‹ Des Résultats de l’Urétérographie Après Section Accidentelle de l’Urètre au Cours d’Interventions GynecologiquesChapitre 13 sur 32 · PA UNE · texte numérisé non relu

PA UNE

térorraphie. Aussi nous étonnons-nous de la voir figurer en ces termes dans une statistique. (H. Marion, Thèse, Paris, 1929.)

« Obs. 44. — Urétérorraphie pratiquée en 1905 par M. Chifoliau. Deux mois plus tard, une séparation d’urines montre un fonctionnement analogue des deux reins.

« La malade est revue le 24 février 1914 pour des douleurs gastriques. Comme il n’y a pas eu de troubles urinaires pendant 8 ans et que l’état général est bon, M. Chifoliau conclut à la guérison. »

Et ce cas est rangé avec 43 autres dans les « observations dénuées de toute valeur » pour insuffisance de documentation!!!!

Obervation n° 2, inédite (M. Chifoliau).

M"° D. 41 ans, est opérée le 4 juillet 1931 par notre maître Chifoliau, pour salpingite bilatérale. Au toucher, on sentait une masse volumineuse dans le cul-de-sac de Douglas.

Salpingite bi-latérale avec épaississement considérable du péritoine du cul-de-sac postérieur. On enlève ce péritoine. Hystérectomie totale. A gauche, la masse annexielle, très déplacée en dedans et en arrière, a entraîné les vaisseaux utéroovariens et l’uretère. En sectionnant ce que l’on croit être le pédicule ovarien, on constate que l’uretère a été coupé.

Suture bout à bout de l’uretère sur une sonde urétérale.

Drainage vaginal sous le péritoine pelvien.

Drainage abdominal et sonde vésicale à demeure.

On constate une fistule urétéro-vaginale huit jours après l'intervention.

Dès la troisième semaine, la malade est confiée au docteur Jean Tissot, assistant du Professeur Heitz-Boyer, qui trouve une vessie normale. À gauche, à 3 centimètres environ audessus du méat urétéral, on butte avec une sonde en sifflet, mais une sonde n° 10, à bout olivaire, passe et est laissée à demeure 48 heures. Elle est remplacée par une autre sonde n° 12 qui est laissée quelques jours et qui permet de tarir rapidement la fistule vaginale. Des dilatations de l’uretère sont entreprises très régulièrement tous les 8, puis 15 jours. La malade, entre temps, est sortie de l’hôpital le 15 août.

À partir du 15 octobre 1931, la malade, qui habite Chantilly, ne vient à l’hôpital que tous les 15 jours et on passe facilement une sonde urétérale n° 18 qui évacue chaque fois

BENIN, = (Obs m2, Mec Urétérorraphie, le 4 juillet 1931. Urographie rétrograde, le 11 décembre 1931.

G. Deberque — Paris.

une petite rétention pyélique d’urines claires de 5 à 7 cc. environ.

Un cathétérisme bilatéral pratiqué le 11 décembre 1931, dans le service du professeur Heitz-Boyer, par le docteur Jean Tissot, donne les renseignements suivants :

Vessie normale, orifices urétéraux normaux. Une sonde n° 12 passe facilement et sans ressaut des deux côtés; pas de rétention pyélique.

L'examen de l’urine recueillie en quatre périodes de une demi-heure chacune donne les résultats suivants :

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