MINISTRE DU SACREMENT DE L'EUCHARISTIE
Seul un prêtre validement ordonné peut consacrer le pain et le vin à la messe.
Le ministre ordinaire de distribution du sacrement de l'Eucharistie, est le seul prêtre légitimement ordonné.
Le diacre peut, dans un cas de nécessité grave, par délégation, ou dans un cas de nécessité extrême, sans délégation, en devenir le ministre extraordinaire.
Le prêtre se communie lui-même dans l'acte du saint Sacrifice. En cas de maladie, et l'absence de tout prêtre ou diacre, il peut encore le faire pour satisfaire sa dévotion. Il faut en dire autant du diacre en danger de mort.
Les évêques et les curés pasteurs des âmes ont seuls le droit et la charge d'administrer l'Eucharistie à tous ceux qui la demandent légitimement. Les autres prêtres ne le peuvent qu'autant qu'ils y sont autorisés, par les ayant-droits. Or, ils sont censés autorisés, même en temps pascal, par le fait même qu'on leur permet de célébrer à l'autel où l'on distribue la sainte communion.
Les laïques et même les frères qui ne portent pas l'habit ecclésiastique communient à la balustrade ou sur le pavé au bas de l'autel, tandis que les clercs reçoivent la communion avant tous les autres sur les degrés de l'autel.
L'esprit de l'Église est que les fidèles communient autant que possible à la messe, après la communion du prêtre. S'ils ont cependant une raison, un motif raisonnable de demander
à communier avant ou après la messe, il ne faut pas leur refuser la communion.
Il est défendu de communier la nuit. Le prêtre ne pourrait pas, sans un induit spécial, communier les fidèles présents à une adoration nocturne.
D'après le Rituel, le prêtre qui donne la communion après la messe doit prendre l'étole et la bourse de la couleur du jour ; mais la Sacrée Congrégation laisse la liberté de prendre la couleur blanche, comme étant celle qui convient absolument au Saint-Sacrement. Il doit y avoir deux cierges allumés.
L'antienne 0 Sacrum, suivie des versets Panem de cœlo, etc., Domine exaudi, etc., et de l'oraison Deus qui nobis, etc., remplacée durant le temps pascal par l'oraison Spiritum ?wbis, etc., se récite non en montant à l'autel, mais lorsque le ciboire est déjà refermé et couvert de son pavillon, pendant l'ablution des doigts ; après quoi le prêtre repose le ciboire dans le tabernacle qu'il ferme après la génuflexion. Cela fait, il donne la bénédiction, en disant super vos, quand bien même il n'y aurait qu'un seul communiant. Cette bénédiction ne s'omet pas quand bien même on donnerait la communion à un autel où le Saint-Sacrement serait exposé ; mais on doit l'omettre quand la communion est donnée avant ou après une messe Requiem.
Si le prêtre n'a pas de servant, il récite le Confiteor en omettant les paroles et tibi Pater.
On administre l'Eucharistie dans les églises paroissiales, dans les chapelles publiques et même dans les chapelles domestiques, s'il y a une permission spéciale. Le curé doit voir à ce qu'il y ait des hosties consacrées dans le ciboire, et elles doivent être renouvelées tous les huit jours. Cependant conformément aux décisions de plusieurs conciles provinciaux agréées par le Saint-Siège, l'usage a prévalu d'étendre ce délai à quinze jours, si l'humidité du tabernacle n'exige pas un renouvellement plus fréquent. En tout cas, à chaque renouvellement, le ciboire doit être purifié entièrement.
Le prêtre doit diviser des hosties au moment de la communion pour ne pas laisser les fidèles sans ce sacrement.