‹ Des rétinites secondaires ou symptomatiquesChapitre 42 sur 49 · OBSERVATION XXXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIV

Atrophie choroïdienne ; pigmentation rétinienne datant de l'enfance.

Coudou (Marie) âgée de 24- ans, bien constituée, est atteinte d'une cécité complète, datmt de l'enfance. Née de parents bien portants, non atteints de syphilis, d'un mariage non consanguin. Pas de sourdsmuets dans sa famille. Mère morte à 47 ans d'une maladie indéterminée. Le père a une très-bonne vue ; ni frère ni sœur. Menstruation à 15 ans et demi; toujours bien réglée.

La malede ne distingue pas le jour de la nuit,

3 mars. Examen ophthalmoscopique par MM. Cruveilhier et Galezowski. Opacité centrale, capsulaire postérieure, ce qui, selon M. Galezowski, existe dans toutes les rétinites tigrées. Pas d'atrophie de la papille qui est rouge. Atrophie choroïdienne. Pigmentation rétinienne. Les taches de pigment paraissant petites, irrégulièrement distribuées, ressemblant à des ostéoplastes, arrivent jusqu'à la papille. L'opacité de la capsule paraît pluB prononcée à gauche qu'à droite.

Nous avons vu nous-même cette malade à la Salpètrière, et nous pensons que la pigmentation rétinienne est due ici, comme dans nos autres observations, à une choroïdo-rétinite survenue peu après la naissance. Malheureusement nous manquons de renseignements à cet égard, et la malade ne peut nous en fournir. Pour émettre cette opinion, nous nous fondons sur l'opacité postérieure du cristallin qui survient toujours après une inflammation de la choroïde, d'où la lentille tire sa nutrition. Cette malade ne présentait non plus aucune anomalie congénitale.

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