‹ Des Romains, Lettres Persanes et Temple de GnideChapitre 221 sur 263 · CXLVII. LE GRAND EUNUQUE A USBEK · texte numérisé non relu

CXLVII. LE GRAND EUNUQUE A USBEK

^ A Paris.

(^Les choses sont venues a un état qui ne se peut plus soutenir : tes femmes se sont imaginé que ton départ leur laissait nnjLimpiinitp entière-, il se passe ici des choses horribles : je tremble moi-même au cruel récit que je vais te faire.

Zélis, allant il y a quelques jours à la mosquée, laissa tomber son voile , et parut presque à visage découvert devant tout le peuple.

J'ai tcou/é ^chi couchée avec une de ses esclaves , chose si défepkie par lés lois du sérail. ] "

rai surpris , par lé plus grand/hasard du monde, une lettre que je t'envoie : je n'ai jamais pu découvrir à qui elle était adressée.

Hier au soir, un jeune garçon fut trouvé dans le jardin du sérail, et il se sauva par-deslïis les murailles., ^ ,

Ajoute a cela ce qui n est pas parvenu a ma connaissance f çar sûrement tu es,tEaliL .T'attends tes ordres; et, jusqu'à l'heureux moment que je les recevrai , je vais être dans une situation mortelle. Mais , si tu ne mets toutes ces femmes à ma discrétion , je nelEe répon^s^'liécun'e^dfelésr et j'aurai tous les jours des nouvelles aussi tristes à te mander.

Du sérail d'Ispahan, le i*"^ de la lune de Rhégeb, 1717-

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