par une nodosilé qui grossit très: lentement,

Rœntgenthérapie (avril 1932). — 2 séances de 45 minutes à

2 jours d'intervalle, suivant le protocole : Tension constante, 200 KV.; filtration, 1 mm. Al; intensité, 4 mA.: distance, 28 cm. Novembre 1936 : Petite cicatrice blanchâtre, déprimée, de la grandeur d'une pièce de 50 centimes. Guérison clinique parfaite. Intérêt : Guérison clinique persistante d’un épithélioma basocellulaire, végétant, plus de # ans après le traitement ræntgenthérapique.

OBsERvATION XXIIT.

G... (Berthe), cultivatrice, 59 ans; janvier 1933.

Ulcération de la partie inférigure de la région temporale droite, de la grandeur d’une pièce de 10 francs, s'étendant en hauteur de la partie inférieure du tragus sur lequel elle empiète, à une ligne horizontale passant par le bord supérieur du pavillon de l'oreille. Les bords sont irréguliers, durs et comme ourlés. Le fond est bourgeonnant et sanieux. Pas d’adénopathie clinique correspondante. Forme clinique « ulcus rodens » (fig. 12).

Début remontant à 10 ans environ par une petite nodosité apparue au niveau du tragus.

La biopsie affirme la nature baso-cellulaire.

Rœntgenthérapie (janvier 1933). — % séances de 30 minutes, une tous les jours suivant le protocole : Tension constante, 200 KkV.: filtration, 4 mm. Cu + 1 mm. Al; intensité, 4 mA.; distance, 30 cm.

Septembre 1933 : Cicatrisation parfaite de la région traitée par rœntgenthérapie, mais présence d’une nouvelle tumeur de la région temporale gauche, tendant à envahir la queue du soureil et la portion externe de la paupière supérieure; mobile sur les plans profonds, absence d’adénopathie (fig. 13). La biopsie indique la nature baso-cellulaire.

Rœntgenthérapie (septembre 1933). — 6 séances de 30 minutes, une tous les jours, suivant le protocole : Tension constante,

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200 KV; filtration, 1 mm. Cu + 1 mm. Al: intensité, 4 mA.: distance, 30 em. Champ lempo-palpébral gauche, après protection de l’œil au plomb.

Novembre 1936 : Guérison clinique.

Intérêt de l'observation : Guérison clinique persistante depuis 3 ans au moins de deux uleus rodens moyennement étendus (pièce de 10 franes) traité par la radiothérapie.

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