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Linges d'autel

L'autel doit être recouvert de trois nappes de lin ou de chanvre et celle de dessus doit être tombante de chaque côté ; les deux autres peuvent être plus courtes et même il suffirait que la seconde nappe soit pliée en deux. Cette coutume est justifiée par un motif de prudence ; car si le précieux Sang venait à se répandre, il serait plus facile de le recueillir sur ces linges que sur la pierre ou le bois de l'autel ; et aussi par le symbolisme liturgique qui veut rappeler le triple linceuil dont la tradition fait mention pour la sépulture du Sauveur. Il faut que ces nappes soient bénites.

Si l'on doit poser des candélabres sur l'autel, il est prudent de recouvrir la nappe de quelque linge en toile blanche de forme bien convenable, qui ne craigne pas les taches de cire tombant souvent sur l'autel. La propreté des linges sacrés dépend beaucoup des précautions que l'on prend pour les tenir toujours dignes de leur sainte destination.

On serait honteux de recevoir un hôte à une table malpropre ; il faudrait rougir de faire descendre le Très-Haut sur un autel qui excitât le dégoût : Si Pater ego sum, ubi est honor meus ? Et si Dominus ego sum, ubi est timor meus ? (Malac, i, 6).

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