‹ Des sacrementsChapitre 22 sur 113 · VISITE DE L'ÉVÊQUE · texte numérisé non relu

VISITE DE L'ÉVÊQUE

Le curé devra, longtemps avant le passage de l'évêque dans sa paroisse :

1. — S'appliquer à faire comprendre aux parents qu'ils sont obligés d'envoyer leurs enfants au catéchisme préparatoire à la

Confirmation, et aux enfants, la nature de ce sacrement et l'obligation de le recevoir ;

2. — Il invitera ceux de ses paroissiens qui malheureusement n'auraient pas encore été confirmés à se présenter sans se laisser arrêter par le respect humain. Quelquefois des personnes désireuses de le recevoir dans leur jeune âge, en ont été empêchées par des difficultés réelles ;

3. — Il avertira les fidèles qu'ils peuvent tous, à l'occasion de cette visite gagner une indulgence plénière, aux conditions ordinaires de recevoir les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie et de prier aux intentions du souverain Pontife.

4. — La réception solennelle de l'évêque à la porte de l'église peut se faire soit à son arrivée, la veille au soir du jour fixé pour la Confirmation, soit le matin de ce jour, immédiatement avant la grand'messe.

5. — L'évêque se revêtira au presbytère du rochet, de l'amict, de l'aube, du cordon, de la croix pectorale, de l'étole et de la chape blanche. Il prendra aussi la mitre et la crosse.

6. — C'est là que le curé, revêtu du surplis et de la chape, accompagné du clergé, viendra chercher l'évêque.

7. — Il présentera un crucifix à baiser à l'évêque agenouillé sur un coussin à la porte du presbytère, puis tous se rendront à l'église. On chante le Magnificat ou le Benedictus.

8. — Arrivé à la porte de l'église, l'évêque asperge d'eau bénite le curé, le clergé et le peuple ; puis il bénit l'encens et le curé l'encense de trois coups

9. — On entre alors dans l'église ~ au chant de YEcce sacerdos magnus, (première antienne des vêpres du commun d'un confesseur pontife).

10. — Arrivé au pied de l'autel, l'évêque se met à genoux sur le prie-Dieu ; le curé se place au bas des degrés de l'autel, du

côté de l'épître ; il chante les versets et les oraisons qui suivent, le chœur répondant aux versets :

W. Protector noster, aspice, Deus.

1$. Et respice in faciem Christi tui.

y. Salvum fac servum tuum.

1$. Deus meus, sperantem in Te.

$". Mitte ei, Domine, auxilium de sancto. 1$. Et de Sion tuere eum.

$. Nihil proficiat inimicus in eo.

1$. Et filius iniquitatis non apponat nocere ei.

y. Domine exaudi orationem meam.

1$. Et clamor meus ad te veniat.

jll. Dominus vobiscum.

1$. Et cum Spiritu tuo.

Oremus. Deus, humilium visitator, qui eos paterna dilectione consolaris, prsetende societati nostrse gratiam tuam, ut per eos in quibus habitas, tuum in nobis sentiamus adventum. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

11. — L'oraison achevée, on chante au chœur l'antienne du Magnificat des secondes vêpres du patron de l'église avec le verset correspondant.

12. — L'évêque monte alors à l'autel, le baise au milieu, va du côté de l'épître et chante l'oraison de la fête du patron.

13. — Il revient au milieu de l'autel qu'il baise de nouveau et il donne la bénédiction solennelle.

14. — Si cette réception se fait la veille du jour fixé pour la confirmation, on donne alors la bénédiction du Très-Saint- Sacrement.

Les curés doivent inscrire la liste de leurs confirmés, celle des parrains et des marraines, sur un registre spécial et donner copie de ces listes à l'évêque.

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