‹ Des Romains, Lettres Persanes et Temple de GnideChapitre 114 sur 263 · livre qui u^esrîaîtque pour apprendre le chemin du^H£îS^'lâL · texte numérisé non relu

livre qui u^esrîaîtque pour apprendre le chemin du^H£îS^'lâL

J'ai OUI raconter du roi des ciiosesqui tiennent du prodige, et je ne doute pas que tu ne"uafances a les croire.

On dit que , pendant qu'il faisait la euerre à ses voisins , qui ^ S étaient touslîgu^contre lui, il avait dans son jûyaume un iL,^j^ nombre innombrable d'ennemis invisiblesr qui l'entouraient ; / on ajoute qu'il les a cherchés pendant plus de trente ans , et que, malgré les soins infatigables de certains -^^is qui ont sa conflance , il n'en a pu trouver un seul. Ils vivent avec lui : ils sont à sa cour, dans sa capitale, dans ses troupes, dans ses tribunaux; et cependant on dit qu'il aura le chagrin de mourir sans les avoir trouvés. On dirait qu'ils existent en général , et qu'ils ne sont plus rien en particulier : c'est un corps ; mais jffeTîînRs membres. Sans doute que le ciel veut punir c* prince de n'avoir pas été assez modéré envers les ennemis qu'il a vaincus, puisqinffui en donne d'invisiblesTerdonuegënie et le destin sont atMfë^l^du sira.

Je continuerai à t'écrire , et je t'apprendrai des choses bien éloignées du caractère et du génie persan. C'est bien la même térre^i nous porte tous deux ; mais les hommes du pays où je vis, et ceux du pays où tu es , sont des hommes bien différents.

De Paris , le 4 de la lune de Rebiab 2 , I7I2. •

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